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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 00:00

Qui, de ma génération, ne se souvient de ce célèbre feuilleton ?

A peine 3 notes de musique, et je suis certaine que vous plongez tout droit au coeur de la savane !

 Eh bien aujourd'hui, j'aimerais bien pouvoir faire autant de miracles que le Dr Machin et sa fille Paula, parce que, je vous le dis, à la lecture de la presse, ces temps-ci,  y a ben du malheur chez nos amies les bêtes...

 

J'adopterais... le petit héros du film Bonobos. Pas besoin de faire de longs discours, sa photo suffira à vous faire comprendre à quel point JE CRAQUE pour lui !!!

bonobos.gif

 

J'adopterais... la pauvre baleine qui chante pas comme les autres. C'est ma correspondante à Berlin qui m'a transmis l'info, lisez plutôt son triste destin : la pauvre bête "a la malchance de chanter sur une fréquence différente de celle de ses congénères (en gros, 51,75 hz, soit environ 25 Hz au-dessus des autres baleines). Résultat, elle a beau émettre des appels, à raison de deux à six chants de cinq secondes environ, aucune autre baleine ne les entend !  La conséquence, c'est que cette baleine vit seule, à l'écart des autres... et ceci depuis au moins 20 ans !(...) on ne sait pas grand chose d'autre, ni la cause de sa différence "vocale" (une malformation ?), ni son apparence, puisque personne ne l'a jamais vue. Tout au plus a-t-on constaté qu'elle n'empruntait pas non plus les routes de migration connues des autres espèces de baleines. On la repère juste de temps à autre.... " (http://etrangenature.blogspirit.com/archive/2011/03/03/le-chant-de-la-baleine-solitaire.html)

 

J'adopterais .... et je débaguerais les malheureux manchots royaux. Je lis avec émoi : "Les chercheurs ont constaté que les manchots bagués (à l'aileron) ont engendré 39% de poussins en moins et que leur mortalité a été 16% supérieure à celle de leurs congénères non bagués. En outre, l’étude suggère que les manchots bagués réagissent différemment aux changements climatiques, les chercheurs ont en effet constaté que les oiseaux bagués arrivaient plus tard sur l'île pour se reproduire." (et en plus, je m'inquiète et je me demande si c'est pareil pour nous, cette histoire de bague, et si c'est pas une enquête pour dégoûter les gens du mariage...)

manchot.jpg


Je n'adopterais pas ... de cougar, hélas, puisque ma 3/4 m'a appris, il y a quelque temps, que cette espèce de puma de l'est américain a officiellement été déclarée disparue, aucun individu n'ayant été observé depuis les années 30. Triste.

cougar.jpg

(un puma, qui ressemble au cougar, j'ai pas mieux)

 

Encore plus triste ! Je n'adopterais pas KNUT parce qu'il vient de mourir  dans son zoo natal à Berlin. Vous vous souvenez de la knutmania, cet engouement pour l'ourson polaire né en captivité ? Eh bien le pauvre petit a succombé il y a peu à une encéphalo trucmuche fulgurante. Atroce, j'en ai vraiment gros mal au coeur. A peine 4 ans ! Un destin bref et pathétique.

knut.jpg

  Ah ! Si j'étais Daktari....



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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:30

 

Pour une pédadogue convaincue, Lecteurs chéris, la transmission du savoir (des savoirs) fait toujours plaisir.

Surtout, dans les pédagogies dites actives, quand ledit savoir s'élabore par l'entraide, la coopération et les interactions avec  les pairs.

Eh bien, là, aujourd'hui précisément, figurez-vous que non !

Je découvre avec la joie que vous imaginez cet article de Sud Ouest :

Attention aux jumelles

Depuis hier, les policiers municipaux sont équipés de radars et effectuent des contrôles.

(...)

On connaissait les radars automatiques, les appareils embarqués à bord de voitures banalisées et les radars jumelles qui équipaient jusque-là la police nationale. Désormais, il faudra se méfier des motards de la police municipale qui, eux aussi, sont dotés des fameuses jumelles « prolaser ». Les premiers ont formé les seconds à l'usage de l'instrument dont la capacité de lecture d'une vitesse va au-delà de 600 mètres, de jour comme de nuit. Hier matin, les policiers municipaux ont testé l'appareil avec succès au niveau de la rue Fondaudège.

