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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 13:19
Maintenant, la Gazette sait !
Pourquoi la Russie a fleuri son Google.
C'est parce que là-bas, le 8 mars, c'est une vraie fête, ils ne font pas les choses à moitié, figurez-vous !
Ils CHÔMENT, d'abord, et ça, ce n'est pas rien quand-même !
D'ailleurs, je trouve qu'on devrait faire pareil chez nous.
La lumière sur cette histoire de Fête des femmes institutionnelle m'est venue par le biais du mail d'un jeune Kazakh à la Mother (je ne raconte pas ici le tenants et le aboutissants de cette histoire de Kazakh, la petite communauté de DonaldVille est globalement au courant).
Le jeune prodige envoie ses compliments à la Dame de Duffau Square, donc, et l'informe que dans son pays :

"Ce fête et un jour de repos au Kazakhstan, et tous hommes adressent
> ses vœux pour ses meres, mémés, soeurs, tantes, collegues femmes et
> etudiantes à l'occasion de ce fête.
> C’est pour ca que aujourd’hui je vous souhaite de rester heureuse et
> optimiste, positive ! Je vous souhaite aussi une bonne sante,
> l’harmonie et du bonheur pour toute votre famille !!!"

Lisant cela (car on a l'amabilité de me transférer les mails adorables du jeune homme adorable), évidemment, mes petits neurones font immédiatement le lien entre Russie, Kazakhstan, Doodle du jour... je subodore que le jour férié des uns doit être le même chez les autres et Russomania me le confirme :

En Russie, la Journée de la femme est une importante fête nationale, une journée pour couvrir mères, épouses et petites amies, de bouquets, parfums et chocolats !
 Bonne Fête !
S prazdnikom, dorogie nashi zhenshini !

On imagine bien entendu qu'on a aussi le petit déj' au lit, le repas au restau et la soirée entre filles...sans les mômes.
Ben quoi ? J'exagère ? Vraiment ? Bohhh... un minuscule petit jour par an....
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:21
Lecteurs chéris, vous allez penser que je fais une crise de Doodles... mais non, non, je me sers juste encore une fois de ces petites trouvailles, mais seulement pour illustrer un article qui parle de tout autre chose... Disons que les petits logos que je publie ci-après ne sont que des prétextes à introduire mon sujet.

Remontons donc au 4 novembre dernier, date de notre Pao Cacao, mais c'est un hasard, un pur hasard, les doodles sélectionnés n'ont aucun rapport avec la belle blonde.

Premier indice, première touche qui donnera la couleur locale de mon tableau :

istanbul10-hp
Ah oui, vous faites comme moi, hein? "Ohhhhh que c'est beau !!!!"
Vous savez où on est ? A Istambul. C'était la fâte de la Turquie.
Vous savez donc à présent que nous allons voyager jusque dans la capitale stambouliote (je l'ai casé : j'ADORE de mot!!!)

Second indice (je n'en donnerai pas d'autre, je ne voudrais pas lasser mon lectorat, patient, certes, mais...)
bonbonsOubliez le fantôme...et retenez le BONBON....

On y est, j'ai planté le décor pour vous entretenir, pas trop longuement, rassurez-vous, du dernier livre dont j'ai tourné la dernière page hier soir : Bonbon Palace, d'Elif  Shafak.
962997758.jpg
Un régal :-)
Pas loin de deux ans, je crois, qu'il montait la garde sur ma table de nuit... Des dizaines d'ouvrages lui sont passés devant...pourquoi ? Parce que j'aimais l'avoir là, à déguster quand j'en aurai envie, parce que je gardais l'envie comme un délice, comme quand je sais que j'ai des Bounty dans le placard et que j'attends... Du plaisir différé, une certitude rassurante...
Bonbon Palace n'est pas à moi, je l'ai acheté pour le CDI, côté biblio des profs. Et maintenant, il va bien falloir le rendre... si je veux que d'autres lecteurs croquent ce bonbon délicieux !
En attendant, c'est moi qui me suis bien régalée durant ces vacances !
L'histoire est de celles qui me plaisent, où l'on "entre" dans la vie des habitants d'un immeuble : on pense à Escalier C  d'Elvire Murail ou à La vie mode d'emploi de Pérec.

