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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 09:20
Ne vous méprenez pas : vous pourriez croire,
en écoutant la radio, que la star du jour,
c'est lui :



Jean Dujardin.

et que la baie dont il faut parler, c'est celle de Rio.

Mais la Gazette vous l'affirme,
l'Homme du jour,
en réalité, c'est celui-ci :



Et la baie en question, c'est celle d'Hendaye.
C'est là-bas, en effet, qu'il change de dizaine et de décennie !
La Casa de Alegria ne répond plus :-)

Bon Anniversaire, OSS 15/04 !
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 09:14
Exercice matinal de la Gazette :
évoquer le 14 avril sous l'angle du cinéma.


Pourquoi ? demanderez-vous, chers lecteurs.
Pourquoi pas ? vous répondra la Rédaction.

Carnet rose, carnet noir, carnet multicolore.
Pêle-mêle et méli-mélo non exhaustif
de quelques 14 avril "cinématographiques" ...
 
1900 : inauguration de l'Exposition Universelle de Paris.
On y découvre le Palais de l'Electricité, une merveille hallucinante sur le Champ de Mars, et pour la première fois chez nous, le cinématographe !

1912 : Le  "Titanic" frôle son fatal iceberg dans l'Atlantique Nord....
L'insubmersible est submergé en quelques heures... 80 ans plus tard, on en pleure encore au cinéma....
 
1931 : 1ère émission publique d'une image de télévision en France, à l'Ecole supérieure d'Electricité. "La télévision est un cinéma, où l'on peut aller, en restant chez soi"... La petite soeur (ennemie?) du ciné n'a pas fini de grandir !
 
1965 : naissance d'Alexandre Jardin (le Zèbre, oui, c'est ça, it was a book avant de devenir un film).

2009 : A Donaldville, c'est la Fête, et encore mieux que sur la Croisette ! C'est l'ouverture officielle du Festival des Stars du Mois (à suivre au jour le jour, si on ne veut pas rater d'épisode !) !

The Star of the Day !

Joyeux Anniversaire  !!!




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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 11:24
En écho à la Cour des Grands...

ici


Pessah, le Passage, la Pâque...

Des traditionnels baptêmes d'adultes au récit de ma Mer Rouge,
la célébration d'hier soir était ouvertement dédiée
à tous les PASSAGES que chacun de nous a à vivre.


Alors, pour vous, mes lecteurs,
une pensée pour tous ces passages douloureux mais nécessaires.


Pour ceux où vous avez été entraînés un peu malgré vous,
 mais qui ont finalement été salutaires.


Pour ceux que vous avez choisi d'oser,
malgré la peur et les difficultés,
parce que la confiance et l'espérance ont été plus fortes.


Pour ceux auxquels vous avez renoncés,
parce qu'avoir du courage, c'est dur,
parce que l'esclavage a des côtés rassurants,
mais qui vous ont laissé un peu d'amertume sur les lèvres, malgré tout.


Pour ceux qui ne manqueront pas de se proposer à vous
un jour ou l'autre...


Et pour se rappeler qu'on ne traverse pas tout seul...
:-D

Un petit Chagall, ça fait pas d'mal !
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 12:12
Lecteurs bien-aimés qui n'avez pas envie de lire un article d'édification spirituelle, vous pouvez choisir de vous arrêter ici. Car la suite est une profession de foi assumée.
Le jour veut ça, quelques heures avant la Vigile pascale.
De plus, ça fait longtemps, je trouve, que je n'ai pas joué à la pasteure (pasteuse, pastrice, pastoresse?) qui se défoule en chère....
Et puis aussi, j'avoue, je n'ai pas eu mon content de spritualité cette semaine : la faute à une espèce d'adorable petit truc de 2 mois, un truc qui sent bon, qui fait de petits bruits et des sourires sans dents mais adorables. Un petit machin tout tiède qui s'appelle Salomé, qui est presque chauve et complètement craquant, la fille d'une copine du KT, une poupée qui est passée de catéchiste en catéchiste durant la messe du Jeudi saint. Alors, mea culpa, je n'ai regardé qu'elle, je n'ai ecouté qu'elle, et pas du tout les (sûrement) belles paroles de mon cher Curé Charlie....
Je me fais donc une séance de rattrapage, afin de ne pas arriver trop "à sec" ce soir, à la veillée....
Car c’est la fin du Carême (rudement et strictement observé à Donaldville, comme chacun le sait…) Cette nuit, certains d’entre nous, dans l’obscurité de la nuit, allumeront une flamme au brasier et  fêteront la Résurrection.

