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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 13:13
Nous, on n'a RIEN entendu.
A croire que la Salle des Profs est un vrai bunker. Insonorisation radicale. Isolation parfaite. Et sans doute, notre capacité à filtrer les bruits dérangeants. La Récré, c'est sacré !...
On y était nombreux, on parlait de tas de trucs de profs (comme d'hab), on partageait le café et autres douceurs... et franchement, y a pas eu un sursaut.

Pourtant, il paraît que ça a fait BOUM chez nous, et carrément FORT.

Sud Ouest : "Les autorités militaires viennent de confirmer à la rédaction de Sud Ouest les circonstances dans lesquelles un "bang supersonique" a été perçu ce matin, principalement par les habitants de Gironde(...)
Ce que beaucoup ont pris pour une explosion a été ressenti particulièrement au nord-ouest de la communauté urbaine de Bordeaux (Le Haillan, Le Bouscat...), (...)  et jusqu'au nord Gironde et le sud de la Charente-Maritime."

Votre Gazetière, épargnée avec ses chers collègues, a donc eu l'info "par la bande", hier soir, bien après que tout le monde eut su que l'explosion sonore qui fit trembler certaines vitres n'était qu'une histoire de mur du son.

Renseignements pris ce matin auprès de nos chers petits, oui, le BIG BANG fut perçu par leurs oreilles enfantines eu plein coeur de la récré. Ne soulevant aucune panique ni individuelle ni collective.
Après enquête de la Doc Toc-Toc, donc, peu d'émotion chez nos élèves, certainement parce qu'ils étaient dehors, donc joyeusement occupés !
Leur plus grand  étonnement fut de voir notre Principale sortir de son antre (fait rarissime, ici le Pouvoir est discret, il ne s'affiche pas, on n'est pas à la cour du Roi Soleil) pour venir voir dans la cour et faire le tour du collège ( c'est vrai qu'on a régulièrement tous les ans des petits problèmes de pétards... ;-) )
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 13:21

Ah lecteurs patients, depuis le temps que je vous ai promis cet article, vous l'avez certainement oublié...mais pas votre gazetière !
En effet, suite à un drame dont je fus la victime durant la dernière semaine du mois d'août, drame où l'on me sut enfermée sans nul espoir de secours dans la cour de la Bottine, je m'étais engagée à vous communiquer dans ces colonnes, le sac de secours indispensable pour toute personne risquant, ici ou là, l'isolement dans des conditions de survie hasardeuses.
Et quoi de plus évident, comme "isolement dans des conditions de survie hasardeuses" que la navigation maritime ? A part les tarés alpinistes de l'extrême et leurs opposés mais tout aussi chtarbés, les spéléologues, je ne vois pas. Sauf cas malencontreux tels que "tombé de la caravane et perdu dans le désert" ou "enfermée en nuisette dans le local à poubelle à cause d'un coup de vent", je ne vois pas mieux, comme" isolés et en danger"  professionnels que les navigateurs et autres voileux.
C'est donc chez nos amis marins que je suis allée quérir la liste de survie qui nous intéresse. Pour constituer la "trousse" de secours.Celle que je vais fabriquer moi-même et suspendre dans la cour de la Bottine depuis la fenêtre des filles (avec l'autorisation de mon charmant propriétaire, zévidemment!). D'ailleurs, précision sémantique fondamentale, ce ne sera pas une trousse mais un sac. Un GRAB BAG, c'est le terme.

Je l'ai trouvé sur BOATIFUL.COM. et je vous fait un copié-collé adapté à notre cas spécifique. La liste publiée ci-après n'est donc pas exhaustive, mais vous comprendrez bien pourquoi j'ai ôté le gilet de sauvetage ou les équipements de pêche et de navigation.