Bonbon Palace est un viel immeuble dans un quartier populaire d'Istambul, jadis prestigieuse construction qu'un Russe Blanc émigré a offert à son épouse complètement siphonnée qui ne réagissait plus qu'aux sucreries.
Depuis, les années ont passé, la maison bourgeoise est decrépite,  et 10 appartements logent autant de familles ou personnes...largement aussi toquées, finalement, que la propriétaire d'origine.
Il y a les jumeaux coiffeurs, que tout sépare ; une psychotique du ménage, hygiéniste au dernier degré, dont la fille a des poux, une vielle ratatinée et desséchée, une jeune maîtresse entretenue par un négociant d'huile d'olive.... et plein d'autres voisins qui se battent contre les ordures et les cafards.
On sourit beaucoup....et pourtant, nos héros, totalement pittoresques, ne sont pas heureux, chacun avec ses soucis, ses peurs, ses souffrances...
On vit au rythme des micro-événéments qui font le quotidien des habitants de l'immeuble, passant d'appartement en appartement... On s'attache à eux tous, ou presque, et à l'atmosphère pourtant putride du lieu... Et puis, il y a la ville, tout autour, qui bourdonne et dont le coeur bat sourdement.
Au final, on ne connaît pas Istambul....mais on a une furieuse envie de le connaître un jour !




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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 16:39
... reste le Plus Petit Théâtre du Monde...mais il a de la concurrence, et tout près, en plus !
logoNB
Le challenger, c'est le Petit Théâtre des Chartrons. A la louche, 30 à 40 places, avec une scène, sans arrière-scène, de 9 m2.
Alors que nous, notre scène est plus modeste, mais on a des coulisses, hein !

Depuis décembre et jusqu'en mars, Eric Sanson, propriétaire des lieux, joue seul une pièce écrite pour lui par Jean François Lhérété : Ultimo Casanova. Une création bordelaise, que je vous encourage, lecteurs donaldvilliens, à aller voir un de ces soirs.
Le décor est dépouillé, et c'est à travers le texte qu'éclatent les couleurs, les parfums, les scintillements des palais vénitiens, les arômes des vins dans toutes les cours d'Europe, les saveurs des mets raffinés, la splendeur des tables, la chaleur de l'amour, la moiteur des corps, la palpitation des coeurs...
Ode à la jouissance toujours cherchée, offerte  et possédée, au goût immodéré de l'existence terrestre, à la vie dans la plénitude des ses multiples facettes, la pièce est une sorte de substantifique moëlle que l'auteur, historien, a tiré des quatre mille pages  écrites par Casanova à la fin de sa vie***.

On sort de là éblouis de tant de voyages, de tant de visions rutilantes du XVIIIe siècle, étourdis comme après un bal, repus de plats trop riches, de vins capiteux, embrumés de dentelles, de diamants, de rires, de bruissements et de parfums d'alcôves...
On sort de là fasciné par cet homme au nom de légende, ravi de lui, de sa sidérante liberté, de son intelligence évidente, de sa formidable force de vie...
Souvent, on a souri de ses propos. Parlant des femmes qui ne savent pas apprécier la bonne chère et les merveilles des bons vins : "Une femme qui ne boit que de l'eau... L'horreur, l'HORREUR ! Une courte vision de l'Enfer!"...
Moins que jamais on ne le confondra avec Don Juan, cette fois-ci, c'est certain !
On sort de là, et on chantonne, avec Bryan Ferry.... Casanova.....

affiche172px.jpg

*** Casanova a écrit ses Mémoires en langue française au château de Dux, où il a occupé la sinécure de bibliothécaire du comte de Waldstein (Joseph-Karl Emmanuel de Valdštejn) durant les treize dernières années de sa vie. En avril 1789, une maladie le contraint au repos absolu, et sur la suggestion de son médecin il entame la rédaction de ses Mémoires pour se distraire. (Wikipédia)
Naturellement, lecteurs lucides, vous vous doutez bien que le livre, au sens propre, fut mis à l'Index...

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 07:03
(... et dont on aurait pu se passer)

Oui, bon, je sais, ça fait longtemps que je n'aime plus Marc Lévy et que donc, fort logiquement, je ne lis plus ses livres, mais bon, là, il m'en est tombé un sous la main et comme les copines l'avaient bien aimé...
Je l'ai fait, ce week-end, voilà.

levy_.jpg
Et j'en ressors comment, alors ? vous demandez-vous.
Eh bien, ma foi, exactement comme j'y suis entrée : pas convaincue du tout.
Pas séduite, pas dérangée, pas marquée, pas impressionnée. Même pas déçue, car même pas surprise.

