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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 13:30
...le SCOTOME SCINTILLANT !

Alors là, mes amis, croyez-moi, ça déménage !
Oubliez votre LSD du samedi soir et vos champignons hallucinogènes, la nature a fait encore mieux en matière d'état fantasmagorique.
Le scotome scintillant (rien que le terme, on se régale), vous en avez rêvé ? Votre gazetière l'a fait.

Le scotome scintillant :
Le scotome scintillant
Il s’agit d’une affection fréquente, assez caractéristique, inquiétante lors de la première crise car il semble que l’on perde progressivement la vision. (je confirme, c'est assez flippant !!!)

La particularité du scotome est sa survenue brutale, sans signes avant-coureurs et très surprenante pour l'individu.(je suis donc probablement un individu)
Il se localise au centre du champ de vision et se propage sur les flancs.
Il se déplace en ligne pointillée en laissant une trainée (le scotome).

exemple de scotome scintillant entrainant une migraine ophtalmique

Exemple de scotome scintillant

(manifestation de la migraine ophtalmique).


 Les images ne sont plus perçues latéralement, soit à gauche, soit à droite.

C’est comme un trou dans le champ visuel latéral, d’abord petit, entouré de crénelures scintillantes à la manière d’un filament électrique. Ce trou visuel semble peu à peu s’agrandir...
Fort heureusement, ce phénomène est totalement régressif .La durée de cette manifestation visuelle est de 10 minutes à une demie heure.


Bon, moi, s'il vous plaît, j'ai pas fait mon scotome n'importe quand, hein !
Je l'ai fait en plein repas au resto, pile poil au moment où je retrouvais un grand ami de jeunesse d'il y a 30 ans, perdu de vue depuis 15 ans au moins !
Depuis quelques minutes, je commençais à perdre toute vision du côté gauche, complètement éblouie par une forme géométrique scintillante qui déformait la moitié de mon champ de vision, le truc carrément dingo, parce que ça te donne vraiment l'impression d'avoir franchi une porte interspaciotemporelle, vu que tous les gens que je voyais arriver sur la terrasse n'avaient plus qu'un demi-visage, c'était affreux,  vous pouvez me croire, l'horreur intégrale. Tout d'un coup en face de moi, un homme de haute taille se plante, je le regarde, c'est terrible cette face a demi disparue... il donne la main à une petite fille qui a le même visage difforme... Comment je fais pour ne pas m'écrouler, pour ne pas hurler, je ne sais pas. Il me reconnaît, je le reconnais (sa voix !), tout le monde est content, les deux familles, t'as pas changé (vu ce que je vois, qu'est ce que j'en sais ???) etc. Et ma Môman qui me disait : t'as vu Zaza comme sa fille lui ressemble, c'est fou, hein ?
Ah oui, c'était fou ! La même tête d'Elephant Man, c'est sûr, (je ne rigole paaaaas !), comme tout le monde sur cette terrasse de resto !
Je me suis dit que quitte à mourir, je préférais mourir debout. Je me suis donc levée pour faire comme si de rien n'était et j'ai tenu autant de conversation que je pouvais. Ouf ! La chose monstrueuse dans mon oeil s'est peu à peu décalée vers la gauche et a fini par disparaître derrière mon oreille...
Le voyage intergalactique dans la 4e dimension est crevant, lecteurs adorés : j'ai dormi en voiture (c'est dire !!!) durant tout le trajet. Et re- à la maison. Et après, j'ai fait mes recherches sur le Net, évidemment :-)
Le phénomène est plutôt commun, donc, si ce n'est agréable, et il est prémonitoire de sympathiques migraines ohptalmiques (miam !)

Voilà, lecteurs chéris, je viens porter ici témoignage de ce truc démentiel pour que vous ne paniquiez pas si un jour ça vous prend comme ça, sans sommation : soyez rassurés : ça passe !!!

J'ai testé pour vous le scotome scintillant,
 et j'ai pas du tout envie de recommencer ! ;-)


Sources : http://ophtasurf.free.fr/maladies/maladies_migraine_ophtalmique.htm
et plein d'autres !