Le "grab bag" ou sac de survie est un sac étanche que l'on garde dans un endroit connu de tous , prêt à être embarqué sur le radeau. Il peut contenir:

Des équipements divers:

  • Des préservatifs en latex le plus solide possible, ils peuvent servir de poche d’eau, ou vous seront utiles pour réparer une fuite. Et puis, hein, si jamais on était enfermé avec une personne interessante...
  • Des sacs en plastique étanches, genre sacs poubelle avec un cordon de fermeture ou des sacs de congélation. Soit la même chose en plus grand ?
  • Des lunettes de soleil, nous vous conseillons les lunettes polarisées, elles vous protègent mieux des reflets du soleil et n’oubliez pas d’y joindre un double de vos lunettes de vue si vous en avez besoin.
  • Des aliments énergétiques longue conservation***(des sucres rapides, comme le chocolat*** ou des barres énergétiques) dans un sac étanche qui peut flotter.
  • De la crème solaire.
  • Une lampe étanche, et une lampe à éclats (vous serez vu de loin et elle a une grande autonomie !)
  • Une couverture de survie par personne. (j'en mettrai une, ça suffira)
  • Un couteau de survie multifonction. Leatherman propose une gamme complète parfaitement adaptée à tous les milieux, inoxydables, de bonne facture et surtout garantis au moins 25 an. Si c'est pas de la pub, ça....
  • Un livre de survie, qui contient des conseils de pêche, de nutrition, de gestion du stress et des conseils pour optimiser ses chances de survie. Le manuel des castors Juniors, ça irait ? Ou bien Prof, débutez dans la carrière : guide de survie.

Moyens de repérage : Le premier appareil est le plus simple, un simple miroir de signalisation. Il vous permet d’envoyer des signaux qui seront vus de loin, et vous pourrez insister aussi longtemps que vous en aurez besoin, (NDLR : en plus, un miroir, ça occupe, pour peu qu'on ait aussi une pince à épiler, un bâton de rouge etc...)contrairement aux fusées de détresse.Une balise Sarsat, qui enverra vos coordonnées géographiques à un poste de secours en mer, via Satellite. Elle a l’avantage d’être précise et de pouvoir déclencher la mise en route des secours rapidement.   Evidemment, il faudra que les secours en mer passent le relais aux pompiers terrestres...        

Vêtements de survie :Le ciré est de mise, mais prenez aussi des vêtements de rechange secs et chauds ! Les vêtements polaires sont idéaux, étant donné qu’ils ne prennent pas l’humidité. Nous perdons de la chaleur par la tête, le cou, les aisselles et les pieds. Il vous faut donc en priorité un bon bonnet, une écharpe, des pulls, des chaussettes chaudes et des bottes imperméables vous permettrons de garder les pieds au sec et  bien sûr, pensez à prendre des gants chauds et solides ! Pensez aussi à prendre une casquette ou un chapeau qui vous protège du soleil.

Habillé comme à la Bottine ou au CDI  l'hiver, quoi !

Médicaments :   Un anti-diarrhéique, des médicaments anti-douleur, antiseptique, pansements et bandages, avec de quoi les couper, de la pommade antibiotique, du désinfectant, des calmants, comme du valium pour les plus anxieux, (le moral est un facteur décisif pour la survie)  Des boîtes de vitamines ne seront pas de trop… 

 

Voilà, lecteurs informés, vous savez maintenant ce que je vais ranger dans mon petit grab bag suspendu à la fenêtre.

A vous de vous en constituer un pour vos besoins personnels (chez SAFT, dans la cabane des bois... bref, dans tout endroit où vous êtes susceptible de vous retrouver confiné malgré vous pour des raisons X ou Y : personnellement, je teste celui de la Bottine, et ensuite, j'en fais un pour les archives du CDI, porte blindée, on ne sait jamais...).


Pour la bonne bouche, je vous offre ici la conclusion de l'article qui m'a servi de source.
C'est une phrase inspirante, lisible à de multiples niveaux, que je ne me lasse pas de me redire et qui me plaît vraiment...