Ce qui est bien, pour commencer par une note positive (les plumes) :
- ça parle d'amour
- ça parle même d'Amour, le grand, le vrai, l'implacable
- ça parle d'amour entre une jeune fille américaine et un jeune homme ALLEMAND.
- ça parle de Berlin
- tout est bien qui finit bien.
zodlibra.gif
Ce qui est carrément ... pas bien (les grains de plomb) :
- c'est attendu, convenu, prévisible : un père brouillé avec sa fille qui veut se réconcilier "avant qu'il ne soit trop tard", un amour perdu qu'on pourrait peut-être bien retrouver, un meilleur ami gay-qui-a-perdu-son-compagnon-du-sida...
- "l'astuce" prétendue n'en est pas une : on n'y croit pas pendant deux pages
- on "sent" la comédie sentimentale à l'américaine à 10 kilomètres : en lisant, on a déjà une idée du casting et on entend les voix du doublage... Croyez-moi, c'est un côté déses(exas)pérant de cette lecture.

Alors... qu'est-ce qui pèse le plus lourd ? Les 5 plumes ou les 3 grains de plomb....???
D'après vous, lecteurs bien-aimés, d'après vous...???
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 13:13
Nous, on n'a RIEN entendu.
A croire que la Salle des Profs est un vrai bunker. Insonorisation radicale. Isolation parfaite. Et sans doute, notre capacité à filtrer les bruits dérangeants. La Récré, c'est sacré !...
On y était nombreux, on parlait de tas de trucs de profs (comme d'hab), on partageait le café et autres douceurs... et franchement, y a pas eu un sursaut.

Pourtant, il paraît que ça a fait BOUM chez nous, et carrément FORT.

Sud Ouest : "Les autorités militaires viennent de confirmer à la rédaction de Sud Ouest les circonstances dans lesquelles un "bang supersonique" a été perçu ce matin, principalement par les habitants de Gironde(...)
Ce que beaucoup ont pris pour une explosion a été ressenti particulièrement au nord-ouest de la communauté urbaine de Bordeaux (Le Haillan, Le Bouscat...), (...)  et jusqu'au nord Gironde et le sud de la Charente-Maritime."

Votre Gazetière, épargnée avec ses chers collègues, a donc eu l'info "par la bande", hier soir, bien après que tout le monde eut su que l'explosion sonore qui fit trembler certaines vitres n'était qu'une histoire de mur du son.

Renseignements pris ce matin auprès de nos chers petits, oui, le BIG BANG fut perçu par leurs oreilles enfantines eu plein coeur de la récré. Ne soulevant aucune panique ni individuelle ni collective.
Après enquête de la Doc Toc-Toc, donc, peu d'émotion chez nos élèves, certainement parce qu'ils étaient dehors, donc joyeusement occupés !
Leur plus grand  étonnement fut de voir notre Principale sortir de son antre (fait rarissime, ici le Pouvoir est discret, il ne s'affiche pas, on n'est pas à la cour du Roi Soleil) pour venir voir dans la cour et faire le tour du collège ( c'est vrai qu'on a régulièrement tous les ans des petits problèmes de pétards... ;-) )
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 17:50
Bon, mes lecteurs chéris, comment çavaty pour vous aujourd'hui ???
Mieux, j'espère ?
Parce que, je ne sais pas si vous le savez (formule littéraire légère et gracieuse s'il en est), mais HIER, c'était le PIRE JOUR de l'année.
Ben oui, parfaitement.
Y a même un nom pour appeler le troisème lundi de l'année : le Blue Monday.
Non, je ne rigole pas : tout ce que la Gazette publie est rigoureusement vrai.
Or doncques, le Blue Monday.
Figurez-vous que c'est une société avec un nom-qui-ne-dit-pas-ce-qu'elle faitqui l'a dit,  Firstcare.
Franchement, ça vous évoque quoi, Firstcare ? Une boîte de parapharmacie, de produits pour la peau...?
 Pour moi, certainement pas des gens qui étudient le douloureux problème de l'absentéisme au boulot. Pourtant, c'est ce qu'ils font.
Et donc, ils consultent, ils interrogent, ils pointent, ils calculent, ils pondèrent, ils font des tableaux, des stats, des grilles, des fromages, des histogrammes...
Et CHTAK ! Ils moulinent et ça sort, comme la boule du loto, le long du tube... mystère... quel est le jour où les employés dépriment le plus...? Le troisième lundi du mois de janvier. Implacable.
Firstcare ne s'arrête pas là, Firstcare analyse et argumente, Firstcare est pro.
Le Blue Monday est la résultante mathématique d'une " douloureuse équation***: des températures glaciales depuis des jours, le soleil n'a fait que de très rares apparitions, les dettes de Noël qui se sont accumulées et le sentiment que le prochain jour de paye est très loin, les bonnes résolutions prises le 1er janvier sont déjà obsolètes...
Pour couronner le tout"
la plupart des travailleurs a déjà " pris trop de jours à cause des récentes chutes de neige."  Ou des grèves. Ou de la gastro de Tite Dernière. Ou de la fermeture de l'école maternelle pour cause de pandémie... Bref, le quota est atteint, y a plus qu'à aller bosser...ou à sombrer dans un coma dépressif nécessitant l'absorption de 3 Tranxène 2000 sur ordre de la Faculté.

