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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 16:40

 

... comme dirait ce cher Emile.

 

Eh oui, Lecteurs adorés, vous n'avez pas pu passer à travers l'info sans en retenir l'essentiel : ça commence le 12. Mercredi. Oui, là, à peine dans deux jours et quelques heures.

Après le sapin à Noël, entre la Galette début janvier, les crèpes de la Chandeleur et la Saint valentin en février, l'un des incontournables de la saison d'hiver, ce sont les SOLDES !

Mais avant de vous précipiter ventre à terre, avant de ramper sous le rideau qui commence à se lever, avant de vous jeter sur les bacs et portants croulant sous les plus belles fanfreluches de vos rêves, ne partez pas sans un petit bagage culturel qui vous déculpabilisera un peu de vous adonner à cette bassesse un peu honteuse vers laquelle nous pousse la société de consommation.

Oui, sachez POURQUOI vous allez "faire les soldes".

Je ne parle pas de l'envie de refaire votre garde-robe, je parle de l'ORIGINE de cette grande Fête païenne.

Vous l'ignorez ? Eh bien la Gazette vous l'apprend !

Vous l'avez su...mais oublié ? La Gazette vous fait une petite piqûre de rappel...

Vous le savez par coeur ? Qui a inventé cet alléchant , quand, où etc. ? Tant pis, lire et relire, c'est toujours s'informer.

 

Mais SOLDE, d'abord, ça veut dire quoi ? Au féminin, c'est le traitement (dit la fonctionnaire) d'un militaire, ok.

Mais y a quand même d'autres acceptions, vous le savez. Notamment au masculin.

Le SOLDE qui nous intéresse, c'était d'abord, attesté par le Littré en 1872 (en 1866 par Delvau), dans l'argot des marchands de tissu, un "reste d'étoffe, un coupon". Notez que Toto soldes, célèbre antre aux merveilles assidûment fréquenté par votre Gazetière est donc dans le vif du sujet (si ce n'est dans la redondance voire le pléonasme).

Un reste d'étoffe... Un truc pour filles !!! Et, joie ! un truc bradé, puisque de second choix. Rapidement, le mot SOLDE devient donc synonyme de "marchandise vendue au rabais".

C'était la minute étymo-jolie.

Mais maintenant, me direz-vous : les soldes... qui, quand, où, comment, pourquoi ? (parce que vous êtes de bons chercheurs d'info et que vous maîtrisez parfaitement les 5 W)

 

QUI ? Monsieur Simon Mannoury, directeur de grand magasin.

Où ? Au Petit St Thomas, ancêtre du Bon Marché, rue du Bac à Paris.

QUAND ? Un peu après 1830, date de son ouverture.

COMMENT ? En inventant une manière totalement nouvelle de vendre : M. Mannoury est incroyablement "moderne" et il fonde vraiment les piliers de la grande distribution  (le marketing avant l'heure!): prix fixes, très attractifs, systématiquement affichés. Il lance la vente par catalogue, le retour des articles est facile, les marchandises sont exposées selon des thèmes de saison et il placarde et distribue partout des "réclames"... Et bien entendu, il décide de liquider au rabais les invendus de la saison précédente : les fameux soldes sont nés !

POURQUOI ? Parce qu'à la Révolution, le privilège de la distribution, détenu par la corporation des merciers, est aboli. Dès lors, les "magasins de nouveautés" voient le jour partout en France, à Paris comme en province. Ils portent des noms très imagés, tels La Fille d'Honneur ou La Barbe d'Or. On y trouve toutes sortes d'articles et leur succès pousse certains marchands précurseurs à voir en grand et créer les fameux Grands Magasins : l'ère du commerce-roi est entamée !

