Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:01
Non, Lecteurs bien-aimés, rassurez-vous, je n'en remettrai pas une couche à propos de la moustique, ça c'est fait, c'est bon, j'ai exprimé mon exaspréation, j'ai crevé l'abcès, tout va bien désormais.

Cette seconde interrogation existentielle du jour concerne un autre nuisible : la GrippA.

J'en ai déjà parlé il y a quelques jours : je n'ai pas réellement compris pourquoi les élèves sont potentiellement  contagieux et contaminables (c'est le mot ???) et pas les profs.
Sans rire, je dois être dure à la comprenette, mais sincèrement, je fais un blocage, et pas seulement un blocage antiviral.

Ordre du Préfet hier soir à 21 h, mon charmant collège ferme ses portes pour 8 jours.
Ferme ses portes AUX ELEVES.
PAS AUX PROFS.
Nous, on vient, on fait nos heures et puis c'est tout.
Sans élèves ?
Pas grave, vous trouverez de quoi vous occuper.
On peut aménager son emploi du temps, au moins ?
Que nenni, vous faites vos heures selon votre emploi du temps (du style : cours de 8 à 9 avec les 5.4 -"trou" de 9 à 10 - cours de 10 à 12 avec les 3.2 - pause et reprise des cours de 15 à 17....tout ça sans une tête d'ado à 1 km à la ronde...)
D'accord.
D'ici à ce qu'on nous confine, nous aussi, les profs, mais à l'intérieur du collège, il n'y a (peut-être)  qu'un pas... ;-)

Conclusion, sauf mon respect pour lui, la GrippA a déjà semble-t-il attaqué le cerveau de l'Inspecteur d'Académie (qui n'est donc pas prof, c'est évident, on s'en doutait mais on en possède à présent la preuve médicale) créant des dommages qu'on espère réversibles (sinon, on est bien partis...)

Alors, si un virologue patient et pédagogue passe par ici, qu'il n'hésite pas à venir frapper (etc.)

Signé : votre Zigobelle, personnel de bord consciencieux qui ne quittera l'appareil qu'au moment du crash
Repost 0
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 10:19
OUi, chuis une fille de bonne volonté, je vous assure. Issue d'une famille qui aime les bêtes, qui, à quelque chose près "ne ferait pas de mal à une mouche", une famille qui a hébergé au moins deux singes, un perroquet et une civette, une famille qui recueille  (en appart) les corbeaux blessés, ramasse les bébés faucons tombés du nid, nourrit les bébés taupes et les bébés lérauts au mini-biberon, accueille les oiseaux, les poissons, les chiens et chats perdus, sauve les mulots et chauves-souris des griffes des matous, une famille qui pose des pièges anti-souris-non-dangereux pour libérer lesdites bestioles dans la nature, une famille qui soigne des poules égarées, une famille qui évite tout écrasement malvenu d'une araignée (surtout le soir, Espoir!), bref, une famille estampillée 100 Amie des Bêtes logo SPA, et quand je dis ça, je parle de ma famille "des deux côtés", au sens bien large, du sud au nord, du Lot-et-Garonne à la Belgique.
Pareil pour les gens, a priori, on les aime bien tous, avec leurs qualités et leurs défauts, et on arrive à vivre en bonne intelligence avec eux, bref, la vie sur cette terre est plutôt chouette, et on en redemande.
Mais y a un truc que je ne comprends pas : ce sont les MOUSTIQUES. Et quand je dis moustique, je parle au sens large : on en trouve sur bien des branches du règne animal.
Bonne élève, j'ai appris que toute espèce a son utilité dans notre monde.
Mais personne n'a jamais vraiment pu me convaincre de l'utilité du MOUSTIQUE.
Ou plutôt, de LA MOUSTIQUE, puisque c'est elle la coupable et l'empêcheuse de tourner en rond.
Et chez nous, on est gâtés : la région est réputée humide, et de plus, Bruges a ses marais...



La moustique, peut-on lire, une fois ses sanglants repas pris dans le but de pondre, rejoint le groupe des

"adultes mâles et femelles (qui)  se nourrissent de nectar de fleurs, et participent ainsi à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple." (Merci qui ? Merci Wiki!)

Par exemple, oui. On sent bien que l'auteur a voulu trouver une bonne raison, mais est-il lui-même si convaincu ?

Parce que dans ce rôle pollinisateur, je ne vois rien d'unique ni de spécifique qu'un papillon ou une abeille de pût faire à la place de la moustique ...

Ok, Dieu est grand, et la moustique, éventuellement (si on ne l'a pas dégommée avant) pollinise, mais enfin, l'argument est mince en regard de la nuisance avérée de la bestiole infâme.

Certains argueront que la moustique nourrit les petits oiseaux et autres.

Oui, mais là encore, rien de mieux que ne ferait une mouche ou un moucheron. Non, cet argument non plus je ne le juge pas recevable eu égard au taux de nuisance de l'insecte exaspérant.