Et cette année, qu'ils disent, est encore plus dangereuse, potentiellement, à cause de la crise économique. Firstcare fait donc de la prévention et encourage les entreprises à bichonner le moral de leurs employés pour éviter la désertification des bureaux ce jour-là. Car l'absentéisme coûte cher (c'est donc que les gens qui sont "au travail"...travaillent, bonne nouvellel!)

Bon, bref, il était comment pour vous, restrospectivement, votre 18 janvier ?
Parce que du côté de la Gazette, comme on vivait naïvement dans l'ignorance de l'équation calamiteuse, n'ayant eu l'info qu'à retardement (mea culpa), on a carrément passé un beau Blue Monday, avec du recul.
Au boulot avec les copains, pas seule au fond du pieu à dépressionner comme on l'aurait dû.
Et chez nous devant deux bons repas, avec petit rouge du Broussey (à Duffau Square) et cidre ( à la Bottine), buttercakes aux M&Ms (à Duffau square, re) et frangipane-surprise
( à la Bottine)... pas avec le tube de barbituriques et la bouteille de vodka.
Et en écoutant Let's stick together de Bryan Ferry et pas les pièces pour viole de gambe de Ste Colombe...
Bref, faute d'avoir eu l'info en temps et heure, la Zigo et sa troupe ont vécu en total décalage avec toutes les victimes télécommandées du Blue Monday.
Ouf, on a eu chaud !
Heureusement, il me reste 364 jours pour oublier cette date fatale et l'Equation de la Mort !!!
Largement plus qu'il n'en faut à ma cervelle de Fée Poisson Rouge :-)
goodbye-blue-monday.jpg
Par contre, je pourrais bien me contraindre à retenir le Pink Friday (j'invente le nom sur le modèle, ok?).
C'est le 3eme vendredi de juin : censément le jour le plus heureux de l'année. Entre le 18 et le 23 juin...grosso modo.
Tu m'étonnes ! Un vendredi, déjà... Au top des jours qui rallongent, en plus. En pleine période de festivités (Fête de la Musique, du Fleuve, du Vin, de fin d'années, pots de départs, barbèques de DonaldVille et j'en passe...) et en frôlant (pour certains) les GRANDES VACANCES !!!!
Je rajouterai, de façon toute personnelle, que le dimanche qui vient après n'est pas mal du tout non plus, d'ailleurs !
 :-))

NDLR :
Abonnés de mon coeur, je suis étonnée qu'un jour si stigmatisé n'ait par ailleurs pas donné lieu à doodelisation... C'est vrai, j'ai plein d'idées pour le logo du Blue Monday, moi...

*** sur Wikipédia, et sans sous-titres, car de toute façon, je ne cherche pas à comprendre des trucs de ce genre :

According to a press release by a mental health charity[3], the formula is:

\frac{[W + (D-d)] \times T^Q}{M \times N_a}

where weather=W, debt=d, time since Christmas=T, time since failing our new year’s resolutions=Q, low motivational levels=M and the feeling of a need to take action=Na. 'D' is not defined in the release, nor are units.

 

 

source : http://www.actualite-francaise.com/

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 18:42
On a de la chance, nous, les profs !
Déjà, on a les VACANCES. Rien qu'avec ça, on se dit que ça vaut le coup (malgré les mômes tous les jours, toute la journée, à vie, ou presque...)
Mais en plus, on a les invitations à des films en avant-première, le dimanche matin, exprès pour nous. Pas TOUS les films, évidemment. Pas Avatar ou Esther. Ben non, quand même !
Les films qu'on serait susceptible de montrer à nos élèves.
Donc :
- les films historiques sans fantaisie (pas Vidoq, par exemple)
- les films littéraires et/ou patrimoniaux (Jacquou le Croquant, Oliver Twist...)
- les films écolos, bien-pensants, et français : Artus Bertrand, Hulot... Et Jacques Perrin.

