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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 19:00
Il y a peu, la Gazette titrait 40 jours.
Aujourd'hui, elle surenchérit : 50 jours.
Ben oui, c'est l'inflation, msieurs-dames !

Dans la Bible, 50 jours, c'est tout un symbole.

C'est 50 jours après sa sortie d'Egypte que Moïse a reçu les Tables de la Loi (les 10 Paroles, si vous préférez).

C'est 50 jours après Pâques que l'Esprit est donné aux hommes, à la Pentecôte, tout comme les Juifs fêtent leur pentecôte 50 jours après leur Pâque.

C'est 50 jours, on voit bien que c'est un cycle bouclé, un achèvement, une ouverture, une nouvelle parole donnée, un nouvel élan à prendre.
J'aime bien les nombres plein de symboles.
50 est bien, dans le genre, alors pourquoi la grille du Loto s'arrête-t-elle pile une case avant, hein ???

Et sinon, pour les malheureux esprits scientifiques que le langage symbolique et ses mystères n'intéressent pas (parce qu'ils sont hermétiques à la magie du monde), 50 a  aussi des qualités mathématiques remarquables ! Doc zélée, j'ai cherché, vous vous en doutez, ne possédant personnellement aucune connaissance à ce sujet sur ce plan-là.

Vous allez adorer : (depuis Wikipédia et en espérant que c'est vrai, je cite, in extenso) :


Cinquante est :

Bon, pour les liens, les lecteurs intéressés iront voir eux-mêmes, je me sens pas pour la synthèse...
Sinon en physique, c'est un nombre magique : vous imaginez que j'ai couru voir ce que c'était !!! Eh bien c'est tout à fait décevant : une sombre histoire d'atomes, de couches autour du noyau... Rien compris, en fait.
Quant à l'histoire des équations impossibles à résoudre, pour ma part, j'en connais une infinité d'autres, avec ou sans 50 !!!!
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 19:46
"La vie est courte, même pour ceux qui la trouvent longue" ai-je lu ce soir...
La vie est courte, c'est certain.
Mais faite d'alternances de temps longs et de temps brefs. De temps vides et de temps pleins.
Les temps vides étant souvent des occasions de vivre pleinement. Pleinement, non pas uniquement dans la vitesse et la joie. Mais pleinement, dans l'intégralité des émotions, les douces comme les rudes.
40 années dans le désert pour le peuple de Moïse.
40 jours dans le désert, dans nos propres déserts, lors de nos carêmes.
Car la vie nous en offre, des carêmes. Des carêmes rien qu'à nous. Des traversées de la Mer Rouge que nous seuls connaissons et des retraites en notre désert profond.
Ces 40 jours sont des épreuves que tous les peuples païens, autant dire tous les hommes, ont traversées rituellement.
Bien avant le Carême chrétien, il y avait les 40 jours des adorateurs de la déesse babylonienne. Et les 40 jours avant certaines fêtes égyptiennes ou même mexicaines. Toujours des fêtes de printemps, de renaissance après la mort.

40 jours. C'est long... même si c'est court.

40 jours.

40 jours, tiens, c'est le temps, justement, qu'a mis une carte postale partie du Mexique avant Noël pour arriver dans la boîte aux lettres de la Bottine aujourd'hui !
Comme un petit cadeau inattendu.
Un petit sourire de pyramide inca dans le désert.


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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 18:19
...d'humanité pure, de fraternité, de joie, d'espérance.
Une initiative qui prouve, heureusement, que les hommes, dans le monde, ne savent pas seulement se faire la guerre.
Un abonné a eu la merveilleuse idée de faire éclore ce petit film coloré et dynamique ce matin sur mon écran : merci à lui, la journée a bien commencé !
C'est donc l'histoire d'un globe trotter qui s'emploie à aller danser partout partout partout dans le monde...et qui fait danser ceux qu'ils rencontrent, partageant ainsi spontanément le même langage universel.
Vous allez prendre un vrai grand bol de JOIE, je vous le garantis !!!
Une jolie idée qu'on a adorée à la Bottine, et qu'on a donc décidé de faire partager à travers la Gazette !!!

N'oubliez pas de mettre le son, surtout, et bon voyage!!!