Au-delà de cette célébration chaleureuse, que disons-nous, que professons-nous ? Que la tombe était vide…il y a plus de 2000 ans ? Sans doute, puisque ça a commencé ainsi. Mais ce qui nous importe, soyons sincères, c’est ce qui se passe ICI et MAINTENANT, non ? Alors, c’est quoi, cette résurrection, pour nous, ceux qui « croyons » ?

C’est, très simplement, la force de l’amour dans nos vies. L’amour qui réjouit, qui pardonne et partage, qui lutte pour la justice et la paix,

Joyeusement, la Vie se fraye un chemin parmi les tristesses et les morts qui jalonnent notre existence : espérances déçues, trahisons commises ou subies, échecs, pertes, fin inéluctable de toute chose… L’amour,  pourtant, au cœur de la vie,  franchit et rachète toutes ces morts. 


La résurrection au quotidien, c’est l’expérience de cet amour plus fort que le reste. C’est tomber et se relever, soutenu par l’Autre. De même que c’est sourire et se réjouir profondément de voir l’Autre « renaître », « sortir du tunnel », se mettre en marche à nouveau. Pour croire en la résurrection, il faut croire en l'Homme. Croire que chaque être humain, est « plus que lui-même », que ce que j’en perçois : ne condamner personne, faire confiance à la vie, essayer de porter sur l’autre un regard empreint du regard de cette « transcendance » que les croyants appellent Dieu  mais que d’autres peuvent percevoir autrement.… Un vrai boulot de tous les jours... ;-)

« On ne monte pas au Ciel, on le devient »

C’est sur mon Mur de l’Espérance, c’est une carte qui vient de Bellocq.

 

La résurrection au quotidien, c’est une  foi qui arrache l’être humain à son angoissante finitude solitaire, le nourrit d’espérance et de désir, et  le réconcilie avec l’Univers tout entier, Ce n'est pas l’idée d’un autre monde, différent et meilleur accordé (peut-être) « après ». Ça, je m’en fiche, en réalité.

ICI et MAINTENANT.

La résurrection au quotidien, c'est le monde dans toutes ses dimensions, c’est la réalité de tous les jours avec son « au-delà » immédiat. Ce n’est pas une utopie lointaine avec d’hypothétiques lendemains qui chantent, mais l’accès à une part « de ciel » dès aujourd’hui ! La résurrection que je professe, c’est chaque fois que la tendresse et l'attention sont plus forts que le rejet ou l’indifférence, c’est quand la vérité l’emporte sur le mensonge, quand le don et la confiance se font spontanément.  Elle germe dans chaque réconciliation, dans chaque main tendue, chaque timidité vaincue et chaque sourire offert. La résurrection, je la vois et j’y crois, chaque fois que la vie triomphe du mépris, de la division et du manque d’espoir.

La Résurrection, c'est vraiment la lampe sur ma route, comme on le chante en ce moment le dimanche....

 

 Mes lecteurs chéris,

Heureuse et belle fête de Pâques !

 

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 14:34
On n'était pas au Stade de France... mais, foi de Gazetière, il y a eu le FEU !
C'était juste pile poil sur la digestion...
 Il y a eu des plongeons, des glissades, des percées, des corps-à-corps plutôt musclés. Des murs de bras, de belles passes, des feintes, des buts bien défendus, des sauts spectaculaires, des points marqués.
Des cris, des olas, des trompettes, des sifflets.
C'était LE moment de l'année où les profs et les élèves ont le droit de "se battre" en toute légalité, avec autant de joie que de virulence et sous l'oeil consentant de tout le monde.
LE match annuel de handball adultes/élèves !

Pas un sport de fillettes, je vous le dis, le handball ! Que de chutes, que de coups !
Enfin, ouf, l'honneur est sauf : les profs ont gagné.***
Sous les sifflets déconfits mais néanmoins admiratifs des élèves supporters, 250 fois plus nombreux que les supporters des profs (mais moi, j'ai fait du bruit avec enthousiasme, faites-moi confiance! )
14-13. Il s'en est fallu de peu !
Mais les vieux ont encore des leçons à donner :-)