Pensées spontanées à la lecture de cette sympathique nouvelle :

 

- Merci pour la rue Fondaudège. Déjà, faut l'atteindre sans se faire flasher par le radar ultra-sensible du feu de Tourny...

En suite, entre les pervers de la contredanse qui font des descentes à 6 pour aligner les malheureux dépasseurs de minutes de l'horodateur et la fourrière qui, on dirait bien, fait des tours de quartier et appelle elle-même ses potes pour qu'ils viennent permettre l'enlèvement du véhicule gêneur, on n'est pas gâtés, tout ça avec des places de parking qui fondent comme neige au soleil (parce que : autour du Jardin public, je pense que la municipalité a concentré 90% des places "handicapés" de la commune, je vous jure, on a en une tous les 10 mètres, et en prime, comme c'est un bel endroit, on a des tas de tournages qui bloquent des rues entières, et, encore mieux, bigarreau sur le Petit Lu, on a, à chaques vacances, le tournage de Famille d'accueil, gloire de la création télévisuelle française, sommet de la qualité, série ambassadrice de l'esprit à la française...)

Et donc, quand par hasard, en plus de jouer à la pêche aux places, on n'est pas ralenti par les bouchons de la ville, quand par bonheur ça roule, là, un petit élan de joie entre deux feux ou deux bus qui déboîtent....FLASH ! C'est la seconde chance au grattage, Msieurs-Dames !

Cool.

 

- Ils sont où les cahiers de doléances du Tiers-Etat ? Parce qu'à force, avec nos pauvres mais (encore) indispensables voitures, on commence à en avoir des choses à écrire, il ne vous semble pas ?

 

- La police nationale formant la police municipale à l'usage des jumelles, là, ça fait rêver. On a dû subir, sans le savoir, les retombées d'une telle ébullition neuronale, y a dû avoir un  orage magnétique, c'est sûrement ça la cause l'excitation improbable des derniers jours au collège... Les enfants sont si réceptifs aux perturbations style lune et compagnie, qui ne le sait ?

 

- L'auteur écrit bien, et ses constructions syntaxiques sont parfaites : à aucun moment on n'aurait pu se tromper et croire que  la relative "dont la capacité de lecture  va au-delà ..." eût un autre antécédent que "l'instrument".... ;-))

Bon, c'est vrai, j'ai un peu tronqué le texte... mais  juste pour rire, hein !

 

Allez hop ! Vive la Petite Reine, tiens !





 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 19:42

C'est un roman sur la filiation...
Non, j'ai mal commencé.
C'est une grande saga familiale pleine de surprises ...
Encore non ! Je devrais commencer plutôt par : "Le récit de la réussite "à l'américaine" d'un Juif allemand émigré"...
A moins que je t'attaque sur le côté "réflexion sur le monde de l'art à New York, dans une société qui place l'argent comme valeur suprême"...
Mais pourtant, d'emblée, c'est en fait un bon thriller qui nous tient en haleine.
Ah lala ! Les visages, de Jesse Kellerman, c'est tout ça à la fois !

visages.jpg
C'est un objet littéraire protéiforme, où l'on voit un héros se transformer, chercher, errer, comprendre, naître à lui-même ; où l'on voit "pousser" un arbre généalogique tordu, complexe, contraint ; où l'on avance  pas à pas dans une (en)quête étrange à la recherche d'un serial killer jamais identifié ...
Qui est cet artiste, sans doute psychotique, qui dessine, au centre de son oeuvre, puzzle pharaonique, les portraits d'enfants assassinés il y a quarante ans ? Et où a t-il disparu, cet homme qui a vécu plusieurs décennies dans le même immeuble et dont aucun voisin  n'est capable de faire une description cohérente ?
Et pourquoi a-t-on envie de suivre partout le héros, marchand d'art contemporain antipathique, cynique et plus opportuniste qu'honnête ? Comment fait-on pour le supporter...et finalement, l'aimer bien ?
Parce Kellerman écrit bien
et qu'il sait faire naître l'empathie.
Parce que Kellerman est complètement au-delà du thriller ordinaire, au-delà du roman d'introspection habituel, au-delà de la saga telle qu'on la connaît.
Il mélange habilement les trois genres, nous fait passer de l'un à l'autre, nous conduit de fausse piste en flash-back,  nous y égare sans qu'on s'y perde ni qu'on survole un chapitre pour aller plus vite à la suite. On ne s'ennuie jamais en dévorant Les visages, et on arrive au bout, exactement là où l'auteur nous mène, au bout du bout même, jusqu'au rebondissement final, à la fois boucle bouclée et re-naissance.

