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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:35

S’il est vrai, chers Lecteurs, « qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », ne pensez pas que cela implique forcément l’inverse, le contraire, ou la réciproque je ne sais quel terme choisir.

La gloire peut, j’en suis sûre, arriver un plus tard sur le chemin.

Comme dirait un des artistes de Benda Bilili, tant que la fin n’est pas arrivée, un homme n’est jamais fini. Tu ne sais jamais ce que la vie va te donner dans 5 minutes. Y a pas d’heure pour le bonheur, ni pour  la gloire.

Puisque de gloire il est ici question, une fois n’est pas coutume (chacun sait que la Gazette a une ligne éditoriale plutôt modeste d’ordinaire).

Eh oui, Lecteurs mélomanes, c’était, il y a quelques jours, le PREMIER CONCERT des Jack’s !!! Notre super hyper méga trop cool groupe du collège !

  logo1

Pour ceux qui ne seraient pas complètement au courant, les Jack’s, c’est : J.P. « Wood », chanteur et guitariste ; Bruno, guitare électrique ; Choubi-la-grosse-caisse, batteur ET bassiste (celui qui nous invente nos intros etc.) ; notre Grande Chef à tous, bassiste-bis ; Geneviève, clavier ou batterie, et, avec juste un tambourin et sa voix dans le micro, votre Gazetière !

Agents du collège, profs du collège ou chef du collège, nous voilà avec comme autre point commun, l’amour du rock and roll ! 3 gars, 3 filles : la parité, des répètes le samedi matin (de temps en temps !), chacun amène un ou deux morceaux qu’il adore et les autres s’en emparent. Objectif n°1 : se faire plaisir, s’amuser, célébrer la musique. Objectif n°2 : faire un tabac à la Fête des talents au mois de mai !!!


repet2

(une répète dans l'instrumentarium!)

 

S’est trouvée une occasion de faire un mini-concert à la fête d’anniversaire de notre bassiste, tenant lieu de première partie avant un groupe de métalleux, les Pom’grungy. On l’a fait, ce fut donc un baptême du feu (ça fait peur, le public, hein !) et on est bien contents de ce qu’on a produit, tiens !

 

concert 5

Notre programme fut bref, certes, mais BOOOON ! What’sup, Love is all (l’hymne  des Call-Du-Geor); Smoke on the water, Because the night (devinez qui l’a proposé?), la Fille du Père Noël et…Gloria, de Van Morrison.

 

concert 6

Ben oui, GLORIA, la gloire je vous dis ! Incontournable !

 

NDLR : pour les Lecteurs qui voudraient entendre un morceau du fameux Gloria, enregistré par une groupie avec son portable, faite une demande à la Gazette qui se fera un plaisir de vous offrir le fichier mp4!

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 08:57

[Avertissement : Philou, ceci est un article-fleuve!]

 

Comme toujours, entre réalité du terrain et illusions technocrates, ça fait maaaaaaaal......

 

D'un côté, il y a la vraie vie. La vraie vie dans un établissement scolaire. Par exemple, au hasard, un collège. Et pour ne pas jouer aux marges ni forcer le trait, je prends un collège loin de la ZEP, un collège cool, sans difficulté majeure, un collège où tout va aussi bien qu'on peut raisonnablement l'espérer. Je ne le nommerai pas ;-)

Dans ce collège, foi de Gazetière, voici quelques attitudes d'élèves couramment observées (95 % de nos têtes blondes?):

- arrivée dans la cour - cris, chahut, invasion des toilettes en bande, consultation hystérique des panneaux d'affichage des profs absents : parfois, bingo ! Grande joie : des cours en moins, une évaluation reportée, des devoirs non-faits qui passeront inaperçus... Vous connaissez, Lecteurs chéris, on a tous vécu ça.

- en classe, on corrige les devoirs maison : j'ai pas mon cahier (mon livre, ma trousse...), j'ai oublié mon devoir à la maison, j'étais en panne d'ordi, ma mémé est morte, y a eu un incendie, j'ai rien compris alors j'ai pas pu faire, je me sens pas bien... 8h54 : les tables sont vides, tout est emballé, le sac bouclé, ça peut sonner...

- au CDI : URGENCE absolue ! Exposé ou devoir à faire pour....dans une heure. Donné il y a 4 semaines. Style, pour des 6e ou des 3e, la présentation du héros Jason (attente du prof : son père, sa mère, son aventure en 3 lignes...) ou "Martin Luther King" (sa vie, son oeuvre, 15 lignes et ce sera déjà bien).