La Belle Jardinière ouvre ses portes dès 1928, suivie du Petit St Thomas en 1930. Aristide Boucicot y fait  "ses classes" et ouvre en 1852 son propre "Bon Marché". Viennent ensuites les Grands Magasins du Louvre, chers à Colette. Entre 1865 et 1905 suivront les célèbres Printemps, Galeries LaFayette, Samaritaine, Bazar de l'Hôtel de Ville... Les villes de province ne sont pas en reste ! A DonaldVille, on a par exemple une Belle Jardinière et les magnifiques Dames de France !

Ah ! Rotondes, verrières, escaliers monumentaux, crital, dorures... La théâtralisation de la vente est totale, les mises en scènes luxueuses rivalisent de charme et de séduction.

Pour le plaisir, relisez donc quelques succulents chapitres de notre cher Zola...de quoi vous mettre l'eau à la bouche, les filles !

" Et les confections étaient là, dans cette chapelle élevée au culte des grâces de la femme: occupant le centre, un article hors ligne, un manteau de velours, avec des garnitures de renard argenté; d'un côté, une rotonde de soie, doublée de petit-gris; de l'autre, un paletot de drap, brodé de plumes de coq; enfin, des sorties de bal, en cachemire blanc, en matelassé blanc, garnies de cygne ou de chenille. Il y en avait pour tous les caprices, depuis les sorties de bal à vingt-neuf francs jusqu'au manteau de velours affiché dix-huit cents francs." (Au Bonheur des dames)

 

Du rêve, du rêve ! C'est sûr, ce n'est pas le rayon textile d'Auchan ou Carrefour... :-)

au_bonheur.jpg

 

Lecteurs adorés... "bon soldes" à vous ...ou pas !


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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 15:40

Des mots écrits par Charles Dantzig, dans un essai qui tente de répondre, avec humour, à la question fondamentale : Pourquoi lire ?

 

(la lecture) "maintient, dans l'utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C'est pour cela que c'est une grande chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien"

 

J'avoue que je suis assez d'accord : quand la lecture est utilitaire, elle devient pénible, et ça s'appelle plutôt du travail, s'pas ? Ou de l'étude.

 

Des mots, pour promouvoir la langue française et la solidarité (programme ambitieux !) : la Gazette en avait déjà parlé il y a 2 ou 3 ans. "Dis-moi dix mots" : http://www.dismoidixmots.culture.fr/

 " Il s’agit de concevoir à partir des 10 mots une production littéraire qui implique une dimension artistique fondée sur un réel travail linguistique."

Et, bien sûr, les jolis petits "dix mots" 2011 :-) :

accueillant, agapes, avec, chœur, complice, cordée, fil, harmonieusement, main, réseauter.

Si avec ça on n'arrive pas à pondre un truc-bidule-machin-chose sur la solidarité, c'est qu'on n'y met pas du sien ! Franchement, la série n'est pas originale. Elle manque de souffle, non ?

Rien à voir avec la liste de 2004, dont le thème était "le français, une langue qui rapproche" . Il fallait tricoter avec ces petites bestioles-là : amertume, bouline, brousse, déambuler, espérance, farfadet, lumière, ombélifère, tactile, tataouiner

Ah , c'était autre chose, mes Bien-Chéris ! Surtout tataouiner!

 

Des mots marrants, donc, comme le pré-cité, qui semble venir des cousins quebecquois.

Tataouiner, ça semble signifier tatillonner, ou...chercher des poils sur les oeufs, selon l'expression favorite des filles Georgen Dup' !

Un autre chouette comme tout : la baboune. Faire la baboune, c'est faire la tête, la tronche, la G... quoi !

Ben dis donc, en ce moment, dans mon entourage, j'en connais qui nous font la baboune avec un zèle et une constance admirables. Avec l'ardeur de leur jeune âge, dirons-nous.

Si je dis "12 ans d'âge", comme le whisky, vous voyez de quelle baboune je parle  ;-D ???

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:13

Le langage commun crée le groupe (et inversement !) : qui nierait cette évidence ?
A tous les niveaux, on constate que sans communication on n'arrive pas à grand chose : se parler et surtout se comprendre est vital pour la communauté autant que pour l'individu.
Et c'est grâce à ce concept de langage commun qu'on se régale, Lecteurs bien-aimés !