"Dans son livre « survivre, comment vaincre en milieu hostile », Xavier Maniguet souligne que : « le canot de survie ne constitue jamais que la dernière chance…il ne faut jamais quitter une épave qui flotte encore ». "


J'adore.

***Personnellement, je n'ai jamais remarqué que le chocolat (y compris Nutella, Bounty etc.) fût un aliment "longue conservation" !!! (Oxymore ? Antilogie ? Paradoxe ?)



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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 09:59
rockwell10-hp

Norman Rockwell ! A la gazette, on adoooooooooooore
ce peintre naturaliste américain !!!

norman-rockwell-girl-at-the-mirror

Celui-ci s'appelle "La fille au miroir"... mais ce pourrait être
"Lilly devant la glace"... ;-))


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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 15:34
Msieurs Dames lecteurs assidus de la Gazette, je lance aujourd'hui un appel à témoignage !!!

Parce que, je vous assure, on touche le fond, alors même qu'on croyait déjà y avoir posé les pieds, et même s'y être vautré. Je parle de la GrippA et de la vaccination. je viens de tomber un cran plus bas dans la sidération.
Comme nous en a informés la Cour des Grands il y a quelques jours, tous les quidams (ou presque) de DonaldVille ont maintenant reçu leur très attendu carton d'invitation au Bal des Seringues.
Après avoir récupéré le mien dans mon autre (ancienne mais encore valide) boîte aux lettres, je l'ai un peu oublié sous le pare-brise de Zaza...puis enfin ouvert hier pour ne pas mourir ignorante de la forme de cet intéressant et renommé courrier.
Ah que j'ai bien fait !
Après que l'on eut informée de la maladie hyper contagieuse et tutti quanti, on me révèle le lieu du Fatal Rendez-Vous.
Benoîtement, je retourne la feuille pour confirmer ce que je pensais : évidemment, forcément, bien-sûr, j'étais certaine d'être attendue au centre de vaccination à côté de chez moi, c'est à dire à deux pas de la Trinité... Trop simple, lecteurs chéris, ridiculement trop dénué de complications !!! "Pourquoi faire compliqué quand on peut faire inextricable ?"

Savez-vous où je suis attendue et pas près de me rendre ???
1 - Dans un GYMNASE... Déjà, là, on sent bien qu'ils ont tout faux !! Il faut BEAUCOUP pour me faire mettre, MOI, les pieds dans ce type d'endroit, et je sais de quoi je parle ;-))
2 - Et en plus, pas n'importe le quel, non,  non, non... celui de la rue de la Benauge, eh oui, rive droite, ben tiens, je me demandais justement quel prétexte je pourrais trouver pour aller me promener là-bas.... !!!

Merci bien, Roselyne (c'est elle qui signe THE letter), mais mon carnet de bal (si ce n'est celui de vaccination) est plein et j'ai l'honneur de ne pas vous informer que je ne viendrai pas me faire inoculer le virus dans un gymnase de la bastide, ni cette semaine, ni celle d'après, ni jamais j'espère !!!

Quant à vous, mes abonnés chéris, seriez-vous assez aimables pour me faire savoir dans ces colonnes Où vous étiez conviés ???
Histoire de voir si mon cas est particulier où si ça disjoncte vraiment de partout à l'Etat Major ???!!!
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 13:06
Amis lecteurs, je ne viens pas vous parler d'Esther.
Ni de 2012.
Pas de Saw 6 non plus.
Ni même de la Pension de Madame Larose (le PIRE de tous !!!)

Je vous révèle ici, en EXCLUSIVITE, LE remake du siècle !

Vous connaissiez....
feline et aussi...hulk-serietvet  encore...

affiche
Voici maintenant
affichehydeiggy.jpg
Un film de la Call-Du-Geor qui a racheté Paramount, alliant ainsi le génie et la renommée.
On a déjà l'affiche, il ne reste plus qu'à tourner :-)

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:23
Mes chers lecteurs, ce soir, après l'apéro du vendredi soir, celui qui célèbre une bonne semaine bien active et riche en plein de choses, regardez ce logo dégoté sur Google Chine par un des lecteurs asiatophile (incurable) et gentiment envoyé à la Gazette.
chinainventions10-hp.gif
Il est paru le 14 janvier dernier.
Sauriez-vous analyser ce doodle
et nous en faire une petite explication intéressante ?

