Lecteurs chéris, qui avez suivi (et suivez encore, tout est loin d'être réglé) la Grande Croisade en Israël qui occupe cette année une partie de DonaldVille, vous admettrez que l'expression évocatrice "c'est la croix et la bannière" convient parfaitement à ces circonstances précises.
C'est en effet ces "préparations" infiniment lourdes et longues aux Grandes Croisades des siècles passés, qui ont inspiré cette locution exprimant à merveille à la fois la pénibilité et l'envergure d'une entreprise.
Ma montée vers Jérusalem, au sens propre, est donc une vraie croisade, avec sa Croix, donc, et sa bannière (celle de DonaldVille, ça va de soi, précieusement brodée par les Angels et bénie par Charlie).
Mais figurez-vous que, rompue à l'exercice des préparatifs qui "ne vont pas tout seul" (pour rester élégante), je m'amuse depuis peu à une autre croisade, moins lointaine, mais à haute dangerosité, eu égard aux extrêmes climatiques auxquels elle va exposer ses preux.
C'est le ski.
La semaine au ski.
Celle où votre Gazetière s'est bien légèrement laissé embarquer.
Elle qui aime les Tropiques en hiver... et les Bains de Casteljaloux.
Enfin, quand je dis "le ski", je synthétise. Le ski, c'est pour ceux qui veulent. Pour les autres, ceux qui ont décidé d'y échapper, il reste quand-même la neige.
Bon, mais, c'est tout de même joyeux tout ça ! Les zenfants sont contents, et on a décidé de se la jouer "Little miss Sunshine", avec équipée multigénérationnelle et minibus loué pour l'occasion.
Que du bonheur, quoi !
Jusqu'à ce qu'il faille penser aux choses pratiques et qui dérangent.
C'est là qu'on en revient à la neige (oui, voyez-vous, tel l'aigle qui, gracieusement, fait des cercles concentriques, la Gazette tourne autour du pot mais revient au coeur du sujet qui fâche).
La neige.
Le minibus.
La neige sur le minibus.
Le minibus dans la neige.
Vous avez tilté, lecteurs intellectuellement (plus) éveillés (que moi) ?
Eh oui, c'est bien cela : il faut des "équipements de neige" !!! Des chaînes, si vous préférez.
Décidément plus qu'imprudente, disons carrément téméraire, la Zigobelle a dit : pas de problème, je m'en occupe !
Ben oui, faut bien mettre la main à la pâte. Et ça, c'est fastoche : trouver des chaînes en février, la quête est peu ardue.
Sauf que non.
Après des heures et des heures de recherches actives sur le net, de coups de téléphone jusques aux confins du territoire, votre Gazetière envisage sérieusement de devenir conseillère en équipements de neige, histoire de mettre un peu de beurre dans les épinards.
Je sais tout dorénavant sur les maillons en échelle (petite qualité), ceux à croisllons, les lanières de tension autoblocantes, le 9 mm, le 16 mm, les véhicules à chaînage spécial, les 1000000 tailles de pneus qui existent (par exemple 205-70-R15, c'est du vécu !)
Enfin, pour aller au fait sans zigzaguer car on n'est pas encore sur les pistes : le minibus n'accepte pas les chaînes normales et des comme je cherche, y en n'a plus dans un rayon de 200 km autour de DonaldVille. Et je rajoute : y en n'aura plus cette année car le produit est saisonnier.
Reste Internet, 48 heures avant le départ... :-))
Ceux qui prennent au tarot sans bout, sans tête et avec trois petits atouts me comprendront : prenons des risques !
Et quitte à commander, faisons-nous plaisir.
Cette année, si TNT livre le colis à temps, la mode sera donc non pas aux chaînes cliquetantes mais à la CHAUSSETTE DE NEIGE ( HOMOLOGUEE).
Souple, légère, facile à enfiler, la chaussette parera donc les roues de notre roulotte en folie (à cause de l'ivresse des sommets vertigineux du Massif Central).
Enfin, quand-même, avec tout le temps que j'y ai passé,
j'aurais aussi bien pu les tricoter, moi,
ces chaussettes de neige,
ça aurait été plus simple !
NDLR : et si TNT...
Eh ben, on verra pour un plan B ;-)