J'ai des livres bien adaptés à mon public, mais non, on n'est plus du temps de ces documents préhistoriques. Livre = lecture=effort=4e dimension pour un collégien du 3e millénaire ! Non merci, madame, je sais où trouver sur Internet. Parce que, Lecteurs fidèles, c'est évident : Internet # lecture ! Moi, les bras m'en tombent, car je ne vois toujours pas comment la recherche en ligne peut se passer de la lecture, mais bon, eux, si.... Je peux imprimer, madame ? Non mes chéris, vous prenez des notes. Ah mince...les plans sont un brin compromis par la méchante doc... Là, deux attitudes courantes : 1 ) Ah, tant pis alors. Je dirai au prof que je le rendrai plus tard et je l'imprimerai chez moi. 2) Bon, je peux vous "emprunter" une feuille, madame (NDLR : si l'élève de collège "n'a pas français aujourd'hui", il n'a aucune feuille dans son cartable ! Sur la vie des Grillons, je vous le juuuure!). Et là, il recopie, plus ou moins soigneusement l'article trouvé sur Internet, du premier mot jusqu'au dernier mot....de la 15e ligne manuscrite (Cf. la consigne!). Au mieux, il va jusqu'au point pour finir une phrase (je parle de l'élite, là!)... Peu importe, croyez-moi, s'il recopie une introduction qui n'a rien à voir avec le coeur de son sujet : je vous l'ai dit, il ne LIT PAS, donc, il ne SAIT PAS ce qu'il a copié.

Pour ceux qui penseraient que j'exagère, eh bien non, j'évoque là la banalité quotidienne du travail de "recherche" (!) effectué en autonomie par des collégiens ordinaires, pas mauvais en classe, pas méchants, pas idiots du tout. Ils ont juste entre 12 et 15 ans, ils sont truffés d'hormones, ça les rend excités et paresseux, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur petit nez et l'école est une corvée (malheureusement) non négociable à 100000 lieues de leurs centres d'intérêt. Des ados NORMAUX, en un mot comme en cent !

J'insiste sur l'aspect recherche en autonomie. Car évidemment, si on est avec eux, si on les aiguille, leur propose des exercices, des activités, si on leur APPREND à chercher, on obtient quand-même des résultats plus intéressants. Notez : je défends mon métier de prof, oui, je crois à l'enseignement, à la pédagogie et même à la didactique !

L'autonomie n'est pas innée. Les compétences de recherche d'info, validation de l'info, tri de l'info, restitution de l'info ne sont pas acquises spontanément, naturellement, en respirant l'air neuf du 21e siècle !  Et cependant...

 

De l'autre côté, y a la vie rêvée des technocrates. Ceux qui SAVENT. Qui réfléchissent, contrairement à la plèbe professorale, et qui ont, d'évidence,  une connaissance  immanente de l'élève. Ils savent, eux, que l'enfant sait se débrouiller tout seul dans ses apprentissages. Ils savent, eux, que spontanément l'ado de 13 ans aime travailler. Qu'il a envie d'apprendre les programmes scolaires. Qu'en aucun cas il ne va chercher à s'économiser. Qu'il comprend les enjeux du savoir. Tout seul il va chercher des exercices et des cours pour mieux comprendre sa leçon de maths, pour maîtriser l'orthographe ou être incollable en anglais. Ben tiens !

 Il suffit de lui laisser libre accès à Internet. Je vous jure. Il faut doter chaque élève d'une tablette, ou, au moins, le laisser jouer du clavier à volonté.

On nous y encourage. On nous invite à des grand messes où le Rectorat, le Conseil général et les Editeurs (en ligne) nous font comprendre à quel point on manque de confiance en nos élèves. On nous prie ardemment de bien vouloir être à la page pour le plus grand bénéfice de nos élèves. Pardon, de nos apprenants.On nous dit que ok, on est des dinosaures, le monde ne nous appartient plus, mais comme on est là et qu'on nous paye, il faut qu'on se secoue et qu'on regarde la réalité en face au lieu de se crisper sur des souvenirs d'époques antédiluviennes où le maître enseignait et l'élève apprenait. Comme dirait je ne sais quel marchand de lunettes, mais ça, c'était avant. Car les "nouvelles technologies" ont chamboulé l'activité neuronale, et l'individu, merveilleusement en phase avec notre société purement individualiste, n'a plus aucun besoin d'autrui pour partager son savoir. Ni du prof, ni des pairs. A chacun ses apprentissages, qu'on imagine utiles, et, tant qu'à faire, rentables. Qui défend encore une culture commune, qui rassemble les personnes ? Une culture gratuite, pas immédiatement "bankable", une culture-passerelle qui fait marcher vers et aux côtés de l'autre ? Une culture "globale" qui ouvre un tas de "fenêtres" chez l'individu et empêche que, trop tôt, s'atrophient des voies pas purement utilitaristes ? Les profs, sans doute, "humanistes d'aujourd'hui".... mais pas les Grands penseurs qui ont voix au chapitre !