Ben oui, le Prince Charmant de Peau d'Âne en personne.
Parce qu'il a quitté son air niais et son collant moulant depuis des lustres, et que depuis, devenu blanc de cheveux et moins mièvre de visage, il fait des trucs très intéressants, le monsieur. Et proches de la nature, les trucs : Microcosmos le peuple de l'herbe, par exemple, ou encore le Peuple migrateur.
Et Océans. Notez, en vrai, le O n'est pas un O ordinaire, c'est un bel OMEGA, mais pour le faire avec mon azerty de base, c'est Kompliziert. Donc, je fais un O banal, mais le coeur y est.
Océans, donc. Sans eleven, sans twelve, sans rien.
Et c'est encore l'histoire d'un peuple...
Une succession de tableaux époustouflants, de très petit au très grand, sur toute la planète et dans toutes les profondeurs maritimes imaginables.
Tout n'est que lumières, couleurs, pulsations, grattements, jaillissements, explosions, lentes ondulations, surgissements, danses soyeuses, glissements, frissions, beautés sidétantes, alideurs fascinantes, douceurs attendrissantes.... Poissons, mammifères, oiseaux, reptiles, crustacés, plantes... Et la foule, la foule foisonnante au milieu de l'immensité. La vie, partout. Au son de musiques originales qui vont de chants celtisants à des "requiems" lancinants quasiment grégoriens. Immanquablement, la harpe, pour son rendu spécifiquement aquatique. Et du souffle, de l'envergure symphonique, à la mesure de nos océans sans limites.
Jacques Perrin et son copain Cluzeau ont fait de la belle ouvrage, sans demi-mesure. Ils ont mis des années, ils ont utilisé la science à merveille et, bref, quand on ne mégote pas, que le sujet est riche et qu'on a du talent + ce petit je-ne-sais-quoi qui est peut-être la passion, eh bien, cela fait un bien joli moment d'océanothérapie, de zénitude, de "badage", l'oeil rond, la bouche ouverte, le souffle collant au rythme des images.
Toute la première partie est presque vierge de toute présence humaine : à peine quelques mots de commentaire.
Puis vient un temps moins sauvage, plus douloureux. L'eau se teinte de rouge et l'homme apparaît. Triste réalité : nous meetons notre trésor en préil. Mais le film est plus responsabilisant que culpabilisant. Pollution et massacres, nous y pouvons quelque chose, ce n'est pas trop tard. L'homme, sur ses chalutiers, affronte lui aussi des dangers, ce qui le rend ...moins inhumain.
N'empêche. Quelques drôles de visions, dont un phoque tournoyant autour d'un caddie de supermarché, incongru,  posé bien droit au fond, et émergeant dans une mer...de déchets. Mais les épaves deviennent aussi des refuges et des lieux où la vie gagne. Espoirs...
Le message s'adressant fortement aux enfants, futurs citoyens qui tiennent l'avenir dans leurs menottes, Jacques Perrin, sur la fin, tient la main d'un petit garçon de 10 ans (au jugé) qui lui ressemble étrangement... ben tiens ! Au générique on voit en effet un Lancelot Perrin (couvée de tardillons, il semblerait qu'il y en eût un autre, encore plus jeune !)
C'est bien joli, tout ça, lecteurs bien chéris. bien bien joli. Et ça donne rudement envie que ça continue longtemps à le rester....
Une minute à vous dans votre agenda surbooké?
Un zeste d'Océans, alors, allez-y, avec le son, ça fait du bien !
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 18:46
Nouvelle année oblige, on parle de voeux. Nouvelle décennie oblige, on fait des bilans et on envisage l'avenir.
L'Homme a besoin de dates, de points précis, de chiffres ronds.
2010 tombe à pic.
Brièvement écoutée sur le temps de ma pause méridienne, une émission de la chaîne du Sénat ( LCP,oui, ça existe, oui, y a des gens qui regardent ça...;-D).

pour la séance intégrale, c'est ici !