Menu au choix...

 

** Plongée délicieuse dans les jargons des métiers : imagé et plein d'humour chez les journaleux et typographes, truffé d'acronymes ronflants dans l'Education Nationale, carrément effrayant chez les toubibs....


** Découverte des idiomatiques, ces expressions savoureuses qui perdent leur sens si on veut les traduire. Y a que les Français qui tombent dans les pommes, que chez les Anglais qu'il pleut des chats et des chiens, que les Allemands qui se font des lundis bleus...

 

** Les idiomatiques familiaux sont aussi une vraie joie : qui connaît les expressions telles que "ch... comme un cours de SVT" ; "c'est comme les lions" , "...à la diyoupiyouaïe (D.U.P.U.Y)" ou encore "ça paye sa chaussette", "tu insoles ?", "tu fais du sylvanisme !"...?


** Et puis, il y a les mots qui n'appartiennent qu'à une langue parce qu'ils ne recouvrent totalement une  réalité uniquement nationale. (il paraît).


Ah ! La/le fameux saudade des Portugais... Entre nostalgie, tristesse latente, regrets de ce qui aurait pu être, espérance de retrouver une chose qu'on n'a jamais eue...(si, si) ... Ne cherchez pas, si vous ne faites pas partie du lectorat lusitanien, vous ne pouvez pas comprendre. La/le saudade se ressent, il ne se dit pas. Il se chante, il se danse, il se vit. Il frôle le spleen, mais ce n'est pas ça. Il flirte avec le blues, mais ce n'est toujours pas ça. Il cousine avec l'âme slave mais...non, toujours pas. Je vous ai prévenus : vous ne saurez jamais ce qu'est le saudade...
Remarquez, finalement, perso, au vu des tentatives approximatives et vaines de traduction, je ne regrette pas du tout de ne pas savoir au plus profond de mon âme et de mes cellules ce que c'est que de ressentir ce truc. Franchement, lecteurs chéris, ça ne me tente pas trop : ça n'a pas l'air si cool, ce saudade, hein ? Je le laisse bien volontiers aux fiers Portugais qui l'ont dans les gènes et puis voilà. No regret.

Je préfère pour ma part tenter d'approcher un concept bien plus tentant, même s'il est lui aussi intraduisible. Un mot qui nous vient des contrées de la lointaine Allemagne...

Die Gemütlichkeit.

Cherchez dans vos dicos, faites tourner les engrenages des traductions en ligne et vous trouverez deux sens à ce mot, dans notre langue de Molière : intimité et confort.

La Gemütlichkeit, c'est un peu des deux mais aucun complètement. C'est mieux.

La Gemütlichkeit, c'est à dire être gemütlich, c'est se protéger des froidures hivernales et autres agressions de la vie. C'est comme du cocooning, c'est cosy, douillet ... La  Gemütlichkeit a un parfum de vanille, cannelle, chocolat... Elle est douce comme le pilou et les doudounes matelassées, moëlleuse comme de la ouate, tiède comme un ventre de chaton.

gemutlichkeit.jpg

Bon, désolée pour nous, pauvres lecteurs compatriotes, y a pas de mot pour la dire.... mais on peut toujours faire de notre mieux pour la vivre, cette Gemütlichkeit, même approximativement, puisqu'on a le temps, vu qu'on a renoncé définitivement à comprendre la saudade, hein ???

Avec notre heure de nuit en plus (qu'on nous colle de force en plein jour, en plus ! Si encore on a avait une heure de nuit supplémentaire à prendre entre 2h et 3h du mat ! Mais non : c'est à 17h et des plumes qu'on nous l'impose, cette heure dont on n'a que faire...), à l'époque où on envie les marmottes et autres bestioles hivernantes, la Gemütlichkeit me semble une alternative bienvenue.... :-D

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 10:14

... porte-bonheur de circonstance en ce joli jour premier de mai !