*** Les petits auront leur revanche avec un match -retour, c'est la tradition.
Mais cette fois, il faudra sans doute compter avec P. H, un des profs d'EPS qui ne jouait pas aujourd'hui. Confidences faites à la prof-doc (votre Gazetière) par les joueurs peu après l'épreuve, nos pioupioux redoutent sa présence la prochaine fois...
A suivre...
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 18:13
... pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu, un article dans l'AUTRE Gazette de DonaldVille :

http://dans-la-cour-des-grands.over-blog.com/article-29744361.html

... et en complément, ici même, 

du vert,
du vert,
du VERT !!!
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 13:58
Le Lai de Dame Bulle °°°
(condensé de résumé d'abstract)

Lecteurs bien-aimés, la Gazette fait spécialement tourner les rotatives à cette heure pour rendre l'hommage qu'il mérite à Messire.
Nombreux furent mes abonnés à m'offrir leur bras de preux ou leur talent de spécialiste, pour me délivrer du sinistre donjon où Excel me retenait prisonnière.
J'ai apprécié leur sollicitude autant que leur promptitude, qu'ils en soient chaleureusement remerciés.

Mais d'entre eux, se leva une belle et courageuse âme qui sut insister tant et tant, que votre Gazetière finit par oser*** sortir des tréfonds de la grotte secrète de son PC et montrer au grand jour, le fameux tableau-qui-calculait-faux.
Tableau, qui, miraculeusement, revint sous la forme d'un tableau-qui-calcule-juste (du moins tends-je à le croire) !

Messire, semble-t-il, a vaincu le Dragon.
Et n'allez pas croire que la bataille fut gagnée d'avance, eh bien non, la Bête au souffle sulfureux avait plusieurs têtes , et quand on croyait en avoir fini avec l'une, deux autres repoussaient, comme à l'Hydre de Lerne !

Ainsi délivrée du perfide maléfice qu'un vil sorcier avait jeté sur mon Excel, me voici donc, pantelante et ravie tout ensemble, devant ma feuille de calcul, que Messire a rebaptisée, au passage, du nom glorieux de "Zaza-la-classe",  avec des colonnes guillerettes, des sous-totaux fringants, tout ce qu'il faut exactement là où il faut, avec en E58 (coulé!), l'exact total d'écus d'or que je devrai sortir de ma bourse, déduction faite des fameux 9% !!!

*** Or donques, on le sait, les Dames en détresse sont toujours drapées d'un voile de pudeur qu'il est bien difficile de les convaincre d'ôter...
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:30
C'est vrai, quoi.
Parlez-moi avec des mots doux, des mots-molleton, des mots-feutrés, des mots qui suggèrent, qui disent sans dire, qui ne heurtent pas, ne font pas de bleus, pas de rides, qui ne piquent pas...
En religion, en psychanalyse, en philosophie, on vous dire que les choses doivent être nommées et dites pour exister.
Oui, mais dans notre société, ce n'est plus politiquement correct, de nommer et de dire.
Un vrai mot pour une réalité qui dérange, ce n'est plus possible à entendre.
Y a pas de mourants, y a des personnes en fin de vie (VIE, c'est le dernier mot de la formule, donc celui qui fait du bien à entendre, non?)
Y a plus de vieux, y a des Séniors, c'est autrement gratifiant, cet OR qui brille et nous évoque autant des sportifs en pleine forme que de glorieux Romains du temps de l'Empire.
Pas d'aveugles, chez nous, que des non-voyants : là encore, que signifie cet infime et ridicule petit "non" face au magnifique "voyant" qui sonne à la fin du mot ?
La liste est longue, et figurez-vous que je viens de découvrir ce matin dans mes lectures professionnelles (et édifiantes) un des derniers tours de passe-passe linguistique de nos chers cousins canadiens.
Peut-être que notre Angel 2 connaît déjà le terme, puisque travaillant dans le milieu. Pour moi, c'est tout nouveau...et ça me fait gentiment bondir.
Vous connaissez l'INTEGRATION. Vous savez que c'est un (faux) cheval de bataille de nos institutions depuis quelques années. Faux, parce qu'au-delà de la volonté affichée et proclamée d'intégrer à tout-va les handicapés, aucun moyen matériel, financier ou humain n'est donné aux "intégrateurs" désignés d'office. Au contraire, intégrer = économiser.
Je résume en trois mots pour ceux qui ne sont pas enseignants (y en a parmi mon lectorat ;-) ) : un jour, on vous dit : "Vous allez avoir tel élève dans votre classe. Il a ce type de handicap (mais là, ça reste très évasif, à cause de secret professionnel, donc, y a le médecin scolaire qui sait, l'infirmière qui sait, la famille qui sait, et le prof qui va vivre toute la journée avec le gamin mais qui ne sait que le minimum minimorum) et donc, je vous donne ces 6 feuilles jaunes à remplir, vous notez votre projet pédagogique (!!!???) pour cet enfant et vous envoyez ça à l'Inspection académique pour le 15."
C'est pas la peine de dire que tu n'as pas été formé pour ce genre d'accueil, que t'as des craintes de mal faire, que tu ne vois pas comment tu vas offrir toute l'attention nécessaire à cet élève "porteur de handicap" (oui, pardon, parce que "handicapé" c'est un peu violent, on n'a pas le droit de dire ça si abruptement) alors que tu as déjà 25 autre élèves pas toujours faciles... Tu la boucles et tu dis oui, sinon, t'es un infâme méchant qui stigmatise le handicap et fait reculer la cause de l'humanité et c'est à cause de gens comme toi que le monde est si cruel.
Donc, tu remplis tes feuilles jaunes et tu culpabilises si le petit "porteur de handicap" ressemble vachement à un petit oisieau sans plumes à qui on dit  "mais si, tu peux quitter le nid, t'es exactement comme les autres"...
Et c'est vrai que chaque miette de réussite, tu te jettes dessus et tu lui trouves une saveur délicieuse... mais bon, dans cette histoire, il reste beaucoup d'affamés et le leurre agité aux yeux de tous fait quand-même vomir.