Cette jungle touffue où croissent et s'entrecroisent les mystères m'évoque un peu Les monstres de Templeton, dont j'ai dû faire une petite critique ici il ya quelque temps je pense...

Une vrai bon moment de lecture.


A retenir !

 

NDLR : Il ne serait pas étonnant que le livre devienne un film un jour. Il faudra alors faire bien attention pour certaines scènes qui pourraient passer moins bien à l'écran qu'en lisant...

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 09:33

C'est LE lieu de rendez-vous du jour.

Là où il faut être pour célébrer dignement les 100 ans de la Journée de la Femme.

A travers le monde, sur des tas de ponts, des gens vont aller symboliser la route parcourue depuis un siècle pour rapprocher hommes et femmes dans leurs droits et leur condition.

pont.jpg

L'idée est belle, j'avoue qu'elle me plaît. De toute façon, j'adore tous ces images de "passage", de liens, de chemin...

 

Bon, bien sûr, on a aussi un beau doodle :

 

womensday11-hp.jpg

Je ne sais trop l'interpréter... Y a Docteur Quinn, non ?  Oui, c'est Michaela et Coleen. Sinon, on  a des motifs assez japonisants... ou africains...une ambiance vaguement "muchaïsante"...

Somme toute, c'est comme le truc du pont, ça me plaît.

 

Je vais bien, tout va bien,

Je suis gaie, tout me plaît !


Voilà pour le Net, regardons maintenant de plus près ce que la lucarne magique nous réserve ce soir au cas où aucun homme ne nous aurait concocté une soirée aux petits oignons digne de ce GRAND JOUR de fête...

Morceaux choisis...

Sur la 2 (Antenne 2, pour faire rire GINette), cadeau de la tévé publique, une nouvelle émission de téléréalité : "Une semaine sans les femmes", ou comment tout un village va se voir privé de sa population féminine adulte pendant 7 jours !

Grandiose, je le pressens.

Canal + : Football, Arsenal- Barcelone : on ne pouvait faire mieux si on voulait "libérer la soirée" de très nombreuses dames !

France 5 : Femmes au volant. Ou la haute lutte des dames pour accéder au pouvoir automobile. Une phrase pour donner le ton ? "Quelle différence y a t-il entre une femme au volant et une fraise des bois ?" ***

 

Après au choix, on a : Le combat d'une femme (la première à devenir médecin, c'est donc elle dans le doodle!), Une affaire de femmes (on connaît)...

Et Conan le Barbare à reluquer, éventuellement,  puisque les hommes seront devant le foot.

Non, vraiment, c'est pas la fête à la télé ! Comme d'hab, me direz-vous.

 

On pourra se rabattre joyeusement sur un opus intéressant qui épingle (et s'inquiète, à défaut de s'étonner) la médiocre réussite scolaire des garçons au regard de celle des filles :

sos.jpg

L'ouvrage met en avant les difficultés scolaires des garçons dans le système éducatif français et propose des explications. "Dès le primaire, un bon élève c'est un ensemble d'attitudes : des devoirs soignés, être à l'heure…, ne pas s'agiter… Or la prégnance du modèle traditionnel dans la famille contribue à développer chez les filles des qualités d'écoute et d'ordre."

Hi-hi-hi...

Dans ces colonnes, on le sait, on a de tout temps défendu la thèse simple et VRAIE : c'est hyper mieux d'avoir et d'élever des filles que des garçons. Ce livre nous en donne encore de nouveaux exemples... ;-))

 

Et pour celles qui n'ont envie ni de télé ni de lecture, vous pouvez toujours collectionner les gentilles blagounettes qui courent aujourd'hui. Je ne vous refais pas celle des fraises, je vous en donne une délicieuse envoyée ce matin à ma moitié pédagogique par....son FILS (heureusement, elle a aussi 2 filles).

"Combien de temps une femme met-elle pour nettoyer les WC ?"

Dom-le-martyr a tenté une réponse qui va lui coûter cher : "Pas longtemps parce qu'elle est habituée au ménage". Faut faire gaffe avec l'humour, dans sa position...

La bonne réponse étant : " Peu importe, du moment que le repas est prêt à l'heure".

Donc, les filles, je résume.