Car la moustique n'est pas qu'agaçante, elle est franchement nuisible et dangereuse, vectrice de maladies mortelles telles que le palu ou la dengue : l'oublierons nous ?

Non, franchement, le Seigneur n'a pas fait fort sur ce coup-là, je ne sais pas, c'était le soir, il était crevé ou il était pris par un coup de fil pénible, bref, il a intempestivement créé, m'est avis, une espèce dont la Terre aurait fort pu se passer. Manque de réflexion, Patron, ceci dit en toute modestie. ;-)

Remarquez bien qu'il a permis ainsi que la MESQUINERIE  ne soit pas uniquement humaine.

Car la moustique est vraiment l'incarnation de la mesquinerie.

Mesquin (e) : ce qui est petit, médiocre, manque de grandeur, d'élévation, de générosité...

LA MOUSTIQUE !

Regardez -la bien : on lui donnerait presque le bon Dieu sans confession, non ? Rien à voir avec la grosse mouche bleue bourdonnante et dégoûtante, ni avec la guêpe qui fait ouvertement peur, ni même avec le répugnant scolopendre qui déroule en spirales mobiles  et rampantes ses "1000" pattes si rapides !

La moustique cache bien son jeu : à peine la voit-on, et si on n'était pas informé de sa mesquine nature, on la regarderait avec une indifférence légère, comme on le ferait d'une mini araignée ou d'un moucheron quelconque.

Erreur, grave erreur ! La moustique, sous ses dehors inoffensifs, est mesquine, donc sa propre vie n'a d'autre intérêt que le pourrissement de la vôtre.  Je ne dis pas qu'elle est méchante, il y aurait dans ce terme l'évocation d'une vague intelligence, dont la mesquinerie est finalement dénuée. La mesquine a remplacé l'intelligence par la ruse.

La moustique est discrète et n'attaque jamais de front. Elle attend, bien planquée, sur un dessin de la tapisserie (s'il y en a) ou sur tout autre endroit discret en cas de murs dangereusement blancs. La proie, naïve, se croit généralement seule et à l'abri du danger. Evidemment, elle se relache, s'installe confortablement, et vit sa vie, tout simplement, sans chercher plus loin. Chose que la moustique ne saurait tolérer : la mesquinerie se nourrit non seulement de sang, mais surtout de l'agacement et du dérangement de l'autre. Il s'agit d'aspirer la proie dans le monde de petitesse et d'étroitesse où elle se cantonne elle-même. La moustique ne se lasse pas : elle a des forces que son aspect presque chétif et sa finesse constitutionnelle feraient presque oublier.

La proie, candidement sereine puisque rien ne semble la menacer, se laisse absorber par ses propres préoccupations : prenons le cas le plus fréquent, l'heure du coucher.

D'un oeil, elle a regardé autour, le plafond, les murs blancs : rien. Tendu l'oreille : rien.

Un, deux, trois oreillers, ce qu'on veut, ce qu'on aime, extinction de la grande lumière, allumage du chevet et plouf ! plongée délicieuse en milieu littéraire.

Ne vous inquiétez pas, lecteurs impatients, cela ne durera pas. Une, deux, trois minutes, ce que la moustique veut, et hop ! première sensation de pic sur le bras. On bougeotte, on frottouille sans trop y faire attention, bref, on ne s'intéresse pas assez à la moustique, ce qui ne va pas du tout lui plaire et va faire monter la scène en intensité, croyez-moi. Car elle pourrait piquer une, deux, trois fois, comme elle décide, pour avaler ses quelques millimachincubes de sang, histoire de nous piquer les protéines nécessaires à sa reproduction, et ensuite, se tirer vite fait pour aller voir ailleurs si on y est. Mais non, et c'est là que je ne puis décidément pas défendre la moustique, tout cela ne lui suffit pas car sa nature est fondamentalement mesquine.

L'équation est simple pour elle et haïssable pour ses victimes : nuisance = jouissance.

Elle pique, repique, on finit par poser le livre, sur le qui-vive. On va bien finir par la choper, forcément. On ne bouge plus (on vit, par force, mais à l'économie maximale, pour ne pas étaler devant elle notre bonheur d'êtres plein de sang précieux et de peau tiède). On guette son retour, on s'organise, éventuellement : un qui surveille le plafond, l'autre qui secoue les rideaux et brasse l'air pour faire décoller l'insecte furtif.

Cela marche rarement du premier coup.

On est bête (encore, et encore, et toujours!), on croit que la moustique a renoncé, qu'elle a changé, que nous embêter ne l'intéresse plus. On croit au miracle de la raison, du temps, de l'élévation spirituelle (et pourquoi pas, hein ???)

On se dit qu'il y a des zones à aller emmoustiquer ailleurs... Ou alors, on s'illusionne sur sa propre adresse, et on se dit qu'on a dû, sans s'en rendre vraiment compte, l'assommer avec l'un des gestes qu'on a faits pour la chasser de notre bras (ou nez).