Je cite une certain Devauchelle*, maître à penser de la science info-doc. Il ne s’agit pas d’adapter l’école aux outils numériques, ni d’adapter les outils à l’école, mais de repenser l’accès aux savoirs et la construction des connaissances de chacun. Il faut des formes d’apprentissage modulables, hybrides, informelles, qui permettent une désynchronisation temporelle et spatiale, une autonomisation des apprenants et s’appuient sur le tutorat et la collaboration. Autant d’atouts et de richesses qui ne demandent qu’à être adoptés par les établissements d’enseignement qui pourraient selon l’auteur se transformer en « maisons de la connaissance** » dans lesquelles les apprenants pourraient être les auteurs de leur propre « itinérance cognitive  » naviguant selon leur avancée entre plusieurs « espaces » orientés par des professionnels (aurai-je au moins un joli costume d'hôtesse?) en fonction de leurs besoins ; espaces nommés  : « désir d’apprendre », « rencontre avec le savoir », « construction des savoirs », «confrontation des savoirs ».

modelisation-reseaux-apprenants.jpg("Vue quadricolore d'une itinérance cognitive"***)


Alors, dans ce monde de rêve, je ne travaillerai plus dans un CDI mais dans un Learning Center (si, si) où les enfants sauront donc se motiver tout seuls, comprendre tout seuls ce qu'ils devront apprendre, comment, où, etc. Parce que je les aurai habilement orientés dans leur itinérance cognitive... 

La belle vie !

 

 

* Devauchelle, Bruno, « Comment le numérique transforme les lieux de savoirs », BBF, 2013, n° 1, p. 104-105

 

 

** Et le dimanche, nos petits, ils nous diront : "Oh il me tarde demain, j'ai tellement hâte d'aller à la maison de la connaissance !"

 

*** N'importe quoi, Zigobelle !

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:31

 

 

La Gazette, cette semaine, a décidé de vivre une nouvelle expérience : le Mégarama du Pian.

Avouez qu’un cinéma qui OUVRE, c’est bien plus rare, et bien plus enthousiasmant qu’un cinéma qui disparaît. C’est donc avec une joie non dissimulée que nous avons découvert, vers la fin 2012, la petite plaquette publicitaire dans notre boîte aux lettres. Avec pléthore d’offres duo, trio, quatuor, gourmandes… Des places à 4.50, même Utopia ne fait pas mieux en abonnement !

Koikoikoi ? Un cinoche pas-si-loin de la Ferme ? Attention, Lecteurs chéris, je tiens à clamer dans ces colonnes, que, question cinématographe, la Ferme est rien moins qu’enclavée, hein ! A quelques minutes de notre sweet home, nous avons deux possibilités d’aller se faire une toile : à Blanquefort, 2 salles, et une programmation qui se tient habilement entre le ciné d’art et essai et les blockbusters, ainsi qu’à Eysines, encore plus près, une sorte de petit frère du ciné cité plus haut.

Il ne nous manquait plus qu’un bon gros multiplexe, bannissant la VO et vendant des popcorns, pour se sentir complètement capables de vivre en autarcie dans notre zone excentrée. On parle beaucoup des locavores, mais l’Homme ne mange pas que du pain, militons pour la locakinoculture !

Je vous le dis, c’est chose faite : l’Expérience a eu lieu.

Nous partîmes en équipe réduite, à deux, un soir de semaine, par temps clair, nuit tombée, étoiles dans le firmament. Objectif : une séance « inaugurale » dans le néo-ciné médocain (eh oui, le Pian, c’est le Médoc, comme me l’a répété quelques fois mon compagnon d’aventure !) pour aller (enfin) se délecter du dernier Tarantino et ne plus entendre le récurrent refrain : « Ah bon, t’as pas encore vu Django ? »

Incredible mais vrai, mon Messire n’avait pas regardé la route avant. De l’inouï, Lecteurs chéris, je vous jure ! Quant à votre Gazetière, hors des frontières de la CUB, c’est carrément l’étranger … Le Pian, évidemment, je connais de nom. Je le situe approximativement-pas-loin-de-Blanquefort, je sais bien que ça s’appelle Le Pian-Médoc, mais à part ça…

Je crois que le problème, c’est qu’on est carrément parti d’entrée dans la mauvaise direction. On va par-là ? T’es sûr ? Oui, le Pian, c’est très étendu.*** Notez, c’est vrai. C’est très étendu. L’ennui, c’est que mon « chauffeur » (qui est bien plus que cela) pensait savoir où était ce cinéma, parce qu’il était déjà passé devant.

