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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 18:21
... votre gazetière adore quand ils écrivent !

Je ne rechanterai pas encore une fois les louanges de Saint-Exupéry, pour qui on connaît mon adoration, au nom du chef-d'oeuvre absolu, celui que j'aurais aimé avoir le temps d'écrire s'il ne m'avait devancé de quelques décennies (mince, pas de bol ! ) ;-))
Vous savez, l'histoire du type qui échoue dans le désert et qui parle à un enfant blond en long manteau...

Pas de gloria cette fois non plus au papa de Jonathan le Goéland et du messie récalcitrant, l'autre Bach. Je me suis déjà "étendue" sur le sujet dans ces colonnes.

Quel est donc l'autre pilote-écrivain que la Zigobelle vous a donc dégoté, cette fois?
Mon 1er est l'ennemi du Gaulois.
Mon 2e est un garçon qui a non seulement perdu sa cédille, mais également ce qui va avec...
Mon 3e est un petit grain blanc universellement apprécié.
Et le TOUT de cette charade à 2 balles ?

C'est Romain Gary.

Et le livre qui vient d'accompagner beaucoup de mes heures les plus douces,
c'est

Dieu que j'ai aimé cette histoire, une biographie touchante et qui se laisse dévorer !
Romain Gary a une immense qualité : de l'humour et beaucoup d'autodérision. Il sait rire de lui, nous faire rire avec lui et on l'aime naturellement pour cette simplicité, ce manque total de hauteur de mauvais aloi que pourrait lui avoir donné sa réussite réelle.
Et puis, Romain Gary, il croit au merveilleux... Il a 44 ans quand il écrit ce livre, et il y croit encore.  Alors évidemment... ;-))

(...) l'île au trésor, de R.L. Stenvenson, encore une lecture dont je ne me suis jamais remis. L'image d'un coffre en bois plein de doublons, de rubis, démeraudes et de turquoises (...) est pour moi un tourment continuel. Je demeure convaincu que cela existe quelque part, qu'il suffit de bien chercher. J'espère encore, j'attends encore, je suis torturé par la certitude que c'est là, qu'il suffit de connaître la formule, le chemin, l'endroit. (...)  Je sais naturellement dissimuler tout cela sous un air courtois et distant : je suis devenu prudent, je feins l'adulte, mais secrètement je guette toujours le scarabé d'or, et j'attends qu'un oiseau se pose sur mon épaule, pour me parler d'une voix humaine et me révéler enfin le pourquoi du comment.

Il parle de sa mère avec une adoration et un naturel, là encore, désarmant. On se régale de découvrir au gré de ses mots et de son style délectable, cette Russe blanche émigrée, concentré pur de mère juive et d'extravagante tzigane, comédienne, commerçante dans l'âme, courageuse, fantasque, excessive, fascinée par la France dont elle rêve que son fils soit l'Ambassadeur reconnu.
On s'amuse des essais artistiques successifs du héros pour plaire à sa mère.
On a aussi la larme à l'oeil, souvent.
Je ne vous en dis pas plus, car je voudrais, mes lecteurs adorés, que ceux d'entre vous qui n'avez pas lu cette biographie merveilleuse, aussi poétique qu'humoristique, puissent le faire sans que j'aie davantage défloré le sujet...


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commentaires

Angel 2 30/04/2008 10:54

Il m'avait marquée il y a une vingtaine d'années. J l'avais même laissé à ma marraine pour qu'elle se délecte aussi. Mais je crois qu'elle n'a pas suivi mon conseil. Dommage pour elle!