Tout ça (c'est du vécu, ça se sent peut-être?) pour en revenir à nos élèves "porteurs de handicap".
On l'a vu, le terme est censément adoucissant.
Mais pas encore assez pour nos cousins, toujours un train en avance sur le vieux Continent, il faut l'avouer.
Que sont donc ces enfants devenus ?
Des ELEVES A DEFI.
J'espère que vous appréciez le tour de force.
Le handicap a disparu (c'est digne de Lourdes, non?) et finalement, la personne atteinte par ce handicap aussi, ou presque.
La balle est dans le camp de celui qui relève le défi. Question de challenge personnel, finalement.
L'enfant handicapé dans sa chair, dans son coeur,  cet enfant qui doit bien vivre avec ça, toute sa vie durant, sans passer le relais, lui, cet enfant, c'est juste un élève à défi. Toute la partie active est pour le "maître". Toute la culpabilité qui va avec aussi, et pire que jamais. Tu relèves le défi, t'as intérêt à ce que ça marche.
Où est la place de la personne avec son handicap ? Dans l'action et le zèle de l'autre.
Moi, quand je lis ça, j'ai l'impression qu'on nie la réalité intrinsèque de cet élève. La vérité qui dérange. le handicap, le moche, le ratage de la médecine, le grain de sable dans une société de jeunesse, de beauté, de santé... Alors, on intègre, on avale, on digère, on fait comme si... T'en fais pas, ton h.... on n'en parle pas, c'est nous que ça regarde, un défi pour nous, et nous, les défis, ça nous fait pas peur !
Sauf que moi, si. Votre Gazetière, lecteurs bien-chéris, elle trouve que c'est un peu fort d'obliger les gens à relever des défis sans les préparer à ça, sans les soutenir, les entourer... et  en gommant toute réalité dure à entendre et en jouant à faire semblant... Quant aux "élèves à défi", tous regroupés dans le même panier, en quoi reconnaît-on leur personne dans ce qu'elle a d'unique, de spécial, d'extra-ordinaire ?
Parce que, quitte à changer les mots,
je préfère celui-là : extra-ordinaire.
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:51
Lecteurs adorés, c'est le 1er avril !


Si je vous dis que je publie
 (le rouge au front, évidemment)
depuis mon bureau du CDI,

vous allez penser de suite que c'est un poisson.


(Répétez après moi :)
"La Gazetière ne travaille jamais le mercredi ! "

Sauf que là, si.
C'est pas un poisson, je ne vous raconte pas des turlutaines.
Je suis aux travaux forcés, pour cause de rattrapage anticipé de jours potentiellement futurement chômés.
Un truc encore plus compliqué que la Pentecôte travaillée-par-les-profs-mais-pas-par-les-enfants-rattrapée-sur-deux-demi-journées...ou que le pont-de-l'Ascension-non-offert-mais-sauté-car-compensé-par-un-mercredi-de-novembre-où-on-travaille-avec-l'emploi-du-temps-d'un-vendredi (foin! de la semaine des 4  jeudis, nous on a celle des 2 vendredis).

Eh ! Noyez-vous point, mes abonnés chéris, tout ça pour dire que je suis sur mon île... et qu'elle n'est pas du tout déserte !