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 11:08
... plus ça me fait rire. On sait ça !
C'est
l'un des le  côté obscur de votre chère Gazetière.
Alors, oui, j'avoue, mea culpa, la blagounette idiote, le jeu de mots simpliste, ça me fait rire sans scrupule intello.
Tant que je ne trouve pas ça vulgaire, plus c'est c..., plus c'est bon ! J'évalue mon niveau assez proche de celui de mes anciens élève, eh oui, toute honte bue !
Quoi, quoi, quoi ?
La Zigobelle qui se régale d'étymologie, la patiente lectrice de Perceval et autres joies de la matière de Bretagne, celle qui peut passer des heures à se concentrer si on parle théologie, celle qui vit des pentecôtes hallucinantes dans les synagogues de Jérusalem, celle qui se repaît des critiques littéraires de Télérama, celle-là, vraiment ???
Oui, je fais mon coming out, je ris franchement des blagues les plus basiques qui soient. :-D
Joie ce matin in my mail box. Merci à l'expéditeur. Je partage avec vous, lecteurs indulgents, le sourire que j'ai sur les lèvres... :-)


Attention : AVIS DE PANDEMIE !!!!

 

 

Le virus de la grippe A, dite "fièvre porcine" H1N1 (touchant le COCHON) est en train de se combiner avec celui de la grippe aviaire H5N1 (touchant le CANARD, ben oui, chez nous, dans le sud-ouest, c'est pas le poulet), pour devenir H6N1 (qui s'attaque donc aux C - - - - - - )...

 

Plus que jamais, si vous connaissez de potentielles victimes,
FUYEZ-LES ! ;-)

NDLR : le clin d'oeil est particulièrement adressé à mes Angels, avec qui je partage beaucoup, et qui comprendront !




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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 10:58
P comme PISCINE : parce que dans hôtels de luxe, forcément, y a une piscine. Mais bon, de là à se baigner...moi, en dessous de 29°.... Alors, juste pour la frime, hein !

M comme MIEL de DATTES : une découverte locale ! Dans la Bible, on connaît bien la Terre  promise "ruisselante de lait et de miel". Eh bien, qu'on se le dise, y a pas d'abeille dans c'tt'affaire-là. Juste des palmiers-dattiers, très présents en Israël (un peu comme nos pins dans les Landes, mais bon, j'exagère un peu, parce qu'entre deux plantations, y a quand même le désert). Quand les dattes sont très mûres, une sorte de sève très sucrée suinte, le "robb" ou miel de dattes... On peut aussi faire du sirop...façon érable... Bref, que du bonheur ! Si un de mes lecteurs en trouve ici, kekpar au fond d'un bazar exotique, qu'il me le signale ! Cela pourrait constituer une alternative au Nutella ou à la pâte de Speculoos, parfois.

C comme CHATS : je sais, ça peut étonner. "Et donc, qu'avez-vous vu et photographié en Israël ?". "Des chats!". Ben quoi ? Et alors, si j'aime, hein ?
Parce que ça ne paraît pas, comme ça, mais y a ces chats-là sont extraits de lieux prestigieux tels Arad, Petra, Nazareth, Jérusalem... Eh oui ! Imaginez le décor autour, et vous serez extrêmement dépaysés. Rien à voir avec un décor français.
Cependant, ils ne sont pas les bienvenus partout...

S comme SAINTE FAMILLE :
bon à rappeler,
votre Gazetière voyageait avec Papa et Maman.
Emouvant. :-)


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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 20:08
C comme CHAMEAU : de fait, ce sont des dromadaires, on le sait. Mais j'ai pu constater que tout le monde dit chameau. On en voit partout, comme les vaches chez nous. Super exotique, dès la sortie de l'aéroport.
Étonnamment, c'est encore une monnaie d'échange. Votre Gazetière ayant (bien malgré elle) tapé dans l'oeil d'un bédouin chauffeur de taxi, faisait l'objet d'une proposition d'achat à 25 chameaux. Heureusement, mon Papa chéri a été inflexible : pas moins de 30, sinon, niet. Ouf ! On a eu chaud...
D comme DESERT. On en manque pas, ni en Israël, ni en Jordanie. Quand on est au milieu, on trouve qu'il en fait vraiment trop : trop vaste, trop aride, trop vide... Quand on le quitte, il nous manque. On a envie d'y revenir. Etrange.