 Jacques Attali parlait donc d'avenir(s).
Et des années "10"... Vous en avez déjà entendu parler, vous, des années 10 ???
Ben non, justement, faisait finement remarquer le monsieur.
Et pourtant !
Historiquement, rappelait-il, disons sur les 4 ou 5 derniers siècles, les "années 10" ne furent jamais...de chouettes années sur le plan politique.
Snif !
Et de nous parler de 1610 - 1620 : assassinat d'Henri IV, régence de son épouse Marie de Médicis qui donnera plein pouvoir au mari de sa femme de chambre...lequel dilapidera prestement le Trésor de l'Etat... Le Tiers-Etat regimbe, propose des réformes...que la Noblesse, ça va de soi, rejette en bloc et sans discussion...
Louis XIII finit par régner, il fait son petit ménage, les Protestants et les grands seigneurs se révoltent... Puis, début la Guerre de trente ans. Tout cela en moins de dix ans...

Jacques a dit : "Ne riez pas!" :-( Pour le 17e siècle, en effet, les années 10 ne furent pas glorieuses..
Mais le Jacquot n'a pas fini : il continue dignement son travail de sape de moral par ses rappels historiques pertinents. :-)
1710 - 1720 : cela sent la fin de règne pour le grand Roi Soleil.
A mi-parcours, l'illustre casse sa pipe... et son jeune successeur fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui a laissé... un Trésor quelque peu entamé.
Pour relever les finances, on fait appel à un Ecossais, Law, qui crée la première maison de crédit (concept d'avenir). Les Ecossais, à l'époque, étaient-ils déjà réputés pour savoir resserrer les cordons de la bourse ou bien cette idée vient-elle de là ? Toujours est-il que notre Scott fait je ne sais quoi exactement...mais cette tentative se termine en 1720 par une gigantesque banqueroute.
Re-snif !
Lecteurs chéris, si vous êtes perspicaces, vous sentez bien que la démonstration n'est pas terminée...
1810 et des miettes : c'est la Guerre de Russie. Carrément un très  très mauvais souvenir national, qui laisse des traces jusque dans notre langue imagée : Passage de la Bérézina, retraite de Russie... Armée napoléonienne décimée, France envahie en 1814, bye-bye l'Empereur et bon séjour sur l'île ! Gros ratage d'une restauration de la monarchie qui ne plaît à personne, pas plus au peuple qu'à l'armée. A la mi-temps, ce cher Nap' tente une petite reprise de 100 jours : bonne idée, il est pile poil là quand on perd à Waterloo, c'est bon, il a compris, Tchao Pantin !
Vous en voulez plus ? Les cinq années suivantes, grosso modo, l'ambiance, c'est les royalistes qui reviennent et qui massacrent tous ceux qui avaient soutenu la république ou l'Empire : cool !

Re-re-snif ! Là, c'est carrément le rhume de moral !
Père Jacquot, Père Jacquot, raconte-nous une histoire ! Père Jacquot, Père Jacquot, raconte-nous deux histoires !
1910... Socialement, ça bouillonne... Grèves en tous genres...fonctionnaires, Chemins de Fer...tiens, tiens ;-)
1914 : c'est jean Jaurès qu'on assassine... et puis... vous connaissez votre Histoire de France sur le bout des doigts. Qui oublierait 14/18 ?
Et la récession économique qui suit... et qui va bon an mal an nous amener jusquà la guerre de 39.

Que du bonheur, ces années 10, t'as raison, Msieur Attali !
Et MERCI LCP Public Sénat, d'animer ainsi nos entre midi-et-deux. Entre midi-et-une, d'ailleurs, pour la courageuse petite Zigobelle qui ne pause qu'une heure. Du coup, j'ai dû quitter la scène avant que le sieur Attali ne nous prédise une prochaine décennie qui fera date par sa débâcle, ses scandales, ses catastrophes de tous accabits...
Non, je rigole, hein ! Je suis sûre qu'il avait des choses bien mieux que ça à nous dire, parce que c'est quand même de l'émission en boîte, pas du direct-live, et Public Sénat, il ne voudrait certainement pas démoraliser son audimat et perdre ses 0,012% d'audimat du vendredi midi à cause d'un déballage monstrueux de prophéties économico-politico-apocalyptiques.


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 19:00
Premièrement, parce que c'était bien, que dis-je, super bien !
Magique, touchant, romantique, on voyage, quoi ! Enfin, votre gazetière a adoré, en tout cas ! Tellement adoré, qu'après l'avoir vu à plat, après trois jours de grâce et d'emballement, elle y est retournée vivre l'expérience (risquée, pour ceux qui savent mes difficultés à voir les reliefs au Futuroscope) comme il se doit, en Real 3D.