Bonne pêche à vous  en ce jour "farceur" !
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 13:45
Ceux qui me connaissent le savent. Je ne suis pas câblée maths.
On pourrait se dire : " elle n'a pas la bosse, les fonctions, la géométrie, les trucs trop abstraits, ça ne colle pas avec elle."
Mais c'est encore au-delà de ça.
Ce qui était un manque d'intérêt autrefois, qui est devenu une difficulté à entrer dans ce monde un peu plus tard, a continué à croître pour se transformer en blocage qui me pose carrément problème. Maintenant, non seulement les chiffres, les nombres, les calculs m'ennuient, me fatiguent, m'endorment, me causent un profond accablement, mais on est arrivé à un point où je ne peux plus rien intégrer qui se rapporte de près ou de loin à cet univers suprêmement GONFLANT.
Et je ne vous parle même pas calcul de surface ou de taux d'amortissement. Non, que du basique.
Ayant définitivement confié ma fortune à mon conseiller financier de la Poste (c'est ma banque, oui, mea culpa!), cela fait des mois que je ne l'ai plus rappelé pour lui demander de me ré-expliquer une énième fois ce qu'on fait de mon petit traitement, où on place mes menues économies voire même ce que je vais devenir si je vais jusqu'à la retraite ( ce en quoi je serais bien vaine de me faire des soucis par anticipation vue ce que Nostradamus nous prédit à ce sujet...). Je ne dirai pas que j'ai usé sa patience d'ange, non, sincèrement, il m'a toujours accueillie avec une joie manifeste, m'assurant que me rencontrer était un vrai plaisir, et, en vérité, j'aimais bien ces séances banquières où je ressortais, après moult fous-rires, armée de schémas, gribouillis, pense-bêtes dessinés pour déboucher ma comprenette.
Mais bon, deux heures après, tout se mélangeait et j'étais bien en peine de remettre tout dans l'ordre pour en faire un état des lieux cohérent et signifiant.
Là-dessus s'est greffée la gestion de mon budget du CDI.
La goutte qui a fait déborder le vase.
Bien obligée de privilégier le côté pro et de négliger la gestion privée, puisque les deux, c'est de toute façon pas possible.
Le budget du CDI, c'est franchement pénible. 
Surtout à cause des abonnements qui ne commencent jamais à la même date, et qui sont plus ou moins chers si on associe plusieurs titres du même éditeur. Faut aussi jongler avec les tarifs Internet, dont on ne peut pas profiter car ils ne prennent pas les mandats administratifs, mais qu'on agite comme référents face aux  prix proposés par les délégués régionaux, les offres de réabonnement à prix cassé. les essais à quart de tarif..... Votre Gazetière est prise d'une lassitude incommensurable lorsqu'il s'agit de faire un tableau pour gérer tout ça, savoir où on en est des dépenses, faire cadrer ces dates plus ou moins folklo avec l'année scolaire (projet documentaire pédagogique) et l'année civile (celle qui compte pour l'exercice, rien que le mot me fiche la migraine ! ). Rien que ça... Je vous jure, tout s'embrouille : les lignes ne sont plus des lignes mais des courbes molles et fluctuantes, les cases se décalent, les virgules flottent entre deux eaux, les colonnes se métamorphosent, les totaux faits et refaits à l'infini ne sont jamais les mêmes...
Oui, parce que voilà, cela doit être dit, je ne maîtrise absolument pas la calculette. Mon doigt rippe, je saisis deux fois le même nombre, ou alors je saute une ligne (faut dire que je réponds à 10 élèves entre trois lignes...) et quand on commande des centaines d'ouvrages, la moindre erreur est fatale !!!... Les sous-totaux, (j'adore ce mot, j'ai encore des petites joies dans cet univers impitoyable)  c'est assez limité vu que je ne sais pas utiliser la fonction mémoire. Donc, c'est sur papier, à côté, ou en bas des listes de bouquins. Sauf que quand je revérifie car j'ai des doutes malheureusement légitimes sur la rigueur du calcul (ou de la saisie), c'est jamais pareil (et quand je dis pas pareil, imaginez que je ne pinaille pas...)