T comme TEMPETE de SABLE. Dans le désert, rien n'arrête le vent...et il s'en donne à coeur joie. Notre autocar, en Jordanie, a subi une heure et demie d'arrêt pour la cause susnommée, en pleine Autoroute du Désert. Même à l'intérieur, on a du sable plein la gorge, le nez, les sinus, les yeux.... De plus, on a vite chaud dans un bus immobile quand il est midi et que la température grimpe tranquillement vers les 40°... Souvenir brûlant !


F comme FRONTIERE : on ne la passe pas comme ça, en Israël, croyez-moi ! Les "il faut être à l'aéroport 3 heures avant l'avion" sont totalement justifiés et lesdites heures copieusement employées. Il faut un nombre incalculable de contrôles, des interrogatoires serrés, pour entrer comme pour sortir : qui êtes-vous? pourquoi venez-vous? vous connaissez quelqu'un sur-place ? vous êtes avec ce groupe ? vous les connaisez depuis longtemps ? vous apportez des cadeaux ? vous avez reçu des cadeaux? (ça, c'est pour sortir)... Comme je n'étais pas exactement dans la moyenne d'âge de mes compagnons d'aventures, je posais problème. Le soupçon planait au-dessus de moi comme l'Esprit de l'Eternel sur les eaux avant la Création. Espionne ou terroriste potentielle, je ne sais pas, mais ma "tête" interroge...En quittant la Jordanie, j'ai fini par être fichée par la Police des Frontières : photo, empreintes, le toutim... Bilan de l'opération : je mets dorénavant deux fois plus de temps pour passer les contrôles car je figure dans le fichier informatique ! ZEN.


D comme DISPUTE : j'aurais pu faire une entrée à C comme CONFLIT, c'est pareil. A Jérusalem, tout le monde se dispute tout (euh....pas Annie et moi, hein, nous on a fait bon ménage :-) ) Bon, les Israéliens et les Palestiniens, on sait. Les Lieux Saints, tout le monde les revendique : l'Esplanade du Temple (pour les Juifs) c'est devenu le rocher le Mahomet pour les musulmans, du coup, les uns sont cantonnés en bas, contre leur Mur et dans un tunnel, tandis que les autres ne peuvent rester qu'en-haut....quant aux sites chrétiens, l'oecuménisme en est manifestement au stade pré-embryonnaire... Chacun a construit son monument à "l'endroit EXACT où"...(scientifiquement historique ;-) )... Allez où vous pouvez et Dieu reconnaîtra les siens. On compte une quarantaine d'Eglises chrétiennes (avec un GRAND E, attention, je ne parle pas des bâtisses) , imaginez le topo ! Tout va tellement bien qu'on a dû confier les clés du St Sépulcre à des Musulmans, pour être sûrs qu'il serait ouvert tous les jours et qu'il n'y aurait ni grève ni captation...Ce serait drôle si ce n'était consternant... Jésus, mon pauvre Jésus, ne reviens pas de suite !!!!


R comme ROSE : au bout de deux ou trois jours, le groupe entier savait que le rose, c'est pour Iza.
A la sortie d'une église éthiopienne de Jérusalem, on m'attendait : t'as vu cette cathèdre ????? Tu ne la veux pas pour chez toi ??? De fait, si. mais j'ai un problème de hauteur sous plafond.



T comme THESE PROFESSIONNELLE de NATHALIE : ne croyez pas, lecteurs candides, que je l'ai sortie de ma tête comme ça ! Je savais qu'on cravachait dur à DonaldVille, pour que je puisse corriger la chose terminée dès mon retour. La grande nouvelle est tombée sur mon écran de portable le jeudi 8 : "Je sais tu ne vas pas me croire mais j'ai FINI. Alleluia!"
Jérusalem, Jérusalem, encore un miracle ?