Deuxièmement : justement, pour les lunettes.
Parce que j'espère que le film sera bel et bien en 3D, et que les lunettes qu'on s'est offertes au cinoche pour la pharaonique somme de 1.50€ la paire (sauf une paire prêtée gracieusement par l'Ange du Middle) seront compatibles. C'est vrai, quand on les a essayées une fois, on ne veut plus entendre parler des prothèses monstrueuses de Poitiers, pas plus que des lunettes rouges et vertes en carton de quand on était petits.
Donc, on espère fermement.

Troisièmement, pour le sexe.
Remarquez bien : je l'ai mis en troisième position pour faire bon genre, et parce que ma MÔman est une lectrice fervente de la Gazette. Donc, forcément, je n'allais pas entamer l'article par cette justification qu'aucune fille de bonne famille ne saurait revendiquer sans rougir.
N'empêche. Pour ceux qui n'auraient pas encore vu le film, je ne dévoilerai rien de vraiment inimaginable en disant qu'il y a de grands "elfes" bleus et léonins, sortes d'aborigènes ld la planète Pandora. Y a des vrais, et aussi des pseudos, mais c'est pas grave, à part les mains et les pieds, ils sont pareils et peuvent se mélanger.
Comme on s'y attend un peu (comme dans Sissi, comme dans La route de Madison, comme dans Pretty Woman, comme dans ....etc.) ils tombent amoumoux et comme on n'est  plus au 19e siècle mais quand même en 2500 et des poussières d'étoiles et que chez ces gens-là, Monsieur, on est proche de la Nature, eh ben, naturellement... Enfin vous voyez, quoi ! Mais en fait non, justement, vous ne voyez rien. Rien de rien. Vous IMAGINEZ, c'est tout (pour ceux qui ont de l'imagination, évidemment, les autres, j'en sais rien). Vous imaginez, donc, parce que le sieur Cameron, il a fait un film familial. Mais ... car il y a un MAIS !
Mais (donc)...il a quand même tourné des scènes où nos deux héros se...rapprochent. En un mot comme en cent, y en a qui savent donc comment ces aborigelfes bleus font LA CHOSE (à cause de ma maman, j'emploie des termes cuits, vous comprendrez...) !!!!
Et vous savez quoi ? Le James, il a fait un film familial, certes, mais il a surtout pensé que le DVD, ce serait cool que les gens l'achètent... ! Banco !
Et donc, et donc....? Eh bien, il fait savoir ici et là que lesdites scènes tournées/coupées seraient visibles exclusivement dans la version vidéo !!!

Alors maintenant qu'on sait ça... ;-))

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 18:13

Lecteurs bien-aimés, ça y est c'est fait : j'ai reçu ma deuxième injection, et avec adjuvant.

Je ne parle pas DU vaccin, non, hein ! Évidemment pas : puisque de toute façon, non seulement je n'ai pas eu de première fois, mais en plus, ce vaccin-là, on le sait maintenant, ça marche en un seul tour, comme les élections du personnel (et ça tombe ultra merveilleusement bien parce que déjà, une seule piq-piq pour les prioritaires munis du ticket gagnant, ils n'arrivent plus à assumer, alors, 2, vous imaginez l'engorgement ! )

Bon, bref, au fait, ZigoBelle, au fait !

L'injection dont je vous parlais, c'est ma mini-cure bisannuelle de TANGO !

Je l'ai faite ce dimanche, version non-participative mais contemplative, au Casino de Bordeaux, en compagnie du meilleur adjuvant dont je pouvais rêver pour rendre encore plus jubilatoire cette nécessaire piqûre de rappel tanguesque.

Ô'tango, spectacle venu de Buenos Aires.

Une vie traversée par le tango, des premières années du 20e siècle jusqu'au années 50.

Si j'ai bien compté, 10 danseurs, 5 musiciens et 2 chanteurs, soit 17 artistes qui ont oeuvré pour nous faire partager la magie de cette musique et de cette danse.

Palme d'or à la chanteuse, longue et gracieuse  jeune femme brune à la voix incroyablement chaude, vibrante, profonde.

Grand bravo à l'orchestre, qui a ressuscité des standards de toutes les époques avec dynamisme et  passion. Un piano véloce, un bandonéon dramatique comme il faut, des violons ardents, une contrebasse vibrante : notre coeur s'accordait à la pulsation de la musique et nos pieds fourmillaient du désir de la piste.