 

Fleurs-muguet-2.gif

Mais Google nous offre en prime son petit doodle du jour : il honore le TRAVAIL (labourday, hein, rien à voir avec la bourrée, la charrue et les boeufs) en ce jour éminemment FERIE...où nous chômons donc, on est heureux de le savoir, si on n'était pas bien informés, on pourrait juste se croire un shabbat ordinaire !

labourday10-hp.jpg

Allez, les gars, assez flâné maintenant... Au turb' ! Y a du taf *** !

 

***Joie et merveille : on en apprend tous les jours ! Vous n'allez peut-être pas me croire, ou alors si, au contraire, vous allez comprendre qu'en tant que fonctionnaire, cette dimension laborieuse m'échappe, hein, forcément... ;-))

J'ai appris HIER par une de mes Grillons, que TAF pourrait être l'acronyme de Travail à faire !!!

J'y voyais un mot d'argot... Avec quelques références, on lui trouve comme signification en langue voyoute : "la part de butin que chaque membre d'une bande reçoit".

Par extension, "ce qui rapporte"... en tirant un peu sur les cheveux : "le travail" ??? (sujet du bac "Peut-on dire que le travail rapporte?" )

 Bon alors, taf ou TAF ???

En tout cas : pas aujourd'hui, ce serait péché !!! :-D

 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 10:16
Hier, ô joie ! j'ai découvert un nouveau mot.
Nouveau pour moi, je le précise. Car il ne vient pas de naître, loin de là, mais il est de cette catégorie de mots discrets, qui se cachent derrière des cousins plus connus, plus ambitieux, quitte à n'être pas tout-à-fait français de souche mais commodément internationalement compréhensibles.

Nous connaissons bien la DEPENDANCE..

Nous craignons l'ADDICTION...

Nous redoutons la TOXICOMANIE

Et hier, j'ai trouvé l'ASSUETUDE, seul et unique  au coeur d'un long texte où ses  cousins se taillaient la part du lion.
Et là, PAF ! BANG*** !  il m'a sauté aux yeux.
- D'abord, parce que je ne le connaissais pas.
- - Ensuite, car il fleure bon l'origine latine, assuetudo (habitude)
- - - Et surtout parce qu'il porte en lui un petit côté tragique qui va bien, m'est avis, à ce qu'il signifie (vous l'aurez compris, c'est un synonyme de toxico et Cie)

Il y a en lui autant d'ASSUjettissement que de soliTUDE.
D'ASServissement, de serviTUDE que d'inquiéTUDE...
Pour moi, il en dit long, trèèèèès looooong....

cig-gif.gif

*** BANG ! Ceci dit, sachez-le, j'eus pu écrire ZAP !
Car ZAP ! exprime, à l'origine, un coup de feu (en anglais of course). 
Puis, cela devint un verbe, "to zap" : tuer, flinguer.
En 1983 (année glorieuse), il est employé pour..."tuer la pub à la télé".
"Zapper "est adopté par notre bonne vieille langue de Molière : éviter une discussion, changer de chaîne, oublier....
Avec votre "zapette" à la main, sachez donc que vous êtes un flingueur ;-)
Cela devrait vous remonter le moral : devant votre écran plat, vous n'êtes donc finalement pas un beauf mais avant tout un tueur.
Y a pas, ça pose.
telecommande.jpg
Eh oui, c'est bien une télécommande, pas un sèche-cheveux !
Et Zap !
Bon, évidemment, cela ne vaut que si vous flinguez les pubs, pas les fulgurances culturelles sur lesquelles vous seriez tombés par hasard (Arte, LCP...) pendant la mi-temps.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 18:32
Malgré l'avis de neige et le message d'alerte reçu du rectorat, soyez heureux, lecteurs bien-aimés, la Gazetière a pu regagner les locaux de la Gazette et l'Edition du Soir sortira donc sans retard.
Et il y aura  des GROS BISOUS, comme promis, puisque une partie du lectorat m'a fait l'honneur de relever le défi du précédent article !

