C'est canonique en ce jour (voir un article précédent de la Gazette) et c'est vraiment d'actualité : le ROSE est décidément à l'honneur... place qu'il mérite, qui le nierait ?
On note des évolutions (heureuses) : certains, qui, il y a deux mois encore, refusaient tout net, au nom de leur virilité, d'arborer chemises ou pulls de cette superbe couleur, osent à présent (miracle de la mi-carême, au sens premier du terme, je ne parle pas du grand carnaval défoulatoire!) s'afficher en public revêtus de la chère nuance ! On les félicite et les encourage à persévérer dans cette voie.

D'autres, s'ils n'ont pas célébré la messe du jour avec l'étole ad hoc, l'ont du moins évoquée en chaire, arguant que les Anges devaient fournir ladite étole, et que ne l'ayant point fait, le violet la remplaçait... Il fut néanmoins précisé que le ROSE non arboré symbolisait la lumière (aperçue) de Pâques qui arrive. L'assemblée fut donc virtuellement et verbalement couverte de rose(s) d'espérance par son bien-aimé curé : Alleluia !

Et c'est pour ceux qui sont dans le noir du doute, pour ceux qui étouffent sous leurs secrets trop lourds, pour tous ceux qui ont un grand besoin de clarté pour avancer sur la route de leur libération que nous priâmes ce matin à la Trinité :
Dieu nous entende et fasse fleurir les roses là où nous nous écorchons aux ronces !
Rendez-vous au coeur de l'Avent, où les Anges, de leurs doigts angéliques,
auront eu le temps de confectionner ce qu'ils doivent...