...à bientôt...  --------]----@
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 19:58
Comme une patiente broderie...ou plutôt, comme une mosaïque (on en voit beaucoup là-bas), quelques petites touches infimes et colorées, pour une image subjective de cette terre étonnante que j'ai foulée les deux dernières semaines.

Pour le plaisir, dans le désordre, comme ça vient...

A comme ARMES : Israël est un pays en guerre, qu'on se le dise ! Des armes, on en verra beaucoup : celles des groupes de jeunes soldats qui hantent tous les lieux, villes, déserts, restos, musées...(3 ans de service militaire, ça en fait du monde : ça se voit!), et celles des civils qui mènent leur vie avec leur fusil sur le dos.... Car là-bas, quiconque a servi dans l'Armée peut posséder une arme. Mais attention... Si on se la fait voler, on est immédiatement soupçonné de l'avoir vendue à un terroriste. Donc, pour la surveiller, on la garde sur le dos. Ou à la ceinture, si l'arme est petite. Comme le rabbin orthodoxe qui nous a fait une conférence sur sa religion...CQFD.
Mais dans les sanctuaires chrétiens, c'est interdit. Au même titre que la cigarette. Quand même.


K comme KIPPA : la petite calotte sur la tête des Juifs pas ultra-orthodoxes (eux, c'est le chapeau rond et les bouclettes). Il y a des boutiques qui ne vendent que de ça ! Et le choix est si vaste qu'on a trouvé...devinez...la kippa "Girondins de Bordeaux" dans une échoppe de Jérusalem! La vérité si je mens !!!

B comme BAGAGISTE : à voyager en groupe et dans des hôtels pas moches, on prend vite l'habitude de confier nos valises aux messieurs "qui sont là pour ça." Au troisième jour de ce régime, en arrivant devant le nouveau car jordanien, j'ai naturellement donné mon bagage au monsieur qui campait devant la soute ouverte. J'ai bien noté qu'il avait l'air légérement surpris, j'ai donc agrandi mon sourire puisque je ne parle pas sa langue, et dit un grand merci convaincu. Il a enfourné ledit bagage, et c'est là que j'ai vu son fusil dans le dos... Tiens, les bagagistes d'hôtel sont donc armés en Jordanie ? Que nenni ! C'était le policier qui accompagne automatiquement tous les groupes de touristes. Mea culpa, monsieur le Policier ! :-)

S comme SHABBAT : de vendredi 18h15 à samedi soir-quand-les-trois-premières-étoiles sont visibles dans le ciel, on a le droit de tourner le robinet pour avoir de l'eau mais pas d'appuyer sur le bouton de l'électricité. Malgré de longues et précises explications, je dois reconnaître que notre étroite mentalité de chrétiens formatés nous a quelque peu empêchés de saisir toutes les nuances des interdictions du shabbat (pour résumer : Dieu lui-même s'étant arrête de créer ce jour-là, pas d'acte de création pour les hommes non plus). Toutefois, nous avons pu apprécier la technique mise au service de l'homme qui fait shabbat. Les programmeurs sont les rois de la fête. Exemple : l'ascenseur du shabbat (au moins un par hôtel) permet de monter ou descendre sans toucher un bouton. Il monte au dernier étage et s'arrête ensuite à tous les niveaux. Ainsi de suite en continu durant les 24 heures réglementaires. Ingénieux, si ce n'est rapide.

C comme CARNET de CHANTS : Fallait l'avoir. Point. Dixit CATHERINE. Et Catherine, elle rigole pas ;-))

M comme MUR(S) : très présents à Jérusalem... Entre ceux des remparts de la vieille ville, celui que nous appelons "des lamentations" au grand mécontentement des Juifs qui le nomment juste le mur "occidental" et le petit frère de feu le mur de Berlin, ça murmure, ça murmure, entre ces murs...
le mur occidental, sous l'esplande du Temple
le mur "de protection"...vu du côté palestinien.
Parlant.