Réponse à l'énigme numéro 1 :

 Messire, vous avez bien décodé le message... mais pourquoi dîtes-vous "ne pas comprendre" alors que précisément, vous donnez la solution ??? C'est la phrase explicative qui ne sortait pas ? Bloquée par la neige, probablement...
Comme vous l'avez écrit : "M" "A" "R" "O" "G" "O" "B" " I" "C" "A" "L" "N" "F" "L"" X"....
La phrase peut donc se prononcer en utilisant uniquement le nom de certaines lettres de notre alphabet. Inutile d'aller plus loin !  Marrant, non ?

Réponse à l'énigme numéro 2 :

J'attends, puisque Messire affirme qu'il n'a pas dit son dernier mot.... ;-)

Réponse à l'énigme numéro 3 :

Messire, vous êtes un dieu ! Et cela malgré le fait que j'ai dit n'importe quoi en affirmant qu'il y avait plusieurs réponses possibles, ce qui était vrai dans ma première ébauche d'article et totalement faux dans la version finale après la coupe franche opérée dans la liste !!! N'importe quoi, la Fée, hein !
Ces biquettes auraient pu être enragées, mais ça faisait gore. Bêlantes, j'avais trouvé ça bien, mais apparemment il est parti lors du remaniement, du coup, y avait un piège infâme dans cette énigme...
Un coup de bol que je n'ai pas jeté "blanches" avec l'eau du bain, sinon, lecteurs chéris, vus y seriez encore et je serais plongée dans un profond désarroi devant votre manque d'astuce et de logique... ;-))
Je bas ma couple, Messire, et vous dis BRAVO : le 1er mot de la phrase compte une lettre, le 2d deux lettres, le 3e, trois et ainsi de suite. Du coup, les chevrettes sont forcément qualifiées par un mot de 8 lettres !

Réponse à l'énigme numéro 4 : le statut du dénommé Achille Bouton (un cousin d'Hercule melon ?)

Oui, et encore oui pour le Messire au top de sa forme avec ce temps du Nord qui lui rappelle sa naissance canadienne et sa jeunesse Lens(aise /soise) et, manifestement, c'est bien le seul ici dans ce cas, car notre Gross chéri, lui, malgré ses origines très-trèèèès au nord-est, n'a pas réussi à complètement dégeler son système cérébral d'élite de la nation.
Faut dire, à sa décharge, qu'il vit un moment très particulier de sa vie, un moment de CHANGEMENT et d'ENGAGEMENT qui, bien entendu perturbe hautement son équilibre interne et chamboule son sens inné de la résolution d'équation à 10 inconnues. Luthérien de mon coeur, l'Amiral est une très belle réponse du point de vue du prestige et du rêve, ce qui te vaudra de gros bisous dès que je croise, mais dans cette énigme, c'était malheureusement une des 2 mauvaises réponses  possibles...;-) L'autre (mauvaise) c'était Président.
Notre cher Achille était un chef, parce que dans cette phrase chaque mot commençait par une lettre de l'alphabet définie selon son rang : 3e mot = 3e lettre = C.
Donc...commandant, capitaine ou colonel : voici les 3 bonnes réponses !
Bravi ( un bravo, des bravi) encore à Qui de Droit !!! :-D

Quant à L'angel, elle est carrément perdue dans sa musique : on ne le lui reprochera certainement pas !
Elle aura donc des bisous de participation, cela me semble juste !

Réponse à l'énigme subsidiaire : pas mal le camping pour Carla, belle astuce, appréciée par la Rédaction !!!
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:33
Lecteurs frigorifiés d'un DonaldVille transi ( on nous ment, la banquise ne fond pas : elle se déplace!) la Gazette vous offre une petite occasion de de réchauffer vos synapses gelées. Quelques petites minutes (ou secondes pour les plus zélés) de réflexion, ça carbure dans les méninges et de suite la température monte !
Ce seront de petits jeux de lettres et de mots, pour vot'plaisir Msieurs-dames !

n°1
Emma et Roger, obéissez à Hélène et Félix !