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 09:55
... vous prendrez bien un brin de Gazette, avant la galette !
C'est que la recette est savoureuse, goûtez donc, lecteurs adorés!

Au menu de ce premier jour non férié de 2009, la Rédaction, grâce à la bienveillance de son lectorat belge, vous propose de placer l'année sous le signe de la poésie. De celle qu'on adore ici, de la grande famille des St Ex, Bach et pourquoi pas Coelho... De la poésie qui ne dit pas toujours son nom, certes, non calibrée, sans étiquette, plus discours, harangue ou refrain philosophique que sonnet, ballade ou quatrain.

Le poète du jour sera donc Pablo Neruda, de son vrai nom Neftalí Ricardo Reyes Basoalto, poète Chilien (1904-1973), prix Nobel de littérature en 1971.
Pas un Argentin, il est vrai, mais tellement tango dans son désir de passion, dans sa soif d'émotions et d'absolu ! Il parle ailleurs d'"ardente patience", ce qui me semble, là encore, tellement bien définir l'art de cette danse de la beauté et de la vie ! C'est donc avec cette musique que je vous propose, mes chers abonnés, d'entrer en lecture comme on part à l'aventure...


Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n'écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l'habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d'émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu'il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux!


Et la cerise sur le gâteau pour les heureux hispanophiles-et-phones... (y en a parmi mes abonnés, y en a, et des agrémentés (certifiés?) ! )


Muere lentamente quien no viaja,

quien no lee,

quien no oye música,

quien no encuentra gracia en sí mismo.

Muere lentamente

quien destruye su amor própio,

quien no se deja ayudar.

Muere lentamente

quien se transforma en esclavo del hábito

repitiendo todos los días los mismos trayectos,

quien no cambia de marca,

no se atreve a cambiar el color de su  vestimenta

o bien no conversa con quien no conoce.

Muere lentamente

quien evita una pasión y su remolino de emociones,

justamente éstas que regresan el brillo a los ojos

y  restauran los corazones destrozados.

Muere lentamente

quien no gira el volante cuando está infeliz con

su trabajo, o su amor,

quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir

atrás de un sueño

quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,

huir de los consejos sensatos...

Vive hoy !

Arriesga hoy !

Hazlo hoy !

No te dejes morir lentamente !

No te impidas ser feliz



Découvrez Astor Piazzolla!
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 17:35
C'est avéré, il a neigé à DonaldVille, et la Fée en a perdu la tête!


Figurez-vous qu'aujourd'hui, votre gazetière, tourneboulée sans aucun doute par l'événement météorologique, après deux jours de gavage institutionnel, au lieu de jeûner proprement, s'est mise aux fourneaux !!!
Ben oui, mes zamis, je sais, ça va pas mieux, comme dirait l'autre : j'ai attrapé une crise de fée!
J'ai décidé de mitonner un bon petit dîner pour mes grandes fifilles et mon rival en matière de yaourts périmés (mes abonnés reconnaîtront l'Ermite du Sablonnat).
Un truc basique mais qui fleure bon dans toute la Bottine !
Une envie subite de lentilles vertes du Puy (forcément, hein ;-) ) que je prépare avec garniture de tomates, oignons, jambon, vin blanc...
Ouiche ! ça sent bon comme chez ma Maman et ma Mamy !
Et puis aussi, ça réchauffe la cuisine !!!! Parce que vraiment aujourd'hui, c'est à ne pas mettre un renne dehors ! Et j'ai beau pousser mes petits convecteurs.... Brrrrr.....
Bref, ce soir, on se chauffe à la bouffe et à l'ambiance collective !
Ma playlist Deezer à fond...  et hop ! Vive l'hiver!
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 16:32
Les abonnés de la Gazette voyagent.
Et ils ne manquent pas d'envoyer à leur gazetière des témoignages timbrés et colorés de leurs expéditions merveilleuses et lointaines.
Ce qui crée une incommensurable joie à la Rédaction !!!
En mon cercle intime (et angélique), l'on me fit vibrant reproche de na pas soigneusement collectionner ces petites cartes dans des boîtes voire dans des albums, anthologies et carnets de voyage...
Certes, on le sait, ma nature de Tzigane me pousse souvent à l'allègement et au tri drastique.
Mais pas toujours.
Pour preuve, dans mes locaux journalistiques, j'ai deux emplacements dédiés à toutes ces belles images porteuses de joie, de souvenirs, de plein de choses indescriptibles.