Là, trois hypothèses : 1) Il a perdu tous ses azimuts, il est effectivement passé devant mais sans savoir du tout où il se trouvait… (désorientation ?) -  2) Il a pris je ne sais quel entrepôt pour un cinéma… (hallucination?) –  3) Le Mégarama a changé de place entre-temps (4ème dimension ?) Personnellement, j’opte évidemment  pour la troisième hypothèse :-)

Revenons à nos moutons. On a donc roulé des kilomètres et des kilomètres. Passé le panneau d’entrée au Pian puis le panneau de sortie du Pian… plusieurs fois. Le Pian, c’est très étendu. Traversé des forêts, dans la nuit, longues, longues forêts… Franchi, sans encombre, une « route inondée », selon le panneau. La chaussée était hors d’eau, je vous rassure, mais en effet, les fossés brillaient à la lueur des feux réglés sur plein phares, remplis à ras bord. C’était LUGUBRE. J’avais l’impression qu’on allait voir surgir des bois quelque créature  maléfique, loup-garou ou même chien des Baskerville…

Lecteurs adorés, je vous jure que je n’imaginais même pas que de tels endroits reculés pouvaient exister si près de DonaldVille ! La ténèbre était opaque : si jamais il y  avait en ces terres désolées quelque habitation perdue, il ne doit pas y avoir l’électricité parce qu’on n’a pas entraperçu la moindre étincelle de lumière ou de vie. Ou alors, ce sont des maisons classés AAA +++ en isolation. Inertes, comme on dit… Et Messire de me rappeler, patiemment : mais le Pian, c’est le Médoc !

Où en étions-nous ? Ah oui, nous roulions, tétanisée sur mon siège pour ma part, perdus irrémédiablement dans ce no mans land, tel David Vincent qui fit la fatale rencontre de sa vie en cherchant un raccourci qu’il ne trouva jamais. Le Chevalier, après avoir longuement combattu, allait, in fine, craquer et avoir recours à la magie (abracadabra gépéhesse !) lorsque qu’un objet, dont on n’imagine mal le bonheur qu’il peut procurer dans de telles circonstances apparut au loin : un réverbère ! Un éclairage public ! Je vous assure, un instant, je me suis sentie comme le marin qui, enfin, aperçoit son salut dans les feux du phare ! Terre ! Ai-je peut-être crié… Un, deux, trois lampadaires… Signature du retour à la civilisation ! Le nœud dans ma gorge se desserre, l’air circule mieux. Nous avons re-re-refranchi le panneau d’entrée du Pian (Le Pian, c’est trèèèèèèèès ééééétenduuuuuu), crié de joie en voyant un placard publicitaire pour Leclerc (si, si) sachant qu’on avait comme indice, dans notre chasse au Trésor « Facile d’accès, votre Mégarama est situé juste en face du CCL ». Suivait l’argument fatal, qui m’avait attirée comme la fleur attire le papillon : stationnement facile.

A partir de là, Koh Lanta, c'était fini : ce ne fut qu’un jeu d’enfant et quelques minutes plus tard nous abordions un centre commercial dont l’existence nous était jusqu’alors totalement étrangère ! Non pas que nous soyons spécialisés es grandes surfaces, loin s’en faut, mais à défaut d’y aller, nous savons tout de même où nous ne passerons jamais nos samedis aprem ni nos dimanches d’ouverture exceptionnelle ! Mais là… on se pinçait pour s’assurer qu’on n’était pas victimes d’un mirage… Aux confins du Pian, je vous informe, Lecteurs curieux, il y a une zone commerciale où s’est posé, en décembre, le FAMOUS Mégarama ! Alias le Vaisseau fantôme… Au début, on a cru qu’il n’y avait personne… Ce qui nous change de l’expérience « ciné en ville »…

FACADE 2

 

On descend de voiture (je sais, on est fous, on a osé, on a le goût de l’aventure !) Et là, je suis saisie. SAISIE, Lecteurs chéris !

Par l’odeur. De bois. De terre. D’air pur. De campagne la nuit. Ce qui nous change de l’expérience « ciné en ville »… (Et Messire de me rappeler, patiemment : mais le Pian, c’est le Médoc !) La suite est… sympathique. On entre dans ce paquebot, hall immense, lumières franches… et on cherche la caisse. La voilà : « Billets et confiseries ». C’est la même (courte) file, mais pour trois spectateurs, ça dure un certain temps, car chacun d’eux s’achète à boire, à manger, à croquer. Et des billets pour le prochain film. « A cette heure-ci, ce sera Django ». « C’est quoi, Django ? » demandera madame…

En voilà qui sont venus au cinéma, comme on le faisait autrefois, peu importe le film, finalement, l’essentiel est la sortie. A la Gazette, on a trouvé ça rigolo et chouette.