... à suivre...
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 19:28

Bon, lecteurs adorés, je ne suis pas du genre à me répandre en confidences ni à étaler mes soucis, mais là, franchement, j'angoisse un peu pour ma pôv tite Gazette...
J'ignore pourquoi, mais depuis peu, elle est affreusement blanchote, elle a perdu toutes ses belles couleurs roses, elle me semble carrément anémiée, non ?
J'ai pensé à des problèmes de navigateur...non.
D'ordinateur...non plus.
Où que je le regarde, le même teint de lait, pas naturel du tout.
Va-t-il falloir en arriver à la prise de sang et aux analyses ???

Oh, sainte Thérèse, patronne  de ma gazette,
rends lui son teint de rose, je t'en supplie !!!

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:51
Lecteurs adorés, c'est le 1er avril !


Si je vous dis que je publie
 (le rouge au front, évidemment)
depuis mon bureau du CDI,

vous allez penser de suite que c'est un poisson.


(Répétez après moi :)
"La Gazetière ne travaille jamais le mercredi ! "

Sauf que là, si.
C'est pas un poisson, je ne vous raconte pas des turlutaines.
Je suis aux travaux forcés, pour cause de rattrapage anticipé de jours potentiellement futurement chômés.
Un truc encore plus compliqué que la Pentecôte travaillée-par-les-profs-mais-pas-par-les-enfants-rattrapée-sur-deux-demi-journées...ou que le pont-de-l'Ascension-non-offert-mais-sauté-car-compensé-par-un-mercredi-de-novembre-où-on-travaille-avec-l'emploi-du-temps-d'un-vendredi (foin! de la semaine des 4  jeudis, nous on a celle des 2 vendredis).

Eh ! Noyez-vous point, mes abonnés chéris, tout ça pour dire que je suis sur mon île... et qu'elle n'est pas du tout déserte !