Vous cherchez ces jolies petites perles...il n'en manque pas....vous les imprimez...vous les reliez...et ce soir, quand IL est bien assis dans son fauteuil au début du match...

BANG ! Un bon coup sur la tête et c'est parti pour une NUIT de la FEMME TRANQUILLE !

 

 

*** Zavez qu'à lire le programme dans Sud-Ouest ou regarder l'émission...;-))

 


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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:06

Aucun de mes lecteurs n'ignore que les collèges et lycées son remplis de profs intérimaires, contractuels, vacataires et autres contrats précaires. Embauchés dans l'urgence pour des heures manquantes à la DGH (dotation globale horaire), 6 heures par-ci, deux mois par-là...

C'est l'établissement qui recrute : pas de cabinet, pas de DRH, pas la peine : enseigner, c'est pas sorcier, et puis, éduquer, c'est une marchandise de peu de valeur, quant aux élèves, de quoi se plaindraient-ils ?

Entre un prof certifié qui a été formé et donc côute trop cher à la collectivité et un prof-kleenex qui n'a droit qu'à des vacations (payées à l'heure, donc sans congés payés), verraient-ils la différence, de toute façon ?

 

Bon, faut juste, peut-être, faire un peu gaffe à qui on recrute...

A force d'avoir supprimé des postes, il manque d'enseignants d'allemand. Faut donc en trouver, et y a des régions où ils sont rares. Ben oui, le pangermanisme a échoué, rappelez-vous.

Alors on prend ce qu'il y a, on fait avec les moyens du bord.

Et tant pis pour ces élèves compliqués qui ne font pas anglais/espagnol comme tout le monde !

Tu veux faire allemand, petit ?

Soit. A tes risques et périls !

 

 

Lu sur le café péda, ce matin...

L'éducation nationale a recruté un malade mental dangereux
L'académie d'Aix Marseille a recruté un contractuel évadé d'un hôpital psychiatrique. Selon l'AFP, l'académie d'Aix Marseille a recruté comme professeur d'allemand contractuel un jeune schizophrène irlandais évadé d'un hôpital psychiatrique. Il avait été interné après avoir donné des coups de couteau à un passant. Installé à Digne, ce professeur donnait toute satisfaction. C'est une discussion pas banale avec son chef d'établissement qui l'a perdu.
Recherches pour en savoir un peu plus sur ces fameux propos tenus lors d'une "conversation banale"... pas si banale, peut-être ?

Je trouve ma réponse en Suisse sur la Tribune de Genève :

 

"Une histoire de fou ? On a peine à y croire. Un Irlandais de 26 ans est parvenu à se faire embaucher en tant que prof d’allemand dans un lycée français à Digne-les-Bains) après s’être échappé de son hôpital psychiatrique. Il faut dire que le diplômé d’Oxford donnait entière satisfaction et n’avait éveillé aucun soupçon.

Jusqu’à ce qu’il tienne des propos inhabituels lors d’un entretien informel. Le jeune homme déclare alors à la directrice être un agent des services secrets travaillant pour la police britannique (Scotland Yard)… Ni une ni deux, elle contacte les services de police. Le mystère est rapidement levé et fait froid dans le dos : le jeune prof avait en réalité été interné dans un hôpital d’Irlande du Nord en 2007 après avoir tenté de poignarder un individu.

Comment s’est il retrouvé dans ce lycée ? Suite à une candidature spontanée au rectorat d’Aix-Marseille. (...)

Suite à son arrestation réalisée en France sans qu’il n’oppose de résistance, le voilà de retour dans une unité psychiatrique."

 

 

NDLR :Bon...c'est très embêtant tout ça.

Parce que bon, moi aussi, je travaille pour certains Services Secrets, même si ce n'est pas Scotland Yard, et l'Angel 2 aussi est infiltrée dans l'Ed Nat... Il faut donc qu'on soit vraiment très très vigilantes toutes les deux à ne pas trop en dire sur nos missions et compagnie... On ne sait jamais... des fois qu'il se rendraient compte qu'on s'est échappées de j'sais pas où....Et qu'il y en a une troisième en liberté, potentiellement à la tête de n'importe quel service Qualité....


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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 10:30

DonaldVilliens, heureux habitants de France, si vous mettez en route aujourd'hui votre moteur Google, vous aurez le plaisir de découvrir un joli doodle rendant hommage à Cézanne.

cezanne11-hp.jpg

 

Cela vous rappelle, kékchose...oui... C'est sa Nature morte aux pommes et aux oranges.