C’est à nous, sobres consommateurs, on prend juste des places, j’ai bien senti que l’ouvreuse était déçue de ne pas nous vendre de confiserie. On se dirige vers la salle, un agent Securitas verifie nos tickets. Pour de rire, hein, vu qu’il se tient contre le comptoir « Billets et Confiseries » et qu’il a bien vu qu’on achetait nos places. Mais il tient à son rôle d’accueil, et il m’avertit gentiment : « Django, madame, c’est violent. Vous risquez d’être impressionnée… » Eh, franchement ! C’est pas l’UGC, où les contrôleurs essaient juste de ne pas se faire écraser par la foule, qu’on aurait un avertissement si délicat ! Ni à Utopia où il est de rigueur de faire la tête au client (ça fait genre….)

On a essayé les toilettes, style aéroport, vastes, clean, neuves. La salle n°4, velours rouge, espace entre les rangs (et si le luxe, c’était l’espace ?) pour allonger les jambes à loisir. On a plongé dans THE Tarantino du moment, en VF, tant pis, c’était très bien aussi.

salle

Et puis ce fut le retour. Et là,  l’heureuse surprise! En fait, ce ciné, si on prend la bonne route ( !) il est plutôt près de la Ferme. Le chemin, c’est tout droit…. A partir de Blanquefort. En laissant sur notre gauche le château de l’Angel 3, en passant devant le lycée de l’Angel 2. Tout droit, toujours tout droit vers… le Médoc ! Bilan : 15 minutes, stationnement compris, porte à porte.

Alors... Vous savez quoi ? On y reviendra !

 

 

*** Amiens, du reste, dans la même veine, est une mégalopole (private joke)…

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:29

Et tout à coup, après des semaines d'eau et de gris, le SOLEIL !

Un vrai, un grand, un haut, un beau,  un fier ! Plaqué en plein milieu d'un ciel qui a retrouvé le goût d'être bleu. Un bleu... à crier de joie !

Cadeau de Frau Holle, qui préside aux belles couleurs du temps... Merci, Madame !

 

Matin de merveilles : la Gazetière est sortie dans le jardin, armée de  son appareil photo :-))

Avec l'intention d'immortaliser pour vous, Lecteurs bien-aimés, deux ou trois menus miracles ou merveilles, petites gouttes de bonheur, nécessaires et bienvenues.

A peine un pied dehors, je suis saisie par un immense clameur : ça crie dans le ciel comme dans une cour de récré à 10 heures !

Génial !!! Des oies reviennent d'Afrique, en grande formation mouvante. Du V réglementaire au manège de foire, elles envahissent l'azur de mille figures éphémères à reconnaître comme dans un jeu d'attention, vite, vite, vite ! Le temps de le dire, le chat assis a fait place au Dragon chinois *....

 

dragon

 

Et là....surprise... voici qu'il m'offre un beau sac brodé direct venu de chez lui ... ;-))

 

sac1

 

Pas mal le sac chinois, n'est-il-point, Lecteurs chéris ?

 

Oh...mais.... rêvons-nous ? Non c'est bien elle** qui vole avec les oies sauvages....

 

mary

 

... et qui a laissé tomber... encore...une belle surprise ???

 

sac2

 

Ouiche, je l'ai, un sac-de-mes-rêves (encore un, me direz-vous, y en a beaucoup des sacs-de-mes-rêves....) !!!

 

J'ai le sac de Mary Poppin-ins ! La Lalalèèèèèèèèèèère !!!

 

Lecteurs chéris, ce beau jour printanier dans la verdure de la Ferme, c'était une fabuleuse occasion  de vous présenter mes deux "petits derniers" : ah comme ils me plaisent mes sacs de fille ! Mais je voulais aussi partager avec vous mes si mignones petites violettes du jardin...

P2010011.JPG

 

P2010013.JPG

Qui m'inspirent tellement qu'elles me donnent des idées... pour un... futur sac, par exemple, que j'ai bien envie de me fabriquer  bientôt !

 

Donc.... à suivre ;-))

 

* Formellement identifié par la Diode et votre Gazetière

** Formellement vue et reconnue par la Diode et votre gazetière !

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 08:54

roues012.gif

Les roues tournent...

Celle du temps...