On redresse ses oreillers, on s'adosse à nouveau, replouf dans le livre.....

Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiii...............

Cette fois-ci, c'est le bruit.

Pire que la piqûre ! Parce que la piqûre, bon, on gratte, mais on peut aussi appliquer quelque pommade qui reste en place sur la table de nuit. Bref, on peut réagir assez vite et efficacement.

Mais le bruit !!!! On est passé au stade supérieur.

La moustique, ne vous y trompez pas, sait ce qu'elle fait. Elle vous exaspère volontairement : je vous l'ai dit, intelligente, sans doute pas, mais rusée, oui.

Son gniiiiiiiiiii est insupportable, elle le sait. Une fois qu'elle a commencé, et que vous l'avez entendue, elle ne vous lâchera plus. Vous la chasserez d'une main : une, deux, trois secondes de silence, c'est comme elle voudra, et gniiiiiiiiiiiiii........ à nouveau. Pas la peine de tenter de continuer la lecture, la moustique est mesquine et votre vie la dérange. Il n'y pas pas de place en sa petitesse pour accueillir vos élans et vos plaisirs. Elle veut votre sang, et en cerise sur le gâteau, votre emmerdement, parlons franchement.

Tant et si bien que la lecture, tant pis, c'est pas possible, il ne reste plus qu'à éteindre la lampe et à allumer ailleurs dans l'espoir qu'elle renonce à nous, personnellement.

Ce qui ne marche généralement pas, puisque Gniiiiiiii...........les "éteignages" sont rapidement suivis de rallumages subits afin de prendre la bestiole de vitesse... ce qui, certaines nuits miraculeuses, peut arriver, mais c'est quand même très rare.

Non, vraiment, à mains nues, la lutte contre la moustique est souvent perdue d'avance !

C'est vrai qu'on a les moustiquaires, les bombes, les prises et tutti quanti.

Mais bon, sincèrement, l'existence de la moustique me pose depuis longtemps une vraie question (existentielle, justement) : POURQUOI TANT DE HAINE ???

 

Si un entomologiste patient et pédagogue passe par ici, qu'il n'hésite surtout pas à sonner à la porte de la Gazette et qu'il m'explique ENFIN la raison d'être de ces bestioles qui pourrissent mes soirées et mes nuits !

 

Repost 0
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:21
... Celles* pour qui cette phrase signifie quelque chose comprendront de suite de quoi et de qui il s'agit.
De Patrick Swayze dans Dirty Danciiiiiiiiing, évidemment !!!!
Ben, c'est moche comme tout, la nouvelle du jour : ce héros inoubliable ne nous fera plus jamais rêver dans un nouveau film (heureusement, il reste les anciens : je connais des fans de Ghost, que je n'ai jamais voulu voir car c'est trop triste, et de mon côté, je possède l'inusable DVD de Dirty Dancing dont je ne me lasse pas !!!)
Voilà, lui aussi la maladie l'a tué, comme la drôle de dame, et comme un ami plus proche, de DonaldVille.
Il nous reste les souvenirs, précieux et heureux.
On fera avec. Mais c'est triste.

* J'exclus toute possibilité de masculin, connaissant cette partie de mon lectorat

*** Pour sûr, pile à cet instant, on aimerait bien s'appeler Bébé, et pas seulement pour la robe.. ;-)
Repost 0
11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 13:15
...mais quand même les PREMIERS !!!

Un Hourra!!! légèrement caustique a retenti hier en salle des profs quand la Principale, accompagnée de la Médecin Responsable du rectorat (en personne) a annoncé officiellement que notre cher collège était le premier du département à fermer une classe pour raison de début de menace de suspicion de potentielle contamination par la FAMEUSE HachinMachin !
Annulation de la réunion parents-profs des 6e et fermeture de la classe de 3.5 pour une semaine par décision préfectorale.***
"Bon, chers professeurs, vos élèves ne seront donc pas là durant une semaine, mais je vous préviens de suite, d'une manière ou d'une autre, vous rattraperez vos cours plus tard, je verrai comment mettre ça en place"...
Ah ben vlà aut'chose, les confinements d'élèves, c'est pas drôle s'il faut redoubler de présence avec eux après...!

Comme ailleurs, je vous rassure, on ne sait rien, mai on peut en parler des heures.

Les faits : toute la journée, des élèves envahissent l'infirmerie, souffrant (ou pas) de symptômes grippaux.

---> S'il y a fièvre, l'infirmière colle un masque, alerte le médecin de famille et renvoie le pestiféré chez lui dans les plus brefs délais.
---> Sans fièvre, retour en classe (Perduuuuu! Retente ta chance une prochaine fois!)