Et figurez-vous que ça ne pouvait mieux tomber, ce superbe logo, parce que c'est une ode aux couleurs que je voulais justement écrire aujourd'hui dans ma chère petite Gazette !

Depuis cette nuit, j'ai ça dans la tête : je sais comment je veux vous raconter le bel opéra que j'ai eu l'immense bonheur de voir et écouter hier soir. Avec une palette de couleurs franches et contrastées, comme l'a décidé la mise en scène d'hier soir.

C'était au Pin Galant, où l'on donnait La somnambule, de Bellini.

Au départ, c'est un vaudeville, sans doute, mais où l'on rit peu : c'est avant tout une très romantique histoire d'amouououour...

 

VERT : le décor, la sène, le fond, les costumes du choeur : robes, chapeaux, manteaux... Beaucoup de vert, pour évoquer la Suisse, la campagne, le printemps... Une histoire qui commence par une liesse villageoise totale : on va célébrer des noces très attendues, entre la "petite chérie du village (sorte de rosière) et son amoureux bien aimé de tous. Du vert donc, mais peut-être un peu trop... Le vert, à force d'être cru, finit par évoquer aussi une sorte d'acidité, voire même de manque d'oxygène, comme dans certains bassins étouffés par les algues. Dans ce village, tout semble aller pour le mieux, mais....

ORANGE : l'opposé du vert entre en scène. Une rousse flamboyante et qui bout de jalousie. Seule avec sa chevelure de flamme et son habit de feu, elle se démarque de la troupe des habitants fondus dans le paysage. Elle enrage, car, ancienne préférée du marié, ce n'est pas elle aujourd'hui l'épousée. Ce petit feu-follet chante sa rage et son dépit... et l'on pressent que le tableau risque de perdre de son éclat bientôt.

BLANC : la pure Amina, mariée à la voix de cristal occupe l'espace vec une grâce et une légèreté aériennes. Arrive l'époux, blanc aussi, et ces deux anges attirent toute la lumière de la scène, blancs tels des lys dans une verte vallée.

VIOLET : théâtrale arrivée d'un étranger, haut, massif, chevelu (la barbe en plus, on aurait cru à un Raspoutine exilé!).

Que vient faire cet imposant homme de la ville au coeur de ce petit village perdu dans les montagnes helvètes ? Son long manteau de voyage qui lui tombe jusqu'aux pieds n'est pas sans rappeler quelle cape infernale. Et ce violet qui tranche, couleur du mystère et du péché... L'équilibre est rompu, on pressent que ce violet va vite faire écho à l"orange, pour créer quelque orage dramatique...

ROUGE : le lit-sofa du déshonneur. Dans la chambre du fameux étranger (dans les faits, le comte du château voisin, depuis longtemps porté disparu, château qui domine le village tout comme ses maîtres dominent d'une autorité naturelle les villageois consentants), Lisa l'orange laissera un peu de sa vertu... et la blanche Amina sera retrouvée endormie. Malheur à elle ! Irréprochable colombe qui n'est arrivée là que parce qu'elle souffre de somnambulisme, maux inconnu du village, qui jettera sur elle une injuste suspiscion de trahison ! Ce n'est plus  de l'autel du mariage dont il est question, mais de l'autel du sacrifice de l'innocente !

Rouge de la colère aussi : le marié, blessé en son coeur autant qu'en son amour propre, va arracher la bague du doigt de la pauvre fiancée qui faillit bien en mourir...

NOIR : la blanche colombe est maintenant toute de noir vêtue, telle une macabre robe de mariée en deuil, jusqu'au long voile de tulle qui est à présent couleur de suie.

Triomphe momentané de l'orange : le fiancé trahi, in petto, décide d'épouser Lisa, son ancien amour.

 

Mais le comte, violet qui révèle et qui sait, va tenter d'expliquer le phénomène.

On peine à croire à cette histoire funambulesque de somnambule...lorsqu'apparaît, sur les remparts, blanche dans sa chemise, l'endormie qui chante encore son amour haut et fort, en équilibre précaire, éclatante dans le BLEU de la nuit.