Dimanche, c'était le Nouvel An chinois. Que les Angels, la faute à un agenda surnourri, fêteront dignement ... avec près de deux semaines de décalage... Pas grave, les dates de cet événement fluctuent, de toute façon ;-)

Elles ondulent et se déplacent, tel le SERPENT dont l'année commence... Signe... peu recommandable si j'en crois les sympathiques descriptions qu'on trouve ci et là : "Le Serpent est, dit-on, séducteur, égoïste, manipulateur. Il est, paraît-il, méfiant et apprécie un certain mystère."

Hmmmm... un vrai cadeau, c't homme-là... ;))***

  images.jpg

Bon. pour le Serpent, les comptes sont réglés.

Tournons... la page.

Reste la Roue de l'amour, avec Valentin, le Saint des zamoumoux. Google n'oublie jamais, je crois, de célébrer ce jour au grand coeur. Aujourd'hui, il fait d'une pierre (qui roule, etc...) deux coups (de foudre?), nous emmenant en manège, mêlant les transports amoureux aux vertiges des grandes hauteurs !


 

On fête un ingénieur, du nom de George Ferris, qui, sans doute, vous est aussi inconnu qu'à moi-même...

Inventeur imaginatif de la majestueuse Grande Roue "moderne" (Ferris Whel, dans le texte), qu'il a présentée "dans le cadre de l’Exposition universelle de 1893, qui se déroulait à Chicago" (http://www.e-orientations.com).

Pfffff... C'était, dit-on, pour rivaliser avec la Tour Eiffel, attraction majeure de l'Expo de Paris en 1889... Question ferraille, il n'a pas mégoté, avouons-le, Ferris le bien nommé ! Sa roue "du haut de ses 80 mètres, (...) était constituée de deux moteurs à vapeur et pouvait supporter 2 160 personnes. Elle contenait 36 nacelles de 60 places chacune (40 assises et 20 debout). Cela prenait vingt minutes pour que la roue fasse deux tours." (Wiki-chérie, un bel article pour cette Grande roue). On n'était pas non plus dans des vitesses vertigineuses...

 

180px-Ferris-wheel

 

Enfin, voilà : je ne vous détaille pas les aventures de ladite Ferris Whel, vous connaissez mes sources et pouvez aller de votre propre chef puiser d'utiles et supplémentaires infos...

 

Je vous invite juste, avec amour, Lecteurs Très-Bien-Aimés, à embarquer dans le Doodle animé du jour (avec des clics au coeur), en chantant "Tu m'fais tourner la tête, mon manège à moi, c'est toi...", ou "Vertige de l'amour"...

 

Et hop, Gentils Abonnés, c'est le Jour de l'Amour : TOURNEZ MANEGE !!!

 

 

 

*** D'aucuns auront compris que mon opinion n'est pas vraiment objective...

 

NDLR : L'invention de l'attraction ell-même semble être ottomane et remonterait au moins au 17e siècle !

180px-Ferris ups

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:35

... là où je me rends compte que je suis VRAIMENT devenue une rurale (MDR) c'est quand je reçois ce genre de mail...

 

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En plein coeur de la cible, l'e-mailing, là, non ?

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 13:46

Comme d'hab, Lecteurs Chéris. Mille idées d'articles pour ma Gazette. Menues idées. Infimes. Redoutablement légères, indubitablement anecdotiques. Parfaitement inutiles donc absolument indispensables, comme dirait je ne sais plus qui.

 

J'aurais pu écrire sur le Pape et sa démission inattendue. Si, si, si, j'aurais trouvé des trucs à dire, croyez-moi ! Mais bon, le sujet va être battu et rebattu dans tous les medias, par de vrais journalistes et des spécialistes patentés. Ma 'tite goutte de Gazetière se noiera, légitimement, dans cet océan professionnel : je flotterai donc prudemment vers d'autres rivages...

 

J'aurais pu écrire (!!!) également à propos d'une intéressante exposition à la Cité des Sciences.  

0802138

Parlons chiffons : tel eût pu être le titre de ce (forcément) foisonnant article où se seraient tricotés habilement recherche scientifique et voluptés de la mode. Où j'aurais cousu moult phrases brodées et rebrodées, tirant plus ou moins longuement le fil de ce sujet qui me plaît fort : FUTURO TEXTILES. Où l'on apprend, par exemple, que "La haute couture et le prêt à porter avancent actuellement main dans la main avec les entreprise innovantes: "robe en bois"moitié bois moitié textile, "robe catalytique" qui joue un véritable rôle d'écran vis à vis de la pollution et purifie l'air ambiant, "robe en vin"conçue à partir de moû de raisin,"robe-bateau"en coton, métal et bois qui allie le vêtement et le moyen de transport,"robe nuage"en tissu "coussin d'air", une dentelle en 3D modelable, "Le fil de l'ange" un manteau de guipure en petites plumes, un tissu aérien et flottant. Les stylistes et les designers collaborent étroitement avec les entreprises innovantes!" (Cf. Le café Péda)

Honnêtement, je ne saurais que choisir ! A part les robes couleurs du temps de Peau d'Âne, je ne vois pas ce qui me fait rêver davantage... Allez ! S'il faut se décider, j'opte pour le Fil de l'Ange... Forcément ;-)) Un manteau de guipure et de plumes !!!! THE DREAM !