Bonne pêche à vous  en ce jour "farceur" !
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 13:45
Ceux qui me connaissent le savent. Je ne suis pas câblée maths.
On pourrait se dire : " elle n'a pas la bosse, les fonctions, la géométrie, les trucs trop abstraits, ça ne colle pas avec elle."
Mais c'est encore au-delà de ça.
Ce qui était un manque d'intérêt autrefois, qui est devenu une difficulté à entrer dans ce monde un peu plus tard, a continué à croître pour se transformer en blocage qui me pose carrément problème. Maintenant, non seulement les chiffres, les nombres, les calculs m'ennuient, me fatiguent, m'endorment, me causent un profond accablement, mais on est arrivé à un point où je ne peux plus rien intégrer qui se rapporte de près ou de loin à cet univers suprêmement GONFLANT.
Et je ne vous parle même pas calcul de surface ou de taux d'amortissement. Non, que du basique.
Ayant définitivement confié ma fortune à mon conseiller financier de la Poste (c'est ma banque, oui, mea culpa!), cela fait des mois que je ne l'ai plus rappelé pour lui demander de me ré-expliquer une énième fois ce qu'on fait de mon petit traitement, où on place mes menues économies voire même ce que je vais devenir si je vais jusqu'à la retraite ( ce en quoi je serais bien vaine de me faire des soucis par anticipation vue ce que Nostradamus nous prédit à ce sujet...). Je ne dirai pas que j'ai usé sa patience d'ange, non, sincèrement, il m'a toujours accueillie avec une joie manifeste, m'assurant que me rencontrer était un vrai plaisir, et, en vérité, j'aimais bien ces séances banquières où je ressortais, après moult fous-rires, armée de schémas, gribouillis, pense-bêtes dessinés pour déboucher ma comprenette.
Mais bon, deux heures après, tout se mélangeait et j'étais bien en peine de remettre tout dans l'ordre pour en faire un état des lieux cohérent et signifiant.
Là-dessus s'est greffée la gestion de mon budget du CDI.
La goutte qui a fait déborder le vase.
Bien obligée de privilégier le côté pro et de négliger la gestion privée, puisque les deux, c'est de toute façon pas possible.
Le budget du CDI, c'est franchement pénible. 
Surtout à cause des abonnements qui ne commencent jamais à la même date, et qui sont plus ou moins chers si on associe plusieurs titres du même éditeur. Faut aussi jongler avec les tarifs Internet, dont on ne peut pas profiter car ils ne prennent pas les mandats administratifs, mais qu'on agite comme référents face aux  prix proposés par les délégués régionaux, les offres de réabonnement à prix cassé. les essais à quart de tarif..... Votre Gazetière est prise d'une lassitude incommensurable lorsqu'il s'agit de faire un tableau pour gérer tout ça, savoir où on en est des dépenses, faire cadrer ces dates plus ou moins folklo avec l'année scolaire (projet documentaire pédagogique) et l'année civile (celle qui compte pour l'exercice, rien que le mot me fiche la migraine ! ). Rien que ça... Je vous jure, tout s'embrouille : les lignes ne sont plus des lignes mais des courbes molles et fluctuantes, les cases se décalent, les virgules flottent entre deux eaux, les colonnes se métamorphosent, les totaux faits et refaits à l'infini ne sont jamais les mêmes...
Oui, parce que voilà, cela doit être dit, je ne maîtrise absolument pas la calculette. Mon doigt rippe, je saisis deux fois le même nombre, ou alors je saute une ligne (faut dire que je réponds à 10 élèves entre trois lignes...) et quand on commande des centaines d'ouvrages, la moindre erreur est fatale !!!... Les sous-totaux, (j'adore ce mot, j'ai encore des petites joies dans cet univers impitoyable)  c'est assez limité vu que je ne sais pas utiliser la fonction mémoire. Donc, c'est sur papier, à côté, ou en bas des listes de bouquins. Sauf que quand je revérifie car j'ai des doutes malheureusement légitimes sur la rigueur du calcul (ou de la saisie), c'est jamais pareil (et quand je dis pas pareil, imaginez que je ne pinaille pas...)