Il y a évidemment un nombre incalculable de malades depuis hier :

- ceux qui ont effectivement tous les symptômes d'un état grippal (comme ça arrive toute l'année sans qu'on alerte police-secours, le pompiers et le Préfet)

- ceux qui ont mal à la tête et "ne se sentent pas bien" (parce qu'il fait 33°C dans les classes et  que c'est la rentrée et que le rythme est dur à reprendre)

- ceux qui ont mal au dos et des courbatures (parce que  8 heures par jour sur les chaises de classe, ça a toujours fait mal au dos, surtout dans les disciplines qu'on n'aime pas (perso, j'ai toujours eu de grandes souffrances dorsales durant les cours de maths et de physique...) )

- ceux qui se regardent le nombril en permanence (on les connaît, l'infirmerie a ses piliers) et qui, cette fois, sont bien certains que c'est la bonne (on va ENFIN appeler leurs parents et ils vont ENFIN repartir chez eux sous le regards des camarades!)

- ceux qui sont d'un naturel inquiet et que la menace de pandémie panique sincèrement : du coup ils développent réellement les symptômes...mais pas vraiment (encore) la température-alerte  de 39°C

- ceux à qui la rentrée en sixième associée à tout ce cirque donnent carrément mal au ventre...

- ceux qui n'ont pas (encore) l'idée de simuler la grippe A, et qui, pour aller voir à quoi ressemblent leurs copains confinés et masqués, boîtent, se tiennent le bras, l'épaule, le genou... le visage tordu par la souffrance ... puis par la déception quand notre Babette de la loge les renvoie sans compassion (et en hurlant) traîner leur douleur dans la cour.

Bilan : vers 15h15, l'odre prefectoral est tombé : les 3.5 (4 ou 5 élèves sélectionnés pour la finale de notre Grand jeu national  Grippa ou Pagrippa?) est fermée.
Quid des profs qui ont passé la journée avec eux ? On l'ignore. Mais dans la même pièce, si t'es un élève, tu peux attraper la grippe, si t'es un prof, que nenni. Perso, ça me rassure, des 3.5, tiens, j'en ai justement eu au CDI hier matin. Mais j'ai mon Capes, donc, ça vaut un vaccin, si j'ai bien compris (et sans effet secondaire suspect).
Et des 3.4, avec lesquels ils ont des cours communs ? On sait pas.
Et ceux qui ont mangé à leur table, et ceux qui leur ont succédé à leurs bureaux...???
Vous sentez bien comme moi, lecteurs bien-aimés, la cohérence sidérante du Plan HachinMachin...

Bref, vous imaginez la ruche hystérique que notre pauvre Ausone est devenu.
D'autant que comme premier COLLEGE officiellement touché, l'Inspecteur, ou le Recteur, où je ne sais qui a décidé ce matin que nous serions de fait le premier établissement à mettre en place la CLASSE NUMERIQUE !!!
Quand ? DE SUITE !
Comment ? Comment ? Comment ? Les profs errent dans les couloirs à la recherche de renseignements que personne ne sait leur donner, chacun attendant que quelqu'un d'autre l'informe...
C'est le premier vendredi aprem où je ne travaille pas (nouvel emploi du temps oblige), et je peux vous dire, lecteurs chéris, que jamais je n'aurais cru autant apprécier de quitter mon collège à midi avec AUTANT DE JOIE !!!

*** Et là, je dis : mais pourquoi les 3.5 ?? On ne pourrait pas plutôt confiner les 5.8 pour deux ou trois mois ??? Non, c'est sûr ???
Repost 0
6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 19:11
Version d'origine : Chacun cherche son chat, de Klapisch.

Un régal, que nous avons pu découvrir pour certaines, ou redécouvrir pour votre Gazetière, hier soir dans le cadre des Ciné-sites du Jean Vigo, place Avisseau au coeur des Chartrons les plus populaires.
Le temps était de la partie, l'ambiance toujours festive et familiale, le cadre parfaitement adéquat : bref, une superbe projection en plein air dans la nuit bordelaise.
Comme le dit clairement le titre de l'oeuvre, et pour ceux qui ne le sauraient pas (mais le film date de 1996, donc tous mes lecteurs devraient l'avoir déjà vu, il me semble), on suit les pérégrinations d'une jeune fille qui a perdu son chat, et qui le cherche partout dans son quartier en pleine mutation (la Bastille, en l'occurrence). C'est l'occasion pour l'auteur de brosser une galerie de portraits absolument délicieux et cocasses, à travers toutes les rencontres que Chloé va vivre durant ces  neuf jours. Sans oublier Paris, qui reste la vedette incontestée (on sait que célébrer notre capitale est un dada de Klapisch).
On rit beaucoup dans ce film au rythme tranquille et au propos si peu épais : ça fait du bien ! Et puis surtout, ça se termine bien, et on finit par retrouver Gris-Gris (chat noir) coincé derrière....la CUISINIERE ! ;-)
Perso, votre Gazetière ADORE ce film depuis longtemps.

Et c'est pourquoi....

