Aujourd'hui dans la Gazette, un article spécialement destiné à notre chère journaliste ascensorophobe.
Pour une prochaine étape thérapeutique, nous l'informons des détails des ascenseurs les plus célèbres de Paris (ou quasiment) : les trois cabines élévatrices de la Tour Eiffel.
Petit tour d'horizon historico-technique.
Depuis 1889, ils montent et descendent 92 personnes par voyage (actuellement cent fois par jour!). Lors de leur installation ils étaient à la point de la technologie et comptaient parmi les plus volumineux du monde.
Le système est hydraulique, et les pistons sont lubrifiés avec de la graisse de porc ou de boeuf mélangée avec de la fibre de chanvre. L'intérieur des robinets est tapissé de cuir imprégné d'huile de sabot de boeuf : c'est toute une ferme qui s'agite là-dedans ! On ne peut faire fonctionner ce mécanisme qu'avec des produits d'origine : il ne marcherait pas avec des lubrifiants modernes, dérivés pétroliers raffinés. Dieu soit loué, une entreprise du Nord de la France continue à fabriquer les précieuses et obsolètes boulettes de décoction de graisse animale ! Y a donc du bon cholestérol dans les tuyaux de la Tour Eiffel.
Autrefois, les ascenseurs étaient pilotés par des machinistes à l'extérieur de la cabine. Progrés oblige, on les dirige et les contrôle maintenant à l'aide d'un bouton et un ordinateur. Mais pour l'ambiance pittoresque, on a remplacé le machiniste par un mannequin...