Redescendue sur la place, aveugle à ce qui l'entoure, elle s'effondre alors, serrant sur son coeur le bouquet de violettes que lui offrit le fiancé il y a quelques heures : bouquet du bonheur du bonheur promis et déjà envolé. Elle chante ces fleurs fanées et son coeur éteint dans une aria qui tient autant de la prière que de l'air de bel canto.

Magnifique tableau, dans la mise en scène d'hier, où, effondrée dans sa chemise ample, avec son imposante perruque de jais, elle évoquait irrésistiblement Madame Butterfly pleurant son amour envolé...

C'était, Lecteurs adorés et sensibles, d'une beauté et d'une émotion à couper le souffle...

 

Pour vous faire une petite idée, je joins ici précisément cet air célèbre. Tant qu'à faire, j'ai choisi la Callas, hein !

On n'a pas tellement fait mieux depuis, je pense, même si les artistes de l'opéra tchèque nous ont enchantés hier soir, et furent parfaitement à la hauteur de leurs rôles respectifs, soprani éthérés, mezzo vibrante (la mère d'Amina), ténor avec du souffle (c'est pas toujours le cas!) et vraie vraie basse à faire trembler les os !

 

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 18:47

Ah Jésus, si t'avais su !

Dans le précédent article, on a vu combien il était difficile de captiver son public scolaire. C’est que notre cher Maître possédait fort peu de biens matériels, voire aucun ou presque, et surtout pas de ces objets technologiques actuels qui nous permettent d’avoir Internet partout (qui sait ? ptêt même au cœur du désert !). Du coup, il n’avait pas accès aux fabuleuses publications des chercheurs en sciences cognitives. Sur le Café Pédagogique, par exemple. Et ça, c’est bien dommage, non seulement parce que ces lectures sont un vrai régal, mais encore parce qu’avec ça, imaginez comme il aurait été encore meilleur !!!

 

Précurseur, notre Rabbi : il était déjà d'accord avec  le jeune cogniticien Idriss Aberkane qui met en lumière la nécessité, dans la société moderne, de considérer l’homme comme un élément non isolé, dont seules les interactions avec d’autres sont susceptibles de faire évoluer les choses.

« Si nous n’apprenons pas en groupe, nous n’apprendrons rien ».

Il est judicieux, nous dit-on, "de  créer de petites unités où la cohésion est solide et dans lesquelles l’individu se sent en sécurité et en confiance. La connaissance devient alors collégiale et l’école prépare ainsi l’élève à tenir sa place dans la société : "l’autre" n’est pas un obstacle ou un censeur, mais un partenaire."

Avec ses Douze, notre Nazaréen avait tout compris, semble-t-il.

Mais Idriss Machin insiste aussi sur la nécessité de dépasser la transmission de connaissances verticales, où l’enseignant doit recevoir beaucoup d’attention de ses élèves, en n’en donnant que peu à chacun. Ben oui...la pédagogie frontale, la fameuse "classe autobus", c'est pas le top ! Tonton Célestin l'avait bien dit !

Mais ce n'est pas tout : il y a du neuf….la scholastique serait dépassée ( !!!???)… ;-)  Pour apprendre, le langage ne suffit peut-être pas ....

Les sciences cognitives modernes bousculent la philosophie analytique, celle qui disait "les limites de mon langage sont les limites de mon monde". L'idée que la pensée est une émanation du langage semble dépassée ! Même si le langage est notre modalité préférée pour transmettre l’information, il faut bien admettre que toutes les pensées ne sont pas verbalisables.... (ni avouables, d’ailleurs …) La preuve, les aphasiques ne parlent pas mais n’en pensent pas moins !

Bon, c'est forcément mieux d'être capable de verbaliser un maximum de ses pensées (au moins pour les autres, si on veut se faire entendre…) mais...on admet maintenant que l'on peut maîtriser un concept sans savoir le verbaliser, ce qui nuance le mot célèbre  de Boileau « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement ». Et attention, amis des maths (y en a dans mon lectorat) : on peut compter sans savoir parler. Et je vous assure, Philou ne me contredira pas, que l’inverse est vrai aussi :-D ! La fin du supplice pour tous ces matheux intuitifs que l’on assomme injustement de « Explique ton résultat ! Détaille ta démarche !!! » ???

Malheureusement,  l’éducation actuelle ignore beaucoup les capacités non verbales. Il serait temps de rompre avec la tradition…

« Verbal et non verbal sont en synergie, c’est donc rendre un service très appréciable au verbal que d’attirer l’attention sur le non verbal. » Et au chapitre du non-verbal et des savoir-faire qu'on serait bien en peine de verbaliser…qui ne penserait au… jeu vidéo ?