Remake du 6 septembre 2009 : Chacun cherche son chat, de l'équipe de la Gazette

 
Le propos est littéralement le même : les Filles de La Bottine cherchent Iggy (chaton  tigré) mystérieusement disparu. Comme dans le film original, on quadrille le quartier (moins populaire), on alerte les voisins, on trouve des renforts précieux qui arrivent de Duffau Square et même de Bruges et on cherche, cherche, cherche... (dans la déprime la plus totale pour votre Gazetière-Gaga-des -Chats).
Heureusement, ça se termine bien et on finit par retrouver la bestiole coincée derrière....la CUISINIERE ! ;-D

Repost 0
5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 20:09
Lecteurs fidèles, voici en exclusivité pour vous la première photo du "dernier-né" de la Bottine.
Il s'appelle Iggy (Pop),
il a 4 mois et est arrivé aujourdhui dans la ménagerie du Georgius Circus !



Vous noterez qu'en bon chat de prof, il aime déjà Télérama (qu'il mordille pour l'instant à défaut de le lire, mais ça, c'est normal, on n'a pas encore pris en main son apprentissage de chat savant).

Et maintenant, vous allez être les témoins de la GRANDE JOIE qu'affiche sa soeur aînée Katiusha depuis qu'il est arrivé :

Hmhmhmhm....
RA-VIE !
;-D
Repost 0
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 22:42
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa !!!
Je me coupe les cheveux, j'endosse la robe de bure, et je me flagelle.
Je viens, encore une fois, de jouer le rôle de la MAUVAISE MERE.
Avec, ça va de soi, ma 3/4. Oui, ELLE.
Forcément.
La pauvrette, ayant fait sa rentrée ce matin la mort dans l'âme, est revenue ce soir ravie de son emploi du temps et contente de ses pairs (si ce n'est de ses profs).
Il y a quelques minutes, elle me montre avec enchantement son emploi du temps : il semblerait qu'elle ait tous ses jeudis après-midi de libres....et elle ne bosse pas le samedi matin : BINGOOOO!
Pleine de bonne volonté, votre Gazetière joue à la perfection son rôle de mère attentive : on décrypte ledit emploi du temps, on détaille "Tiens, t'as EPS le lundi matin, tiens l'audio-visuel commence à 9heures, c'est cool..."
Et puis, grand ETONNEMENT de la prof-doc (qui connaît bien les programmes, quand-même, ben oui, à moi, on n'me la fait pas!) : tiens, y a de nouveau des TPE en TERMINALE (Travaux Personnels Encadrés, un des fleurons de ma fonction, vous pensez !) ??? Ben alors, ils les ont pourtant suprimés y a un an!!!!

Réponse outrée de ma pauvre enfant :
"Mais Maman, JE NE SUIS PAS EN TERMINALE ! "

Ah, oui, c'est vrai, mince... J'avais oublié....
Pourtant, je devrais me souvenir que toutes mes filles font au choix, deux secondes ou deux premières , c'est devenu une estampille...;-)

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa....

Comment ne pas être une mère parfaite, ou, L'art de se débrouiller pour avoir la paix
Repost 0
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:09
Oui, c'est plié.
La rentrée, lecteurs adorés !

----> Les retrouvailles avec tous les collègues souriants : une journée au collège sans l'ombre de la trace de la pointe du cheveu du moindre élève, c'est un luxe qui rend joyeux !

http://etablissements.ac-amiens.fr/0020014e/IMG/jpg/rentree99.jpg

Et puis, le café / viennoiseries du matin...  le buffet de midi (ceux qui ont déjà mangé à Ausone savent de quoi on parle) avec l'espèce de punch à recette secrète.... tout cela rend les choses encore plus faciles.
Du coup, on avalera avec plus de stoïcisme les surprises rectorales du jour (angoisse autour du fax : quelle cheminée va encore nous tomber sur la tête???) ... les groupes de travail de l'après-midi (avec, déjà, une foutitude de documents à remplir, détailler, remettre... Les chefs ont bossé en notre absence, vous pouvez me croire !!!)...le petit laïus pseudo-alarmiste sur le Hachin-Machin (lavons-nous les mains, toussons dans nos creux du coude, et arrêtons d'échanger nos chewing-gum, tout de même !)
Moi, ce que j'attends avec intérêt, c'est le jour où on devra faire cours avec les masques, parce que là, lecteurs bien-chéris, j'ai comme un doute sur le maintien de notre autorité naturelle (déjà passablement en déconfiture)  si on se pointe en classe déguisés en chirurgien dentiste... Ben oui, because si on en est au masque, du côté de la doc, moi j'adopterai aussi les gants, étant donné que les livres, y a pas mieux pour se transmettre gentiment et généreusement  les crocrobes, faut être lucide !
Bon, de toute façon, faites confiance à la Gazette, en cas de pandémie : la Rédaction délèguera bien évidemment un envoyé spécial et vous saurez TOUT !

