Information secondaire, d'un correspondant local de la Gazette très très haut placé (du nord de l'estuaire, du nord de la Loire, voire même parfois du nord de la Seine et des confins des Vosges... c'est dire si c'est haut !!!)
La probabilité qu'une personne soit heureuse augmente de 42% si un ami qui vit à moins de 800 mètres le devient lui-même. Ce chiffre passe à 25% si l'ami vit à moins de 1,5 km, et il continue de décliner à mesure que l'éloignement croît.
C'est ce que révèle une étude* britannique publiée ce vendredi.
"Les variations dans le niveau de bonheur d'un individu peuvent se propager par vagues à travers des groupes sociaux et générer une large structure au sein même d'un réseau", estiment les auteurs de l'étude.
Cependant, "les collègues de travail n'affectent pas le niveau de bonheur, ce qui laisse penser que le contexte social peut limiter la propagation d'états émotionnels", selon cette étude.
Conclusions à tirer dans l'immédiat :
1 - Chacun a tout intérêt à s'occuper du bonheur de ceux qui l'entourent
2 - Il est fondamental de rester groupés (autour de mon parapluie rose, par exemple!)
3 - DonaldVille semble un exemple intéressant de proximité gaudifère**
(mes lecteurs adorés me pardonneront ce mot qui, bizarrement, n'existe pas mais qui devrait !)
4 - Si les Anglais n'existaient pas (ou plus), on ferait comment pour savoir la recette ?
Et un bémol, si je puis me permettre (bien que n'étant pas sociologue et n'ayant pas participé à l'enquête) :
J'émets un doute quant au contexte professionnel... Il me semble que si tout le monde fait la tête en salle des profs et que les élèves sont tristes,même la Doc Toc Toc aura de la peine à sourire...
Et pour vous ???
* L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 5.124 adultes suivis entre 1971 et 2003. (Source AFP)
** "la proximité gaudifère". J'ai bien envie de déposer ce concept assez bourdieusien, qu'en pensez-vous ??
Et qui m'aiderait à écrire un opus grandiose sur l'habitus du sujet en état de proximité gaudifère en milieu suburbain*** ?
*** Mes neurones sont en ébullition en cette fin de semaine, pour la bonne raison que j'ai dû momentanément les ressusciter durant 2 journées de formation hors établissement mercredi et jeudi ! De fait, ça décape les synapses et ça régénère!!!