Idriss y a pensé, lui. Et il conclut que le jeu sollicite la mémoire à long terme d'une façon remarquable. Par exemple on a pu constater que dix ans après avoir joué à Super Mario 64 les gens se rappellent encore très exactement l'organisation spatiale de ce jeu en 3D. J’en connais qui font encore plus fort avec le Rubikscube 30 ans plus tard !!!

C’est que « spatialiser »  les connaissances, c’est un truc de génies, figurez-vous. Il paraît que les « calculateurs » d’élite ou les joueurs d’échecs, mentalement, « posent » dans la pièce des formules, des opérations, des « pompes » quoi ! Et qu’ils savent où aller les chercher (toujours mentalement) très vite dès qu’ils en ont besoin. D’où certaines « cartes mentales » des connaissances à faire construire par les élèves… Mais bon, c’est un dada de  gazetière pédago, ça, je n’embêterai pas mon lectorat avec cela.

 

 Revenons à nos jeux vidéo, qui demandent de mener de nombreuses tâches en parallèle. Ils mettent donc en marche une capacité du cerveau à utiliser des fonctions indépendantes de façon à traiter beaucoup d'information sans fatigue. Le même travail fait en linéaire dans la mémoire de travail (ou mémoire vive,très brève et passant par le biais du langage, donc) demande beaucoup trop d'effort et est très démotivant (tu m’étonnes !!!)

 

Un autre apport des jeux vidéo c'est de faire appel à l'intuition et à la motivation, qu’ils stimulent fortement. Et tout ça parce qu’on est comme des pauvres cobayes pavloviens. On fait des hypothèses et on les teste : cet apprentissage « par renforcement » (avec des récompenses et des déceptions) est très sollicité par le jeu vidéo où  l’on a envie d’essayer de nouvelles combinaisons d’actions …ce qui  motive, encore et encore. Qui n’en veut, un ticoup de dopamine ??? C’est pour ça que c’est bien plus difficile d’arrêter son jeu que d’interrompre ses exercices de grammaire…ou le ménage, par exemple… Nicole Bonnet, quand tu nous tiens !

 

Et enfin le jeu vidéo c’est de  l'action ! Et notre cerveau est conçu pour l'action (Bergson) et le sens du mouvement est essentiel . Du coup, la Wii, par exemple,  a tout bon.

Donc, plus on joue, plus on apprend, demanderez-vous, Lecteurs curieux  ?

Sans doute ! Le seul problème réel, c'est que les programmes scolaires ne sont pas vraiment en adéquation avec toutes ces compétences travaillées par les jeux vidéo.

Pffff... mince !

 Bon, c'est pas tout ! J'ai une enquête à mener avec Nicole Bonnet, moi, hein ! :-D

 

 

 

 

 

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 19:48

... rire un peu ?

Histoire d'oublier que ce matin, horreur ! c'est la RENTREE !!!

On mélangerait joyeusement des "trucs" qui plaisent à votre Gazetière : quelques paroles d'Evangile...et quelques mots d'élèves.

On touille, et ça nous donne une blagounette très drôle qui court en ces temps de vacances sur la Toile. Alors... pour ceux qui ne l'auraient pas encore lue...

 

En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Et lorsqu’ 'il fut
 assis, les douze vinrent à lui. Il leva les yeux sur ses disciples et dit :
  - Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur
appartient. Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés.
Bienheureux les doux car ils possèderont la terre... (Mt 5, 2)
 
 Quand Jésus eut terminé, Simon leva le doigt :
 - Il fallait écrire ?
Puis André demanda :
  - Est-ce qu'on doit apprendre tout ça ?
 Et Jacques :

- Il faut le savoir par coeur ?
 Philippe ajouta :
  - C'est trop dur
 Jean dit :
 - J'ai pas de feuille !
  Et Thomas ajouta :
 - Moi, j'ai plus d'encre dans mon stylo !

  Inquiet, Barthélemy demanda :
  - Y aura interro ?
  Et Marc interrogea :
  - Comment ça s'écrit "bienheureux" ?
  Matthieu se leva et quitta la montagne sans attendre et disant :
  - Je peux aller aux toilettes ?
 Simon précisa :
  - Ca va sonner.
 Et Judas dit enfin :
  - Vous avez dit quoi après "pauvres" ?