Quand je viens de passer deux heures d'affilée dans ce désert aride où les mirages et hallucinations ont été les seules étapes d'une longue marche pénible et desséchante pour l'intellect, quand je pose le stylo et la calculette sans avoir rien obtenu de probant, il semble que je dois en porter les stigmates, car, ça ne loupe pas, y a au moins un collègue de maths qui le voit en salle des profs et qui lance délicatement le sujet...;-)
Sujet battu et rebattu qui a débouché sur le CONSEIL d'utiliser EXCEL (pour d'obscures raisons de dérèglement malheureux des options de ma calculette la plus élaborée, celle qui fait des formules inutiles et que j'ai dû bidouiller sans faire exprès parce que maintenant, quand elle affiche quelque chose, ce qui est aléatoire, en plus, elle me colle tout sur 100, j'ignore pourquoi. Et donc, ça ne fait plus du tout ce que je veux que ça fasse, et l'autre calculette, celle qui mesure 8cm et qui ne fait pas de zèle, elle a l'écran comme liquéfié et les chiffres se déforment, c'est très psychédélique).
Bref, pour résumer, j'utilise Excel.
Mais là, y a dramatisation et exagération totale du verbe "utiliser". Votre Gazetière fait ostensiblement dans l'emphase voire même dans l'hyperbole, si vous voyez ce que je veux dire. Et attention, ce terme est purement LITTERAIRE et absolument pas MATHEUX, hein !!! Manquerait plus que ça, non mais !
Excel.
Je vous jure que j'ai su, deux ou trois fois, en faire quelque chose. Des trucs fondamentaux comme : somme de la colonne (ben si!) et des trucs de haut vol comme 9% de rabais (maximum autorisé pour les collectivités par la loi sur le prix du livre).
Mais aujourd'hui, vu que je désapprends plus vite que je n'apprends, ça fait des mois que j'ai oublié comment on obtient ces tours de passe-passe époustouflants.
Parce que les autres fois, j'avoue, j'avais quelqu'un au bout du fil, qui, charitablement, me guidait pas à pas (ou doigt à doigt). Une sorte de hot-line perso de très bonne volonté que j'ai renoncé à interrompre dans son travail chaque fois que je sèche sur ces tableaux monstrueux qui refusent de me comprendre. Parce que je DOIS pouvoir y arriver TOUTE SEULE (ça s'appelle Coué, dirait le Très Sage Angel Cerise). Y a pas de raison que votre gazetière reste comme deux ronds de flan devant ces grilles aussi maléfiques qu'hérmétiques à mon mode de réflexion. Oui, oui, vous lisez bien : c'est Excel qui a été mal conçu, pas mon cerveau. Excel, il devrait pouvoir admettre les cheminements de ma pensée calculante, il devrait traduire mes essais désespérés en formules-qui-vont-bien et me donner la solution.
Chaque fois que j'écris une formule, ce logiciel pervers m'ouvre une fenêtre d'aide (grrrrr) mais c'est fallacieux, lecteurs adorés ! Il ne m'aide pas du tout, au contraire, il m'enfonce ! Quoi je fasse, où que je sois, rien ne s'efface.... Non, là, j'ai encore switché, la faute aux chiffres qui dansent dans ma tête encore encombrée, je me reconcentre : quoi que je fasse, ça ne me donne pas ces fichus 9%.
Parce que la somme des 123 ouvrages, j'ai bien fini par la voir apparaître en bas de ma colonne, figurez- vous !!! Après un nombre astronomique de fois où j'ai cliqué sur le Sigma de "somme automatique", j'ai bien vu s'afficher un nombre à 4 chiffres virgule 2 chiffres.
Notez que j'ai moyennement confiance, parce que une seconde y avait rien et la seconde juste après y avait ça.
C'était peut-être comme ça le Big-bang.
1423,26


Déjà, le 26 d'après la virgule, il me colle l'angoisse (oui, parce que j'ai des bases  ET des intuitions matheuses) : comment ai-je obtenu 26 avec des 0 et des 5 ...???? Mais bon, 6 c'est très près de 5....donc, on peut parier sur un approximatif  jeté du doigt sur le clavier, et comme l'avantage d'Excel c'est que les nombres restent affichés (contrairement à la maudite calculette), je vais pouvoir traquer la dyslexie claviculaire et réparer cet écart ridicule.
Sinon, pour la somme, je me méfie quand-même : c'est pourquoi je vais bien devoir vérifier cette somme automatique avec... quoi, d'ailleurs ? Le tableur d'OpenOffice... ou la calculette de mon portable ???
:-D
Quant à mon rabais de 9%....
Pffff...on n'est pas rendus, hein ???

Chuis tout de même bien plus calée en formules magiques et enchantements de Fée, heureusement !


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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 17:59
Lors de la Grande Fête de Déméter au Sablonat vendredi dernier (eh oui, il y a aussi des événements culturels au sud, dans les faubourgs de DonaldVille) l'on parlait d'années remarquables, notamment "la nôtre", à Guillaume et à moi, essentiellement mémorable, outre nos naissances respectives, par le décès de personnalités très connues (JFK, Piaf, Cocteau... tout est dit, toute coquetterie est désormais impossible!!!)
Par un phénomène de sérendipité pure (y avait longtemps, n'est-ce pas, lecteurs adorés, que je n'avais pas casé cette délicieuse notion qui fait le bonheur des e-docs?) je suis amenée à écrire un article fondamental sur une année qui ne devrait en aucun cas être ignorée de mon lectorat tant elle comporte de phénomènes d'exception.
Je ne retiens que certaines  dates, mais voyez un peu... Vous allez vite reconnaître ce millésime.