Il y a d'abord le Mur de l'Espérance, à droite de mon bureau de Rédactrice en chef.
Pendant avoué du Mur des Lamentations et de l'ex-mur de Berlin, le Mur de l'Espérance est un kaléidoscope-remonte-moral : cartes-tendresse venues parfois de loin,  pensées édifiantes, anges et fées... Que du beau, que du bon, des vibrations de bonheur garanties !

Et puis pas loin (mais rien n'est loin, à la Bottine, vous diront les Grillons!) il y a le Mur des Voyageurs.


Londres, Liverpool, Burgos, Prague, Beijing... Madeira, Portugal, Canada, Québec, Japon, Martinique... Le génie voyageur de mes lecteurs bien-aimés ne connaît pas frontière !!!
Et votre Gazetière, elle regarde toutes ces petites lorgnettes et souriant et en rêvant.
Merci à tous mes fidèles abonnés de me faire ainsi pérégriner autour de notre chère planète bleue !!!
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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 21:07
Vous le savez comme moi, la couche d'ozone est crevée, donc le soleil nous brûle. La banquise fond à toute vitesse, le niveau monte (comme à l'école), la jungle se déforeste, le Gulf Stream va se dévier, et soit Bordeaux sera englouti sous les eaux, telle la cité d'Ys, soit ce sera une nouvelle zone polaire, avec des températures que je n'ose même pas imaginer.
On ne sait pas encore choisir entre la désertification ou la glaciation, mais de toute façon, on est foutu, destinés à mourir sans pétrole, étouffant sous des tonnes de déchets. Donc, seuls les plus forts auront une chance de s'en sortir et de continuer à s'obstiner à trouver que la vie est belle.
C'est pourquoi la Gazette, toujours à la pointe du zèle journalistique, a décidé de mettre en route une série d'épreuves de survie, pires qu'à Koh Lanta ou dans le Loft des Secrets, je vous le dis !

L'expérience numéro 1 relatée ici est précisément partie d'une situation extrême, à savoir le dégivrage absolu du congélo de la Bottine dimanche dernier et, dans la foulée, du nettoyage intégral de la partie réfrigérateur. Les Angels étaient à mes côtés dans cet épisode digne des célèbres Travaux d'Hercule, et peuvent donc témoigner de la difficulté de la chose : croyez-moi, ce fut musclé... Y a que la banquise qui fond, mon congélateur, non.
Je passe les détails et j'en arrive à l'expérience qui nous intéresse.


Bon, il faut dire que le Sieur Guillaume m'avait un peu provoquée samedi en "se la pétant" et se vantant d'avoir mangé, devant témoin, un yaourt du 6 juin date limite, soit trois mois moins deux jours.
Il pensait avoir atteint des records...Eh bien, c'était une perche tendue pour votre Gazetière, notoirement toc-toc. Ah si seulement....!
Le miracle a eu lieu, j'ai exhumé un brassé nature du mois de mai, quand j'avais encore 44 ans !!! Trop beau, coincé dans un angle inaccessible, un angle mort de mon beau Gorenge !!!
Il ne restait plus qu'à espérer que le truc ressemble encore à quelque chose.... C'était en apparence le cas. A l'oeil, ce yaya ne fait pas son âge. Au nez, rien à dire non plus. Un brin sur la langue : foi de Fée, il schmeckt gut !!! Ok, l'Expérience de survie dans un monde dévasté et rempli de périls est définitivement entamée.
Par mesure de prudence, je scotche la preuve au mur : si on me trouve raide sur le carrelage de ma cuisine, je veux absolument éviter l'erreur judiciaire et  une accusation injuste d'empoisonnement de la part de mes héritiers. (Ben oui, j'ai un Livret A à la Poste, ça fait des envieux).
Puis, je mange mon yaourt et j'envoie un texto à mon rival en matière de yaourts natures périmés. Qui me renvoie des félicitations aussi goûteuses à mon égo que le fut le brassé de mes 44 ans à mes papilles de 45. Je cite : "Tu mets la barre très haut". Oui. Merci Guillaume de reconnaître mes mérites et mon inaltérable bravoure. Le prochain texto, je l'envoie au Guiness Book.
Une soixantaine d'heures plus tard, le cobaye va bien, merci.
Elle peut fondre la banquise, il peut diparaître le pétrole, moi, j'ai un estomac au poil (et un réfrigérateur du tonnerre, avec option cryonisation !!!)
La Gazette profite de cet article scientifique de Net réalité, pour rendre un hommage à un comic strip qui l'a beaucoup régalée il y a quelques années et qui traîne encore sur la Toile : les Aventures de Michel le Yaourt.