 Pui Jacques :

- ça compte pour la moyenne ?


Alors, un Grand Prêtre du Temple s'approcha de Jésus et dit :
 
 - Quelle était ta problématique de départ ?
 - Quels étaient tes objectifs transversaux ?
 - A quelle compétence faisais-tu appel ?
  - Pourquoi ne pas avoir mis les apôtres en activité de groupe ?
 - Pourquoi cette pédagogie frontale ? Était-elle la plus appropriée ?
  
 Alors, Jésus s'assit et pleura.

 

Bonne rentrée, les profs !

Et les autres aussi :-)

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 14:29

Lecteurs bien-chéris et adorés, une fois n'est pas coutume, je vous prends à témoin et vais vous exposer ici l'abominable attaque mailesque dont je viens de faire l'objet !

Rappelez-vous, l'an dernier, j'avais droit à des messages pressants m'invitant à perdre je ne sais combien de kilos avant les fêtes... Harcèlement diétético- épistolaire

Mon moral en prit un coup, c'est sûr, mais là, aujourd'hui, on atteint un sommet : le truc du régime, c'était peanuts !

Voici le dernier mail que je reçois :

 

ça commence par...

emma.jpg

Bon, jusque là, me direz-vous, y a pas d'mal...

On se doute bien que c'est pas Soeur Emmanuelle qui m'interpelle d'outre-tombe pour me proposer quelque retraite spirituelle  ou quelque lecture édifiante, mais bon...

Attendez la suite, regardez ce qui éclate sur mon écran juste au-dessous :

casual.jpg

 

Ah, hein, vous aussi, ça vous en bouche un coin ?

 

Mais attendez la meilleure, DonaldVilliens de mon (pauvre petit) coeur (ébranlé), c'est qu'il y a bien écrit : "spécialement sélectionnée pour vous".

C'est donc que cela aurait été sélectionné en fonction de ce qu'ils savent... Signe du zodiaque, ascendant et tutti quanti.

Ok.  

La personnalité et les instincts profonds percés à jour !!!!

Et de vous dire : "La pauvre Gazetière, la voici bien gênée de révéler un horoscope si peu flatteur, un portait astrologique si peu respectable" (elle, un Ange, une Fée !!! ;-) )


Mais c'est pas ça qui me fait hurler, Lecteurs candides !!!! En fait, si c'était que ça.... Mais non, rien à voir.

 

!

!

!

!

!

!

 

C'est que sur mon mail,

c'est l'horoscope quotidien

du CALLOU*** que je reçois !!!

 

*** Essaie de cliquer sur le bouton vert, tu vas voir l'esprit libre que tu vas rencontrer...diablesse-ange-et-demon.gif

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 13:10

Et si vous lisiez un peu de théâtre, Lecteurs chéris ?

Par exemple : On ne badine pas avec l'amour

Je vous assure que ça ne vous ferait pas de mal (dit la prof doc...)

Et ce ce serait un bel hommage à notre cher Alfred, qui ouvrit ses grands yeux de séducteur romantique il y a pile 200 ans.

mussett2010-hp.jpg

Savez-vous que le monsieur était très beau, très excessif, très tout ? Et qu'il suscitait la jalousie de ses pairs, et pas qu'un peu.

Gonzague Saint Bris lui consacre une biographie et, le transposant dans notre époque, dit de lui qu'il "serait une rock star adulée par le monde entier, il sortirait avec les plus beaux mannequins et brûlerait la vie par tous les bouts pour accéder à la connaissance du secret humain et amoureux. Cette martyrologie du désir et de la folie a abouti à des trésors littéraires."

 

"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" : oui, c'est de lui !!! 

Et d'après son biographe, Musset « va boire jusqu'à la lie les poisons de la vie : alcools, dépravations sexuelles, paradis artificiels,...»

Bon. Dit comme ça, cela ne le rend pas particulièrement sympathique, mais au moins, il perd la fadeur dont on le taxe habituellement.

Y a comme du Jim Morrison ou du Kurt Cobain, là, non ? 

 

3stars.jpg

 

NDLR : que vous lisiez la pièce ou non, sachez en tirer leçon : communiquez, dîtes que vous aimez, ne laissez pas votre orgueil faire croire le contraire.

L'amour est précieux.

 

Sources : http://www.lanouvellerepublique.fr

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