57390274 p

 

Mais je n'écrirai sur rien de cela aujourd'hui, Lecteurs attentifs et patients ! Que nenni ! Mon propos ne sera ni religieux ni scientifique, ni haute-couture... Quoique. J'aborderai, par le petit bout de ma lorgnette peu exigeante en matière d'émerveillement, un sujet technologique et, tout de même, "modeux". Fashion victim, la Gazetière ?

Ma découverte du jour. Pas si fraîche, je l'avoue. La chose existe depuis quelque temps, et s'affiche de même, probablement en centre ville, là où je ne vaque plus guère, d'où cette nouveauté qui n'en est pas une pour l'habitante de La Ferme reculée (La ferme est reculée, pas moi, hein !)  que je suis devenue. La chose exhale incontestablement un parfum bo-bo, qui me charme et m'ira à ravir (car je l'aurai, la chose, je l'aurai!), j'en connais maintenant qui l'arborent (par ouï-dire, de confiance), en sont satisfaits, et me diront même où on se la procure aisément chez nous***.

Sachez que la chose est toute simple mais merveilleusement conçue. Elle nous ouvre des perspectives de confort et d'élégance absolument délicieuses. J'en frissonne d'aise, femme aisément comblée, enthousiaste  de peu, ravie à moindres frais !

Vous brûlez à présent du même feu que moi : qu'est-ce que cette merveille qui me fait tant écrire ?

porte-parapluie-popins

Le POPINS !

Le nom, vous avez vu le nom, en plus ??? C'est tout ? Oui, oui, juste cela : le porte parapluie de vélo.

Petite prothèse toute bête qui m'ouvre des perspectives inouïes. Je vais pouvoir pavoiser, allègre sur la Fleurette, qu'il pleuve...ou qu'il fasse soleil !

Ma foi, le porte parapluie fera bien son office avec une belle ombrelle ! Lalaa la belle vie de Fiiiiiille !!!

 

A bicyclette avec un beau parapluie  ou une ombrelle...


Sans doute ne passe-t-on pas inaperçu lorsqu'on l'affiche, que dis-je, la déploie, même, le terme est mieux choisi.

 

poparc

 

On verra, je vous en dirai des nouvelles.... ;-))

 

mpop

 

*** ça y est, c'est fait, on me l'a dit : c'est rue St James, au palais du vélo de ville !

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 13:47

"Le scandale a éclaté en Grande-Bretagne quand des lasagnes (italiennes?) du géant de l'alimentation suédois Findus se sont révélées être à base de viande de cheval." (http://www.lepoint.fr/monde/viande-de-cheval-les-pays-bas-ouvrent-une-enquete-11-02-2013-1626318_24.php)

Lasages...mais aussi hachis parmentier !

"Le fournisseur de l'usine luxembourgeoise (...) est le groupe français (...). Celui-ci a acquis la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie".

 

Nul ne nous dit si les malheureux canassons avaient des papiers... et encore moins de quel pays ils étaient ressortissants.

Et les pommes de terre ? Personne ne s'inquiète de savoir quelle est leur nationalité ? Irlandaises? Portugaises ? Allemandes ?

 

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La petite bibliothèque des cuisines du monde

Larousse - 2012

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 17:40

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A l’heure où éclatent pléthore de scandales sanitaires, du célébrissime Médiator à sa compagne d’infortune  Diane 35, chasseresse de boutons, il semble opportun de se tourner, plus que jamais, vers des thérapies moins dangereuses : phyto, homéo, lumino… Vaste famille.

Les Zanglais ont franchi un pas récemment, entendis-je hier matin sur France Info, entre songe et éveil : pince-moi, compagnon d’oreiller, je rêve encore ou c’est ben vrai ?

Non point qu’ils aient inventé le concept, hein, oh, on ne va pas le en faire revenir tout le mérite, quand-même, aux Perfides ! Mais… ils osent. Si, si, j’ai bien choisi mon mot : ils OSENT.

Mais qui, mais quand, mais quooooi ? demandez-vous, Lecteurs impatients.

La bibliothérapie. Rien de moins. Le soin, voire la guérison par les livres. Diantre ! On  sait bien que la lecture fait (ou peut faire) du bien. On en use, sans même savoir, tel Monsieur Jourdain et la prose, qu’on pratique la bibliothérapie depuis longtemps et de façon régulière (voire continue).