Jouez le jeu et chercher un peu : c'est assez limpide.

Sinon, évidemment la solution se trouve sur le Net... ;-))
Et sur le Net, il y a aussi, figurez-vous, une petite bestiole apprivoisée, sorte de faucon dénicheur qui vole tous les matins dans les hauteurs de la Toile pour trouver tous les Doodles nés au petit-jour sur la planète Terre !!!
On l'appelle le Traqueur, et ma foi, je trouve l'idée assez sympa !

Du coup, grâce au Traqueur, je puis vous présenter aujourd'hui
la tamborrada de san Sebastian
qui avait lieu mercredi chez nos chers voisins fêtards :

sansebastian10-hp.gif
Et encore un, je ne résiste pas ! Il est TROP BEAU !!!!!
Istambul, capitale de la culture en 2010 !
istanbul10-hp.gif
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 13:11
Elèves, si vous saviez...
Elèves, même en sachant, je suis persuadée que vous n'arrêteriez pas, finalement.
Ces trucs qui nous agacent prodigieusement, nous "les profs".
Dont on parle entre nous, en salle des profs... et ailleurs (car nous avons une fâcheuse tendance, si on se retrouve à plusieurs, à ressasser... avouons-le!).
Ces trucs actuels, je le précise, car une salle de classe, disons "occidentale" du XXIe siècle a des caractéristiques assez éloignées d'une salle d'il y a 100 ans. Mais des trucs universels (à notre époque donc)  car si tous les degrés de l'échelle du comportement scolaire existent, du pire au meilleur, il y a d'incontestables constantes (exercice de diction : répétez 10 fois très vite la phrase en gras.)
Notamment, ces "fameux trucs" qui nous insupportent à tous les coups. Ceux qui ont l'art de nous faire perdre notre patience (d'ange) et qui desservent immanquablement les petits garnements qui les pratiquent. Je ne prétends évidemment pas connaître l'opinion de TOUS mes collègues occidentaux, même pas ceux du territoire national, même pas ceux de ma ZAP (zone d'activité pdagogique). Mais je mettrais ma main à couper que je parle pourtant au nom de tous !!!

Petite typologie de base

Les Cépamoi et les Jairienfait

Dix minutes que ça dure, en plein devant nous (ou derrière, mais comme on a des yeux derrière la tête...), comme à chaque cours. On en a carrément marre, ça devient insupportable (quoi que ce soit : bavardage, bricolage, dégradations, agressions...la liste est infinie), donc, on décide de faire stopper.
Les Cépamoi et les Jairienfait n'ont pas honte. Le déni systématique ne les fait jamais rougir, mais ils savent instantanément se composer un visage de dignité outragée doublée d'une magnifique incarnation de l'injustice, appelant à la Vérité collective, osant sans vergogne demander un témoignage favorable à leur victime directe quand il y en a une.
Si si !  je vous jure ! Laquelle victime ne sait même plus quoi répondre devant les dénégations frénétiques du Cépamoi dans son grand rôle. Du style "je retire ma plainte"....alors que ça chouinait depuis 10 minutes....
Dans les cas les plus désespérés, quand la sentence donnée par le prof indigne et sans coeur risque d'être grave, le Cépamoi ou le Jairienfait sort les armes lourdes : "Sur la vie de ma mère..." Si le prof ne s'est pas rendu à la raison avec cette évocation ultime, il reste (c'est du vécu personnel et assez récent) : "Ahahaha ! Mais POUR UNE FOIS QUE JE DIS LA VERITE, CROYEZ-MOI!!!"
No comment.