----> L'arrivée des "petits 6èmes" : une demi-journée particulière, avec tous ces petits piou-pious tout neufs, encore sages et silencieux, les mirettes ouvertes à 200% et les oreilles itou. Rien que pour eux, ça vaut le coup de se lever tôt, c'est ça qui console et qui empêche, à 6h30 (un MERCREDI!), un sentiment  haineux  envers ce maudit le réveil (qui ne fait que son devoir, hein, lui, il n'y est pour rien).
Défilé des troupes mi-souriantes, mi-inquiètes au CDI, regards complices de ceux qui nous connaissent/reconnaissent, regard aussi noir que coincé de "certains autres" qui nous connaissent/reconnaissent (un peu trop ? ;-) ), plaisir (quand même) de voir que les quelques malheureux redoublants font la pub du CDI à leur tout frais camarades (c'est déjà ça de gagné!)...
Tous ces petits visages à voir et revoir, apprendre à connaître, tous ces minois à savoir nommer, tous ces liens  multiples à tisser... Mon coeur (pas tout neuf) d'enseignante fond encore à ces pensées et à  l'idée de ces moments à vivre au long cours ...
Et c'est là que je sais que oui, bon, la rentrée, ça fait ch.... mais quand même, j'aime ça !!!

http://hendaye.blogsudouest.com/files/2008/08/rentree-des-classes.jpg
Repost 0
28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 12:29
Non, le mot n'est pas trop fort !
Décidément, hier était un grand jour dans la vie de votre Gazetière.

Après ma captivité éprouvante (lire l'article précédent), je marquai mon retour à la civilisation par un passage express au supermarché de ma campagne.
Et c'est là, en longeant le rayon fromages à la coupe, que j'ai découvert que le Maroual ne s'appelle pas le Maroual mais le MAROILLES !!!  Jamais je n'aurais imaginé une orthographe pareille ! (Bruno, pardonne-moi, je sais que toi tu le sais!)
Alors là ! J'en suis restée comme deux ronds de flan, j'vous'l'dis ! Zont de ces zidées dans l'Nord !
Si ça se trouve, pour le goût, c'est pareil : je n'imagine même pas ce que ça peut être.
Faut vraiment que je goûte, ça devient URGENT !


NDLR : Pour les Donaldvilliens au courant, en saisissant MAROILLES dans Google images, AUCUNE PHOTO de l'Angel 3 en première page. On progresse. :-D

Et pour la bonne bouche :
Le Maroilles serait l'invention d'un moine de l'abbaye de Maroilles au VIIème siècle, ce qui fait de lui l'un des plus anciens fromages français.
(...)
le Maroilles peut être affiné en cave jusque quatre mois : il est brossé à l'eau salée (additionnée parfois de bière)

(...) De la forme d'un pavé de 13 cm de côté et 6 cm d'épaisseur et pesant environ 720 g, le Maroilles a trois petits frères, de plus petites tailles, bénéficiant également de l'A.O.C. : le Sorbais (540 g), le Mignon (360 g) et le Quart (180 g).(Et les 3 bouts, c'est quoi ? le 21, l'excuse et le Petit ! Non, là, vraiment, faut que j'arrête mon entraînement intensif au tarot, moi, ça me porte à la tête hein !!!)

Mais le Maroilles a aussi des cousins :
- le Dauphin, qui a la forme de l'animal du même nom.
- La Boulette d'Avesnes, en forme de cône
- Le Vieux-Lille, appelé aussi Maroilles gris.

On appelle ça la poésie fromagère....

Source laitière : www.maroilles.com
Repost 0
28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 12:03
Jeudi ou les limbes de l'Atlantique ;-) (scuzes, M.Tournier...)
Ou Zigobelle Crusoë.