http://frigo.lapin.org/strip-95-le-costume.php

T'en fais pas Michel, chacun ses goûts, t'as toutes tes chances !!!
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 09:40
En toute honnêteté, lecteurs adorés, cela fait assez longtemps que votre gazetière, un peu noyée sous son courrier, avait laissé tomber l''édifiante et quotidienne lecture de l'évangile quotidien.
Ben oui : mea culpa.
Mais ce matin, la Grâce ne m'a pas abandonnée, et c'est avec une joie véritable que j'ai découvert le texte du jour.

Les réfractaires à la religion qui auraient lu l'article jusqu'ici, malgré le sujet, peuvent arrêter de suite !!!

Quant aux autres, partageons...

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,19-23.

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. La lampe du corps, c'est l'oeil. Donc, si ton oeil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton oeil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Et le commentaire du jour sera celui, très moderne, m'est avis, de  Saint Vincent de Paul (1581-1660).

Conférence sur l'indifférence, 16 mai 1659



      Où est le coeur aimant ? Dans la chose qu'il aime -- par conséquent, là où est notre amour, là où notre coeur est captif. Il ne peut en sortir, il ne peut s'élever plus haut, il ne peut aller ni à droite, ni à gauche ; le voilà arrêté. Là où est le trésor de l'avare, là est son coeur ; et là où est notre coeur, là est notre trésor.

      Eh quoi ! un rien, une imagination, une parole sèche qu'on nous a dite, un manque d'accueil gracieux, un petit refus, la pensée seule qu'on ne fait pas grand compte de nous -- tout cela nous blesse et nous indispose au point qu'on n'en peut guérir ! L'amour propre nous attache à ces blessures imaginaires, on ne saurait s'en tirer, on est toujours là-dedans, et pourquoi ? C'est que l'on est captif de cette passion. Qu'y a-t-il qui nous captive ? Sommes-nous en « la liberté des enfants de Dieu » ? (Rm 8,21) Ou sommes-nous liés aux biens, aux aises, aux honneurs ? (...)


Voilà, chers lecteurs.
Je n'en publie pas plus, car je trouve qu'il y a, dans ces paroles, une sagesse lumineuse qui ne necessite pas de grands développements supplémentaires.
Sachons placer notre amour, si précieux, exactement là où le mérite. Là où on le mérite.
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 18:21
Ainsi parla, et parle encore, non pas Zarathoustra, mais l'Ecclésiaste, livre biblique que les lecteurs de la Gazette connaissent évidemment sur le bout des lèvres.

L'ange du Milieu nous fit, il y  a quelques semaines dans la cour des grands, un édifiant article sur les pietas et autres descentes de croix.
Votre  gazetière découvrit à peu près à la même époque Varo et sa nature ressuscitante.
Mais une question demeurait, et toujours sans réponse, car jamais formulée, certes ! Comment se nomment ces tableaux où trône immanquablement un morceau de squelette ?
Avec une belle-maman diplômée l'Ecole du Louvre, je savais pourtant à qui m'adresser, mais bon...
Ces peintures avec des crânes ne m'emballent pas, je dois le dire...
Hier soir je fus éclairée, sans rien même demander : car aux âmes biens nées, réponse n'attend pas que question soit posée (quoi, je transforme ??? Je ne transforme pas, j'adapte. Je recycle. Je fais du développement durable de citations théâtreuses).
Bon, bref, ces tableaux-là, pour ceux qui l'ignorent encore, se nomment des vanités, et leur époque est celle qu'on qualifie de baroque, le XVIIe siècle.
Les Réformés ne voulant plus peindre de représentations religieuses, afin de continuer à véhiculer les messages religieux, on mit à la mode les natures mortes, porteuses de symboles.

