Lecteurs chéris, je viens ici vous faire une révélation extraordinaire : j'ai localisé, au terme d'une rocambolesque croisade que j'écrirai un jour, forcément, parce qu'il faut laisser à la postérité des témoignages édifiants, j'ai retrouvé, donc, rien de moins que le PARADIS TERRESTRE !
Eh bien, oui, Amis de la Gazette !
Courant et bondissant sur les pas de mon modèle incontesté, le célèbre et attachant Indiana, et puisque lui avait déjà retrouvé les restes de l'Arche de Noé, l'Arche d'Alliance et le Graal, il me restait le choix entre l'endroit exact du passage des Hébreux à travers la Mer Rouge (avec les traces de leurs pas gravées dans le sol et englouties) ou, pourquoi pas, le Jardin d'Eden.
Eh bien, c'est fait. Le Paradis sur terre, version contemporaine et personnelle, je l'ai découvert (grâce à Télérama ;-) )
Regardons de près quelques critères indispensables qui font que ce lieu merveilleux soit à ma convenance idéale :
- ce serait un THEÂTRE ( "un théââââtre!" passion totale de Zigobelle depuis des années, rêve absolu, mes proches le savent !)
- ce serait un endroit plein de LIVRES (comme disait Renard : " Quand je pense à tous les livres qu'il me reste encore à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux", et où serait-on heureux si ce n'est au Paradis ?)
- ce serait dans un endroit du monde qui fait rêver, une ville (ben oui, le Paradis est en ville, ça vous étonne, n'est-il point ?) où il fait chaud, où claquent les hauts talons des élégantes, où résonnent de divins accents de bandonéon... Tango, tango !
Vous y êtes ?
Oui, c'est Buenos Aires, "Notre Dame des Bons vents"...
Oui, c'est une librairie.
Et oui, c'est une librairie sise dans un vrai beau théâtre comme on aime !
Et re-oui, ça existe pour de vrai et j'ai vécu jusqu'ici sans le savoir (sidérant!)
Au début de l'histoire, en 1919, il était une fois un Max Glucksman (monsieur Chance!) qui rêvait (moi aussi) de construire un théâtre. Il le fit (moi, pas encore), lui donna le nom de Grand Splendid, et de grandes vedettes locales y brillèrent (Gardel, entre autres). Après le theâtre, il y eut le cinéma, avec des films parlants à la fin des années 20.
Le XXe siècle se termine sur la transformation du lieu en LIBRAIRIE "El Ateneo".

Mais attention ! pas une transformation qui détruit tout et défigure l'original, que nenni !
Une transformation qui conserve toutes les merveilles artistiques du lieu, plafond, rideau de scène, loges, coursives... (on a juste dû ôter les fauteuils d'orchestre...) regardez plutôt :



Ahhhhhh je meurs de tant de trucs géniaux réunis au même endroit !!!!!