Vous l'aurez compris, lecteurs perspicaces, on va parler ici d'une aventure en solitaire.
Hier en fin d'aprem, la Bottine, QG de la Gazette.
Tout est prêt : Marie-Katherine de Russie et moi-même partons passer le week-end (oui, il commence tôt) "à la campagne". Ce sont les agréables petites habitudes qui reprennent : quelques nuits loin de la circulation et des bruits de la ville, de potentielles proies pour ma chasseuse d'élite, un poirier qui n'attend que mon courage pour offrir ses fruits à mon art des confitures... Bref : que du bonheur !
A l'accoutumée, je ne pars pas les mains vides, d'autant qu'il y a un gros sac poubelle à descendre. Il fera donc l'objet d'un premier voyage jusque dans ma cour/garage, et je laisse tout le reste de la caravane, la Tiou! y compris, le temps de me débarrasser de la chose.
Clés (pour la porte d'en bas), boîtier électronique pour le garage, hop-hop ! votre Gazetière, le pied allègre, descend donc son bel escalier de pierre à toute volée et s'engouffre dans la cour de la Bottine, sourire aux lèvres et  coeur léger.
Confirmation des hypothèses antérieures : le proprio est bel et bien en vacances et personne n'a sorti les bennes depuis.... (là, je précise que le monsieur est maniaque et qu'il redoute de laisser ses poubelles dans la rue à la merci des mauvaises gens, c'est donc toute une histoire, que je ne détaillerai pas ici). Il me semble que c'est le moment où jamais de jouer la concierge et de prendre en main cette fonction de haute responsabilité. Certes, je ne bénéficie d'aucun mandat, mais enfin, là, y a légitime défense ! On ne peut décemment plus rajouter aucun sac dans cette benne débordante ! La Zigo ne fait ni une ni deux : elle s'empare de la chose à roulettes, qui est rangée contre le mur, bloquée, lourde, pas maniable... C'est dur à faire pivoter, je n'ai pas assez de mains et je ne veux surtout pas finir étalée par terre, gisant lamentablement sous la poubelle renversée, au milieu de grosses poches éventrées.... berk !
Tout à l'évitement de cette vision d'horreur, je laisse malencontreusement tomber LE BOÎTIER.
FATAL ERROR !!!
Je pilote tant bien que mal mon camion-poubelle, ramasse ma petite contribution du jour (qui ne rentre pas, évidemment) et mon petit sésame électronique.
Clic, clic, clic. La bête est dans le coma et la porte du garage reste résolument (et connement) fermée.
Le calme règne dans ma cour. Il est dans les 17 heures ce jeudi 27 août.
Température extérieure à l'ombre : 29°C.
Ressentie : 32°C.
Clic, clic, clic. Sur l'échelle de Glasgow (celle qui sert à "mesurer" le coma), le score est carrément bas.
Du calme, Zazabelle, du calme.
Je lève la tête vers les fenêtres.
Sans vouloir plagier la chanson de Renaud.....
L'appart du 3e : deux étudiants en socio/psycho très logiquement en vacances.
Au second : mes adorables jeunes mariés....mais profs, dommage : pas là non plus, le glas de la rentrée n'a pas encore sonné !
Au premier, votre gazetière : la seule à pouvoir appeler les secours, c'est Katiusha et je me souviens avec agacement que j'ai justement oublié de la dresser pour faire ça. Néanmoins, la pauvre bête fait ce qu'elle peut, et, trouvant le temps long alors qu'elle a revêtu son harnais de voyage (merci Bruno), elle a migré sur le balcon d'où elle a commencé une litanie d'appels à mon endroit, miaous déchirants qui vont crescendo et que j'entends, à mon grand désespoir, à travers la porte du garage.
Au rez-de-chaussée, M. Lalouette. M. Lalouette aime la musique et quand il est là, ça s'entend. Or, depuis que je suis rentrée, un silence de bibliothèque règne dans ce hall. M. Lalouette a quitté le nid ce mois-ci, c'est clair.
Au sous-sol, c'est l'antre pro de mon proprio. Hélas ! Le monsieur vaque loin d'ici et sa secrétaire également.
De toute façon, tous les indices sont réunis, qui me prouvent que je suis seule au monde dans cet immeuble, en plein quartier du Jardin Public ! Tous les volets sont bas. Et dans la grosse benne, y a que mes sacs à moââââ depuis une semaine.....!!!!
Je suis dans un bunker, à défaut d'île déserte, mais je me sens une connivence absolue avec Robinson.
Vous me direz, lecteurs adorés, que c'est un GARAGE et que quelqu'un va bien finir par venir garer sa tuture. Eh bien non, même pas ! Depuis mon retour de villégiature, y a une seule voiture posée là, qui n'a pas bougé et zéro trafic ! On suppose que tout recommencera .... lundi !
Clic, clic, clic. On n'a pas grimpé un barreau vers Glasgow.
Sous le miniscule interstice au bas de la porte, aucune trace d'un passant qui longerait mon immeuble...
Le calme règne dans la rue. Il est dans les 17 heures et des miettes ce jeudi 27 août. Température extérieure à l'ombre : 29°C. Ressentie : 36°C.
Robinson, mon frère, viens à mon secours !
Etat des lieux : j'ai dans les mains mes clés (mais mon appart est ouvert, de toute façon) et mon boîtier à encéphalogramme plat.
Au point où j'en suis, je vais tenter l'opération à coeur ouvert, n'ayant plus rien à perdre.