Le message des vanités est destiné à nous faire comprendre l'inutilité des plaisirs du monde face à la mort qui nous guette.

Et attention, quand je dis plaisirs... Il n'y a pas qu'eux ! La connaissance, le savoir humain doivent être relativisés et donc, il en prennent aussi pour leur grade dans les compositions.
On trouve ainsi des vanités dénonçant plus particulièrement les faiblesses humaines : on y verra des livres, des instruments scientifiques, des objets d'art, pour fustiger la vanité intellectuelle ; ou bien des pièces, des bijoux, des couronnes : pour dénoncer l'amour des richesses terrrestres et le goût du pouvoir. Quant aux plaisirs, ils sont symbolisés généralement par des pipes, du vin, des instruments de musique, des jeux, des accessoires de beauté...
D'autres vanités insistent davantage sur la fragilité et la brièveté de la vie des hommes : y figurent squelettes, sablier ou autres instruments de mesure du temps, fleurs, bougies...
Image:Pieter van Steenwyck 001.jpg

Bon, bon, bon... Méditons, mais profitons quand-même un peu, hein... ?
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 16:54

Pour ses chers absents, la Gazette écoute, digère, interprète et transmet les paroles du grand Gourou... ;-)


Evangile du jour, dernière phrase :
"
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. "

C'est austère, normal : c'est Jean. Chapitre 3.



Les derniers mots ne sont pas dits, que votre gazetière s'agite sur son banc. Le genre de propos qu'on n'aime pas. Y a des jours, comme ça. Il va falloir à notre célébrant tout son génie pour faire passer cette pilule...

Je vous rassure : il fut au rendez-vous (le génie, peut-être, l'Esprit Saint, sans doute!).

Qu'est-ce que CROIRE ? Oh, comme ça tombe bien, on fête justement les professions de foi de quelques gamins de 5e.
Pour nous, chrétiens, croire, c'est croire Jésus, et ce qu'il nous a dit de Dieu. Et ce qu'il nous a dit de Dieu, c'est presque toujours à contre-courant de ce qu'on a tendance à croire de Lui, justement.

Alors, croire, c'est d'abord et avant tout plein de choses à ne PAS CROIRE.
Ne pas croire que Dieu est un juge avant d'être un père qui pardonne.
Ne pas croire que Dieu aime les hommes parfaits plus que ceux qui ne le sont pas...loin s'en faut.
Ne pas croire que Dieu préfère la Loi aux hommes.
Ne pas croire que Dieu est manipulable, qu'on peut se servir de Lui pour justifier des guerres, des exclusions, des jugements moraux...
ne pas croire que Dieu se définit en opposition à ce que sont les hommes.
Ne pas croire que Dieu est tout-puissant, parce que l'Homme est tout faible.
Ne pas croire que Dieu est imperméable à la souffrance, parce que l'Homme est brisé par elle.
Ne pas croire que Dieu peut tout, sait tout, connaît nos lendemains et ce que nous en ferons, car nous sommes libres, radicalement et définitivement, et que nos lendemains n'appartiennent qu'à nous !
Avant de croire, nous devons être athées. Athées de ce Dieu-là, qui n'est pas celui dont nous parle le Christ.
Qu'est ce qui nous différencie des hommes qui ont été tellement dégoutés de Dieu par ces images fausses qu'on s'en fait et que les religions véhiculent inlassablement, qu'ils ne peuvent plus croire ?
Notre confiance en Jésus, son fils.
Dieu n'a pas besoin de religiosité, Dieu est en l'Homme.
Beaucoup ne croient pas en Dieu, mais croient en l'Homme. Les chrétiens croient en l'Homme, et à travers lui, ils ont l'espérance de Dieu.

Quant à ceux qui croient dans un Dieu qui serait juge, qui serait force absolue, qui serait exclusion, qui serait droiture moralisante, qui serait omnipotence et omniscience emprisonnantes pour un homme dépourvu de toute valeur, ceux-là, comme dit Jean, ne veulent pas croire selon Jésus, et ceux-là se sont déjà jugés eux-mêmes.
Leur jugement si dur leur appartient entièrement. Et à eux seuls. Le dieu dont nous parle Jésus n'a rien à voir là-dedans.

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