Au milieu de décors joliment baroques, les couples, avec l'élégance et la grâce qu'on attendait d'eux, ont pratiqué un tango de scène spectaculaire, certes, mais sans trop d'excès, ce qui est pourtant souvent le cas dans les spectacles de cet acabit. Bien sûr, on n'était pas dans une milonga de Buenos Aires, où la place est tellement comptée que les pas se discernent à peine, et que tout l'art du tango se révèle dans l'abrazo et la marche du couple. Ici, l'espace est vaste et les chorégraphies permettent des ganchos, voléos et autres fioritures d'envergure impressionnante ! Notons aussi, vu le degré de technicité et de professionnalisme de la troupe, la vitesse d'éxécution des figures : tout bonnement sidérante, notamment lors de la délicieuse et joyeuse milonga du tableau du petit bal aux lampions. Bien entendu, il y avait quand même quelques tangos un peu plus tempérés, de ceux qui m'émeuvent particulièrement...

Petit instant où la critique devient moins flatteuse (il faut bien nuancer ce qui peut l'être) ...

Le problème, avec le tango, c'est qu'il est par essence tellement empreint de sensualité que le risque est toujours grand de dépasser la ligne...

La pulsation de cette musique, qui court comme le sang dans les veines, les gémissements des cordes et les soupirs du bandonéon, les pieds qui frôlent le sol avec la pression d'une caresse appuyée, le regard des partenaires avant qu'ils s'enlacent : tout parle d'amour et de désir, et un rien peut faire tomber facilement dans le mauvais goût... ou même la vulgarité.

Dans Ô'Tango, rien à dire sur le style de la danse mais, de l'avis de votre Gazetière, un peu de dérapage au niveau des costumes, du moins à la fin.

Bon, au départ, le trait était un peu trop appuyé, qui posait la traditionnelle ambiance des bordels (appelons un chat un chat) où le tango fit historiquement son nid. Les corsets, bas et jarretelles se justifiaient, si on en désirait, mais je ne les ai pas trouvés de la meilleure coupe : jupons trop courts, qui ne servaient pas la ligne des danseuses mais leur donnaient quelques airs de "derrière de Donald". J'ai sincèrement vu des évocations de dames galantes plus savamment sexys, où l'on en exposait moins mais où plus était suggéré.

Vous me direz qu'au regard de la Traviata qui fut donnée pour la réouverture de la Fenice en novembre 2004, quand Violetta chante tout le premier acte sur son lit à draps de satin recouvert de billets de banque, en guêpière et bas noirs sous déshabillé 100% transparent, notre petite maison close portègne c'était le pays de Candy... :-)

Bon, ce premier tableau, encore vous dis-je, c'était assez amusant. C'est sur la partie contemporaine de l'histoire que le ou la costumière a un peu perdu son inspiration. Je ne sais si c'est pour évoquer la modernité ou parce que l'épisode se passait peut-être "au-delà" du réel, dans l'imagination et le souvenir du héros, ou dans un monde outre-tombe (sous les racines d'un arbre, donc...on peut tout imaginer), mais subitement, tout était dans la demi-mesure. Au sens propre. Par exemple, une tanguera avait une demi-combinette, c'est à dire le côté gauche habillé et au milieu, paf, plus rien à partir de la taille, sauf un shorty blanc façon Dim Pocket. Oui oui. Et une autre, c'était Sheila version tango, avec mini-short en lamé or et traîne drapée... Bon...Sauf que le short, fût-il en dentelle, n'est pas réputé pour allonger la cuisse...surtout celle de vraies danseuses pas très grandes et fort musclées... Dommage... Pour faire bonne mesure, l'appétit des spectateurs étant censément rassasié en matière de chair fraîche, les dames ne furent pas oubliées : la Sheila tangante a donc  gracieusement ôté la chemise de son partenaire avant de glisser avec lui dans un tango qui n'avait pas besoin d'un danseur torse-nu pour être magnifiquement sensuel. Pourquoi tant de peau alors qu'il existe de si belles étoffes pour sublimer les corps et le mouvement ?
Mais à part ces petites touches peu stylées qui ne dénaturent pas l'origine de notre chère danse, ce fut un spectacle enthousiasmant, riche de ses chants à qui l'on avait réservé une belle part, un beau spectacle complet au service de l'éternel et inimitable
tango argentino !

Et donc...
un immense MERCI à mon ADJUVANT !!!
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