Et c'est là que la dure réalité me saute aux yeux, oui, précisément : je suis presbyte, de la race qui ne peut plus faire semblant que non, et mes bras sont désormais trop courts pour compenser ce défaut pénible !!! Trépaner le boîtier, je puis, mais traficoter le grand flou à l'intérieur.... Aïe aïe aïe !
Robinson, toi, au moins, t'avais Vendredi ! Mais dans ces je ne sais pas combien de mètres carrés, pas l'ombre d'un Jeudi qui se pointerait inopinément.
Le calme ne règne pas vraiment dans ma tête. La dernière fois que j'étais en contact avec la civilisation, il était dans les 17 heures et des miettes ce jeudi 27 août. Température extérieure à l'ombre : 29°C. Ressentie : 39°C.
Quand aucune voiture ne descend bruyamment ma rue, j'entends ma Fîîîîlle qui hulule...
Je tente un point sur la situation.
Avec un peu d'espoir, Messire, qui a oublié son portable chez moi, va finir par venir le chercher avant lundi matin...
Croyez-moi, dans ces cas d'infinie solitude, on s'accroche à la moindre brindille d'espérance ! Mais bon même ça, ce n'est pas si rassurant. Imaginez : il arrive, il trouve la porte ouverte, les bagages, le chat mort de faim prêt à lui sauter dessus pour le dévorer vivant, de moi aucune trace, mon sac, mes lunettes, mon portable avec 56 appels en absences et RIEN de plus. Et pourquoi aurait-il l'idée de regarder par les fenêtres de derrière dans la cour, hein, pourquoi ???
Même chose si ce sont mes Grillons qui viennent....
Mieux vaut tabler sur le retour au bureau de mon proprio, bourreau de travail à la conscience aiguë : si tout va comme ça devrait dans l'Ordre des Choses, il sera là à 6h00 lundi matin pour SORTIR la poubelle et effectuer son Grand Retour.
Je décide de croire en cette hypothèse : je serai sauvée lundi matin à l'aube. En plus, même pas besoin de faire un feu ou d'inventer un signal compliqué, les secours viendront spontanément  à moi, franchement, j'ai trop de bol !
Je ne sais plus du tout l'heure qu'il est, il fait chaud, mais ma fièvre me quitte doucement.... Certes, je ne me cache pas que le week-end sera long...
Il s'agit donc d'aménager ce laps de temps au mieux en profitant habilement des ressources offertes par l'environnement.
Robinson, mon Maître, je sens ton souffle qui me caresse l'épaule !
Souci numéro un : se protéger du FROID (ben oui, après le 15 août, les nuits sont fraîches!). Dieu soit loué, je porte ma grande robe façon Esméralda. En la drapant habilement, je puis en faire une sorte de fourreau bien englobant. Au pire, je la déleste du dernier volant qui devient, astucieusement, une cape. En cas de baisse des températures qui figurerait dans les records de météo-France depuis 1912, tant pis, je n'hésiterai pas à m'introduire par tout moyen dans le véhicule garé sur MON ÎLE. Mon confort est donc assuré.
Souci numéro 2 : se protéger de la PLUIE. Là, au moins, tout va bien : il y a une grande surface tout à fait à l'abri. Ouf !
Souci numéro 3 : BOIRE et MANGER. Il y a bien un tuyau...mais le robinet nécessite une clef : dommage ! Par contre, ici encore, la chance est avec moi ! Deux murs de la cour sont entièrement tapissés d'une abondante passiflore tout en fleurs et fruits ! De quoi tenir largement les trois malheureux petits jours d'exil imposé !
Souci numéro 4 : garder le MORAL et la FORME. Lecteurs que j'aime et que j'adore : j'ai LA FLEURETTE !!! Je vais pouvoir faire des tours de cour, dans un sens, dans l'autre, en long, en large, en travers... Et le briquer un peu avec les moyens du bord.
Le 5e point étant COMMUNIQUER, on a vu que cela demeurait le souci majeur : mais tout le reste étant réglé, il n'y a plus qu'à entamer cette mini-quanrantaine robinsonique. Je vais apprendre à recueillir la rosée du matin, à tirer parti de tout ce que m'offre cet échantillon de nature : la belle vie, quoi !
En attendant, et sachant que j'ai dorénavant TOUT MON TEMPS, je retente le bidouillage à l'aveuglette du Boîtier de la Mort !
Clic clic clic.
Clic clic clic.
Clic clic clic. KLAAAAAANG ! La LED rouge clignote et le portail, comme si de rien n'était, entame sa montée cliquetante ! Il n'est pas à mi-hauteur que pour un peu, je ramperais dessous avec ma benne débordante. Mais je sais me tenir et c'est la tête haute, le pas mésuré, poussant dignement ma poubelle, que je quitte mon île déserte et mon WE de Castor Junior égaré dans la forêt tropicale, pour aller vivre un repos bien mérité "à la campagne", comme prévu !
Adieu Robinson, et merci pour ta présence ectoplasmique en ces minutes peu ordinaires.
A la fin de cette aventure AVENTURE, je noterai ici deux pensées profondes que je veux partager avec vous, mes fidèles abonnés :

1 - Hier soir, la plus belle chose du monde, c'était sans conteste un portail électrique en train de s'enrouler.

2 - Faudrait que j'accroche mon boîtier à mon téléphone pour être sûre de ne plus JAMAIS DESCENDRE DANS CETTE COUR SANS POUVOIR APPELER LES POMPIERS !!!!!!!!!!

 3 - (oui, finalement, y en a 3) : à venir, un article de la Gazette sur les équipements de survie (ne le manquez pas !!!)
Repost 0