Abonnés sagaces, pourquoi donc ces prénoms en particulier ???


n°2
Le vingt décembre,
Jacques part à New-York avec Félix
(encore lui ?? ben oui !).

Cette phrase a quelque chose de remarquable... Quoi, quoi, quoi ?

Attention, le degré augmente, enlevez une épaisseur de laine (mais ceci n'est pas un strip poker, non, non, non !)

n°3
A un ami, Joël donna quatre chèvres stupides, bruyantes, totalement effrayantes, complètement consternantes, définitivement abracadabrantes !

Lecteurs au talent acéré, dîtes, dîtes... Ces chèvres, au lieu d'être stupides auraient-elles pu, logiquement, être :
affreuses ?
agiles ?
blanches ?
idiotes ?
noires ?
rousses ?
tachetées ?
têtues ?


Il y a plusieurs choix possibles :-))

Allez, maintenant que vous avez enfin CHAUD, une pas trop difficile, il me semble :

Achille Bouton, chef des énergumènes fugitifs,
grand hurluberlu impassiblement jaloux, kidnappa,
le mercredi neuf octobre (NDLR : anniversaire de ma Mamy !)
Pollux Quenotte, restaurateur sans travail urgent,
vieux Wallon xylophage, yoyotant, zonard....

Cet Achille soit-disant "chef" pourrait-il être capitaine? Commandant ? Colonel ? Amiral ? Président ?

Alors, alors, alors ???

Et pour la bonne bouche, à vos imaginations débridées  :

Alice allait à Agen.
Léo lisait lentement le Larousse.

Que faisait Carla pendant ce temps ???

De GROS BISOUS et toute la considération de la Gazetière à qui répond à ces petites énigmettes !
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:21
Parce que si c'était le cas (mais dans la Bible, on ne dirait pas?) Angel le Petit serait content.
Car oui, oui, oui, comme nous l'a si bien dit le Messire, mon  bestiaire fabuleux d'hier soir se trouve bien sur un bon vieux bateau ! Et encore, je n'avais pas tout mis... On parle aussi de crapaud, de peau de bouc ou de renard, de porc, de mouton...

Par exemple et pour info...
Tout droit sorti du lexique imagé des marins (pas d'eau douce) !

Chatte : Grappin à patte sans oreilles dont on se sert pour draguer les câbles ou les objets tombés à la mer.

Chèvre : Installation de trois mâtereaux réunis à leur tête pour les manoeuvres de force.

Araignée : Patte d'oie à grand nombre de branches de menu filin qu'on installe sur les funes des tentes et tauds pour permettre de les maintenir horizontaux. (...)


Je vous fais grâce des autres, lecteurs bien-chéris, parce que la lecture, m'est avis, n'est pas bien "éclairante" pour les néophytes...
Je comprends parfaitement en lisant ces définitions les grands moments d'hébétude de certains élèves devant les entrées des dictionnaires Robert où, pour un pauvre mot inconnu, ils tombent de Charybde en Scylla...... ;-))


sources :
 http://www.alabordache.fr/marine/espacemarine/dictionnaire/
http://www.defense.gouv.fr/marine/votre_espace/parler_marin/guide_du_matelot/lexique/lexique
et éventuellement, le Capitaine Haddock.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 19:09
Un petit jeu de devinette pour vous, mes lecteurs chéris...;-)

Il y a ici de drôles d'animaux... pour ne pas dire une ménagerie fabuleuse, digne de l'Imaginarium du Dr Parnassus!

On peut y croiser ...

une araignée,
       une chatte,
              un perroquet,
                      une chèvre,
                                un nid de pie,
                                        la queue d'un rat
et, osons, osons, ... le cul d'une poule ...

