Vous, je ne sais pas, mais moi, OUI, c'est sûr.
Souvent, je reste de longues périodes sans lire de poésie. Et puis, un jour, je me rends compte que ça me manque.
Comme une source qui coulerait un peu moins joyeusement, dont le jaillissement s'amenuiserait insensiblement.
Alors, comme ça, par un faux hasard, je "tombe" en poésie, paf! d'un coup.
Quelques mots me touchent en plein coeur et j'en redemande.
Une crise aiguë. Un Besoin de Poème*.
Et en principe je me recopie quelque bref trésor dans un coin de mon agenda, derrière un ticket de caisse, sur un bout de journal, sur ce que j'ai sous la main. Petit éclat d'émerveillement à garder...
Aujourd'hui, je fais autrement. J'offre ce joli moment à mes quatre petites Fées. Dont plus aucune ne m'arrive en-dessous des yeux... :-(
Grandir
Tu grandis ma fille
Voilà ton front
A la hauteur de mon coeur
Tes pensées n'ont besoin que de chaleur
Tu grandis ma fille
Voilà ton front
A la hauteur de ma bouche
Tes pensées n'ont besoin que d'espérance
Tu grandis ma fille
Voilà ton front
A la hauteur de mes yeux
Tes pensées n'ont plus besoin que d'elles-mêmes
Si tu m'aimes assez pour penser par toi-même
Claude Haller
* Yvon Le Men : oui, j'ai pris le titre de votre très joli recueil... Sachez-y voir un hommage.