Les British ont lancé une opération de santé publique, à la suite du Pays de Galles : les médecins prescrivent des livres pour les patients atteints de troubles légers. Cela se fait également au Danemark et en Nouvelle-Zélande, c’est vrai, mais ça n’a jamais été géographiquement aussi près de chez nous ! Ça gagne ! Je ne plaisante pas, c’est du sérieux : il ne s’agit pas de s’automédiquer : une liste de 30 ouvrages testés (sur des rats ?) et homologués a été éditée et transmise aux Medicus britannicus… et aux bibliothécaires !

(La liste est ici : http://www.lepoint.fr/monde/grande-bretagne-livres-sur-ordonnance-04-02-2013-1623675_24.php)


 La bibliothèque municipale devient l’apothèque, c’est trop génial ! L’abonnement doit être remboursé par la Sécu (ou ce qui sert de Sécu là-bas, je ne m’y connais point), j’imagine. Apothicaire de livres : voilà une orientation nouvelle qui s’ouvre à moi,  et sans études scientifiques ! La voie est ouverte, en tant que bibliopharmacien, on pourra bientôt  fabriquer soi-même ses bibliopotions, conseiller le patient inquiet, derrière un beau comptoir vernis, avec plein de bocaux mystérieux… Finalement, vu comme ça, une officine de médocs ou une bibliothèque, ça se ressemble. Y a qu’une chose que j’aimerais pas, c’est le port de la blouse blanche ou grise…


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Attention tout de même : la bibliothérapie est une chose sérieuse. On ne prescrit pas de livre sans rencontrer ensuite le patient pour juger des effets de la lecture. Les bibliothérapeutes n’abandonnent pas leurs patients, y a comme qui dirait un rétrocontrôle, afin de s’assurer que le traitement est bien adapté, et, éventuellement, pour redéfinir les doses, voire les titres prescrits.


Après vérification, je n’ai pas trouvé tous les livromédocs utilisés chez l’Anglois traduits en français. J’ignore si une autorisation de mise sur le marché chez nous est actuellement à l’étude par les Hautes Autorités, mais il y a tout de même certains titres qu’on va pouvoir consommer au pays de Jeanne d’Arc sans être anglophone : ouf !

Quelques exemples…

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Comme vous pouvez le constater, Lecteurs perspicaces, il va falloir être (pharmaco)vigilants, parce que sans doute que « les labos » sont encore là-dessous… c’est bien la même maison d’édition qui est mise à l’honneur dans cette liste…. Méfiance, méfiance…


La Gazetière est un esprit libre : je vais donc vous faire une petite prescription française avec des bibliopotions génériques. Une petite cure de creux de l’hiver, histoire de rebooster vos défenses naturelles avant l’arrivée du printemps…

Lecteurs adorés, en février et mars, je vous conseille donc une dose quotidienne de ce petit cocktail dont vous me direz des nouvelles…

 

51cF3 à 4 pages le matin après le café, et le soir au coucher

 

+

 

510NQ

¼ d’heure de lecture avant chaque repas : midi et soir

 

et enfin

(conserver à portée de main,

sur le principe de la Ventoline)

51M

1 longue prise hebdomadaire (dimanche par exemple)

+ 1 petite prise selon le besoin (à la demande) dès l’apparition de symptomes tels que :

agacement, ennui, impatience, insatisfaction diffuse…

 

Voilà !

Suivez votre ordonnance scrupuleusement, et on en reparle en avril… ?

 

NDLR : il se trouvera peut-être quelques lecteurs qui auront envie de découvrir quelques lieux où se documenter sur le sujet...

http://af.bibliotherapie.free.fr/

http://bibliothequeapothicaire.com/

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/03/07/17724-lenvol-bibliotherapie

et plein d'autres...


 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 13:40

... ni les 50 ans de sammy, Scooby et Cie, comme je l'ai cru en découvrant ce logo du jour très Walt Disney...ou Scoubidooesque ***..

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Ce sont, de façon beaucoup plus sérieuse, les (virtuels) 100 ans d'une paléoanthropologue nommée Mary Leakey, que la Gazette avoue ne pas connaître...

Enfin, si Google lui offre un doodle, c'est que c'était une dame d'importance, n'en doutons pas ! Quant aux dalmatiens, contrairement à Cruella, elle les aimait bien vivants et ils l'accompagnaient partout dans ses expéditions, apprends-je.

Sympa !

 

*** J'ai un indice ! Sans rire, vous ne trouvez pas qu'on dirait Véra, dans Scoubidou, en train de découvrir les traces dun monstrueux bigfoot ?


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