Maman, amie, collègue, prof-doc : autant de casquettes, autant de raisons d'être l'objet de multiples demandes et interrogations plus ou moins existentielles. Et variées.
J'ai la douloureuse impression, aujourd'hui, d'être une machine à répondre comme je n'aime pas répondre. A savoir par un simple petit mot qui en dit pourtant long : NON.
"Peut-on espérer vivre de la profession de journaliste alors qu'on sort d'un entretien avec le C.F et qu'on nous apprend que le feuillet est payé 12€, soit 24 € la pige dans le meilleur des cas?"
Euh...Vu comme ça : NON.
"Madame, si je vous donne la longueur de l'ellipse du Colisée et sa plus grande longueur, vous sauriez retrouver la mesure de la petite largeur?"
Ben ...NON. Vous êtes ici pour un exposé sur les monuments de Rome, envoyés par le prof de latin, je crois ? Alors faites ce qu'on vous demande et laissez reposer mes rares notions de mathématiques en paix. RIP. de toute façon, ça, je ne pense pas avoir jamais eu la capacité de le calculer.
" Est-ce que vous savez si on a un livre au CDi, (a priori, on a des livres au CDI, oui) je connais pas l'auteur (moi, peut-être...), je ne sais plus le titre et je me rappelle plus exactement de quoi il parle...(là, ça se corse carrément)"
Ecoute ma Cocotte, là, y a beaucoup d'élèves qui ont des choses à me demander, donc, pour l'instant, je te réponds NON et tu reviendras quand tu auras un peu plus d'indices à me fournir...
" Crois-tu qu'il soit raisonnable de tomber amoureuse d'un mec qui dit que même en Australie il avait sa mère tous les 2 jours au téléphone parce qu'il est fusionnel avec sa famille"?
Alors là, pas de litote, d'atermoiement ni d'édulcoration : NOOOOON !!!
;-))
Mais certains spécialistes des NON de femmes vous diront que mieux vaut un NON qu'un OUI...MAIS... (etc.)