Mais où sommes-nous donc ?



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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 18:07
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Voici, lecteurs chéris, un petit mot que j'adore, que j'adore même depuis longtemps et qu'avais pourtant complètement oublié.
Il a surgi un jour dans mon enfance, à je ne sais quelle occasion, mais de la bouche de ma maman, ça, je me souviens.
Je trouvais rare et précieux.
Je sais maintenant qu'il n'est pas rare, mais il n'a rien perdu de son enchantement à mes yeux.
Petit mot désuet, pour désigner un café ou quelque modeste boui-boui, c'est l'estaminet.
J'ignorais à l'époque que c'était un mot d'ailleurs, pas un mot de chez nous. Français, certes, mais d'origine wallonne. Très au nord, si vous voyez ce que je veux dire. Très très au nord, même !
Ce petit mot un brin obsolète et carrément déraciné, arrivé par erreur dans nos contrées, je sais que je l'avais aimé sitôt que je l'avais entendu. Je le trouvais léger, primesautier, printanier.
Bar, c'est d'une mocheté incurable.
Café, sa polysémie ne me plaît guère.
Buvette, ça fait trop kermesse.
Bistrot, trop populaire.
Resto, je n'en parle même pas.
Il y a bien auberge ou taverne, mais ces deux-là, aussi charmants soient-ils, sont beaucoup trop grandioses face à la fraîche modestie du petit estaminet.
Non, franchement, l'estaminet est irremplaçable.
Et pourtant.... Pourtant, il dormait depuis longtemps dans quelque repli douillet de ma mémoire. Une longue hibernation, même : je ne me souviens pas l'avoir employé depuis des temps immémoriaux.
Quel dommage ! Laisse-t-on une perle dans un coffre ou bien a-t-elle besoin de la peau pour briller de tout son éclat  ?
Franchement, ce fut un coup de chance de retrouver. Un accident joli, un clin d'oeil du Hasard, aussi inattendu que possible. J'eus pu retrouver mon estaminet au coeur d'un livre, il m'en passe tant devant les yeux !.. Ou bien lors d'un voyage, ce voyage dans le Nord que j'espère depuis si longtemps.
Eh bien, que nenni !
L'estaminet ne me revint pas en lettres, ni en vrai, mais en image, au détour d'un powerpoint qui, par miracle, n'est pas parti directement à la corbeille (eh oui, lecteurs chéris, comme vous, j'en reçois bien trop pour pouvoir tous les regarder!!!)
Un diaporama sur les moulins du Nord ... (J'ai appris avec étonnement que Don Quichotte serait devenu fou s'il était monté jusque dans notre septentrionale région... Que de  géants "chevaliers" à combattre !)
Là-bas, ce serait donc, semble-t-il, un pays de vent... ;-)
De quoi avoir grand besoin de se mettre à couvert. Ne serait-ce que pour fumer tranquille. Car l'estaminet,  je ne le savais point, est un lieu modeste où l'on boit, certes, mais où l'on fume (fumait...) également! Ainsi dit le Trésor de la Langue Française, dictionnaire en ligne dont votre Gazetière use et abuse :  Étymol. et Hist. 1. XVIIe s. « café où l'on fume »
Comme les moulins de maintenant tournent un peu pour du vent, d'aucuns ont eu l'idée de transformer quelque bâtiment attenant en abri charmant.
C'est donc pour cette raison que cette photo délicieuse d'un estaminet (spécialité locale, je vous rappelle) est miraculeusement apparue parmi les 358 moulins du PPT (ok, j'exagère, mais je vous jure, ils étaient légion, le défilé était interminable).
Petit éclat magique, façon village d'opérette, l'estaminet qui a réveillé la Belle Oublieuse (et ignorante) :


Pour ceux qui connaîtraient (mais qui ???) c'est à Boeschepe (ne me demandez pas comment ça se prononce!)
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