17 mars : naissance de mon artiste de filleul, celui de la Troupe Michel Populaire. ben quoi, c'est pas rien !
27 mars : incroyable chaleur à Bordeaux !!! 27.7°C. Ouche ! Zéro souvenir, soyons honnêtes... Je le note ici parce que c'est vraiment un record !
10 mai : qui a oublié la Rose rouge qui gagne ? Je n'ai pas pu voter, question d'âge, mais le coeur y était!
Le lendemain, Bob Marley casse sa pipe... Aucun rapport, sans doute.
Encore deux jours et c'est l'attentat contre le pape... décidément, les Cieux se déchaînent.
La musique adoucit les moeurs, heureusement !
21 juin : c'est la première Fête de la Musique. Le concept va durer !!!
Le même jour, majorité absolue pour le parti rose aux législatives : cette fois-ci, je vote, j'ai le droit ! :-)
Juillet. Youpi, l"Angel 1 et l'Angel 2, futurs fleurons de l'EN, sont bachelières ! ;-)
Juillet, bientôt août : Pas en rose ni en bleu mais en blanc, Lady Di épouse Charles.
Interdiction de se moquer : je regarde ça avec ma cousine chez ma Mamy dans le Lot et Garonne. Un grand moment de télé et de romantisme institutionnel !! J'ADORE !
Septembre : ma meilleure amie met au monde une petite merveille : Alice ! Prem's à la voir, ou presque ! Depuis, elle nous a quittés... La plus grande révolte de ma vie à l'instant T.
Octobre : je suis fière, mon pays abolit la peine de mort. Enfin.
Octobre, toujours : vive les radios libres ! Que des bons souvenirs sur mon radio-réveil d'étudiante !
Novembre : en fac de droit, je tombe sur le "bon groupe" de TD de droit constit ;-)). Un sacré tournant dans la vie de votre Gazetière.

Franchement, 1983 fut une encore plus grande année sur un plan tout à fait personnel. Mais 1981, c'était assez "grandiose", non ?


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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 13:22
Comme vous vous en doutez, en raison de la prochaine St Patrick de DonaldVille, votre Gazetière fait une de ses très ponctuelles crises spasmo-culinaires aiguës. Il ne s'agit de rien de moins que de dresser la carte de notre taverne événementielle, le Singing Clover : autant dire du pain (de seigle) sur la planche !
Bien entendu, il ne s'agit pas seulement de trouver des recettes ad hoc, mais bel et bien de s'imprégner de la culture alimentaire de nos chers Irlandais. Et c'est là, fort subtilement, qu'on en arrive au haddock, justement. Voire même au hareng. Et, plus précisément, au fameux hareng saur.
Régal poétique de mon enfance. Et comme c'est le Printemps des Poètes, n'est ce-pas...

Le hareng saur (de Charles Cros, 1873)

                                                      à Guy.

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
 Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.

Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.

Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

Eh bien, lecteurs adorés, pour les gens graves, je ne peux rien dire, mais pour ce qui est de la petite fille que je fus, ce Hareng Saur Sec se balançant au bout de sa longue ficelle, dans toute sa délicieuse absurdité, je ne l'ai jamais oublié (et quand on connaît ma mémoire, l'exploit est appréciable).
J'avais un âge à 1 seul chiffre, pour sûr, et mon école m'avait conduite à une rencontre avec un comédien au Centre d'animation du quartier.
Les mots exacts ne sont pas gravés, mais l'image éblouissante de ce haut mur blanc et vide m'a définitivement impressionnée, tant ce comédien l'a rendue vraie et inoubliable.
Combien de textes cet artiste nous a-t-il fait découvrir ? Combien de ficelles (!) nous a t-il dévoilées ? Je l'ignore absolument.
Sauf ce hareng-saur, qui n'a jamais cessé d'osciller dans les méandres de ma souvenance.
Fascinée, la Zigo.
Hypnotisée par le tangage de ce balancier saugrenu.
Contaminée par le goût de l'insolite, du fantasque.
Marquée du sceau du hareng saur, sans avoir eu besoin de fumer. Qui l'eût cru ?

Pour en savoir un peu plus sur ce poète et ce poème :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Hareng_saur
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