Quand je viens de passer deux heures d'affilée dans ce désert aride où les mirages et hallucinations ont été les seules étapes d'une longue marche pénible et desséchante pour l'intellect, quand je pose le stylo et la calculette sans avoir rien obtenu de probant, il semble que je dois en porter les stigmates, car, ça ne loupe pas, y a au moins un collègue de maths qui le voit en salle des profs et qui lance délicatement le sujet...;-)
Sujet battu et rebattu qui a débouché sur le CONSEIL d'utiliser EXCEL (pour d'obscures raisons de dérèglement malheureux des options de ma calculette la plus élaborée, celle qui fait des formules inutiles et que j'ai dû bidouiller sans faire exprès parce que maintenant, quand elle affiche quelque chose, ce qui est aléatoire, en plus, elle me colle tout sur 100, j'ignore pourquoi. Et donc, ça ne fait plus du tout ce que je veux que ça fasse, et l'autre calculette, celle qui mesure 8cm et qui ne fait pas de zèle, elle a l'écran comme liquéfié et les chiffres se déforment, c'est très psychédélique).
Bref, pour résumer, j'utilise Excel.
Mais là, y a dramatisation et exagération totale du verbe "utiliser". Votre Gazetière fait ostensiblement dans l'emphase voire même dans l'hyperbole, si vous voyez ce que je veux dire. Et attention, ce terme est purement LITTERAIRE et absolument pas MATHEUX, hein !!! Manquerait plus que ça, non mais !
Excel.
Je vous jure que j'ai su, deux ou trois fois, en faire quelque chose. Des trucs fondamentaux comme : somme de la colonne (ben si!) et des trucs de haut vol comme 9% de rabais (maximum autorisé pour les collectivités par la loi sur le prix du livre).
Mais aujourd'hui, vu que je désapprends plus vite que je n'apprends, ça fait des mois que j'ai oublié comment on obtient ces tours de passe-passe époustouflants.
Parce que les autres fois, j'avoue, j'avais quelqu'un au bout du fil, qui, charitablement, me guidait pas à pas (ou doigt à doigt). Une sorte de hot-line perso de très bonne volonté que j'ai renoncé à interrompre dans son travail chaque fois que je sèche sur ces tableaux monstrueux qui refusent de me comprendre. Parce que je DOIS pouvoir y arriver TOUTE SEULE (ça s'appelle Coué, dirait le Très Sage Angel Cerise). Y a pas de raison que votre gazetière reste comme deux ronds de flan devant ces grilles aussi maléfiques qu'hérmétiques à mon mode de réflexion. Oui, oui, vous lisez bien : c'est Excel qui a été mal conçu, pas mon cerveau. Excel, il devrait pouvoir admettre les cheminements de ma pensée calculante, il devrait traduire mes essais désespérés en formules-qui-vont-bien et me donner la solution.
Chaque fois que j'écris une formule, ce logiciel pervers m'ouvre une fenêtre d'aide (grrrrr) mais c'est fallacieux, lecteurs adorés ! Il ne m'aide pas du tout, au contraire, il m'enfonce ! Quoi je fasse, où que je sois, rien ne s'efface.... Non, là, j'ai encore switché, la faute aux chiffres qui dansent dans ma tête encore encombrée, je me reconcentre : quoi que je fasse, ça ne me donne pas ces fichus 9%.
Parce que la somme des 123 ouvrages, j'ai bien fini par la voir apparaître en bas de ma colonne, figurez- vous !!! Après un nombre astronomique de fois où j'ai cliqué sur le Sigma de "somme automatique", j'ai bien vu s'afficher un nombre à 4 chiffres virgule 2 chiffres.
Notez que j'ai moyennement confiance, parce que une seconde y avait rien et la seconde juste après y avait ça.
C'était peut-être comme ça le Big-bang.
1423,26


Déjà, le 26 d'après la virgule, il me colle l'angoisse (oui, parce que j'ai des bases  ET des intuitions matheuses) : comment ai-je obtenu 26 avec des 0 et des 5 ...???? Mais bon, 6 c'est très près de 5....donc, on peut parier sur un approximatif  jeté du doigt sur le clavier, et comme l'avantage d'Excel c'est que les nombres restent affichés (contrairement à la maudite calculette), je vais pouvoir traquer la dyslexie claviculaire et réparer cet écart ridicule.
Sinon, pour la somme, je me méfie quand-même : c'est pourquoi je vais bien devoir vérifier cette somme automatique avec... quoi, d'ailleurs ? Le tableur d'OpenOffice... ou la calculette de mon portable ???
:-D
Quant à mon rabais de 9%....
Pffff...on n'est pas rendus, hein ???

Chuis tout de même bien plus calée en formules magiques et enchantements de Fée, heureusement !


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