Les Egyptiens

Ce sont les élèves qu'on n'arrive à voir que de profil. Jamais de face. On a devant nous comme un bas-relief de pyramide.
Dès le début, ils choisissent si possible une place contre mur : celui-ci leur servira de dossier, puisqu'ils n'utiliseront jamais celui de leur chaise, qui est donc perpendiculaire, sauf comme accoudoir, pour reposer le bras qui n'est pas allongé sur la table.
Ceux-là, au moins, c'est clair, on ne les intéresse pas.
 Même pas comme public, finalement. Ils s'orientent donc face à un public et/ou spectacle (ça varie) bien plus captivant : les autres. Auxquels ils s'adresseront sans scrupule au moment qui leur sied. De ces Egyptiens, on ne réussit à avoir que des visions frontales fugaces, obtenues par la force et la menace. Et encore. Ces animaux-là, contraints à rester dans notre axe, baissent assez rapidement le nez pour ne pas avoir à affronter notre regard destructeur de basilic...
Narcissiquement, les Egyptiens sont douloureux...

Les Entre-deux

(J'avoue, Lecteurs chéris, c'est un truc que je ne supporte particulièrement pas).
Ils viennent en cours entre deux temps de pause.
Juste parce qu'ils n'ont pas le droit d'attendre dans la cour ou dans les couloirs, ben non, ils ont cours... mais c'est comme une "erreur", un temps de latence, un défaut de conception dans l'emploi du temps. Lost in translation.
Donc, pas la peine de prendre des dispositions particulières pour ce temps d'entre-deux, temps vide, qui ne sert à rien.
Donc, on garde le blouson, l'écharpe, voire les gants et le couvre-chef aussi longtemps que possible, en espérant qu'on ne les forcera pas à enlever inutilement tout ça puisque de toute façon il faudra les remettre bientôt.
Les Entre-deux, sauf consigne exigeante et barbare, ne sortent pas leurs affaires de leur sac : il faudra les y replacer, quoi qu'il en soit.
Si on les a contraints, encore une fois, à attraper "leur matériel", on devra s'attendre à ce qu'ils ferment leur trousse au moins 10 minutes avant la fin du cours, qu'ils rangent  le reste à H - 8 minutes, et qu'ils rezippent leur blouson et enroulent leur écharpe à H - 6 (au mieux). Quand ça sonne, ils ont  déjà les gants, ça va de soi.
C'est qu'il ne s'agirait pas de louper une miette du VRAI TEMPS de collège (ridiculement disproportionné, avouez-le) !

Les Dégoulinants

Ah c'est vrai, le terme ne fait pas envie !
Ben, les Dégoulinants non plus.
Notons que ce ne sont que des garçons. Ceux à qui, si on enlève la cédille.... vous connaissez la suite ;-)
On pourrait les appeler les Effondrés.
Ils sont comme privés d'axe vertical. Semelles ventousées au sol, ils traînent des pieds, portent leur sac très bas et leur jean....au-dessous des fesses.
Pleine vue sur leur caleçon, c'est extrêmement agréable. Quand on les somme de le faire, ils le relèvent très mollement, jamais assez haut du premier coup, ni du deuxième, ni... Leurs mains semblent très lourdes et peu préhensibles. Sous la menace explicite qu'on va carrément le leur tirer en bas, ils le recalent vaguement sur une hanche... Certes, on n'est pas dupe, la gravité fera sa loi dans quelques instants. N'empêche, on s'estime heureux, on a ponctuellement atteint un sommet de rectitude chez ces malheureux Dégoulinants...


Les Jaipas

"Mon livre, ma trousse, ma flûte, mon carnet, mon devoir, de feuille, de gomme, de compas, ma tenue d'EPS..."

Distiguons des sous-catégories :

La Jaipas-fille
Pour certaines, on s'en serait douté, vu que ça fait un moment que déjà, au départ, elles n'ont plus de cartable. Même pas un Eastpack. Surtout pas. A partir de la mi-quatrième, grosso modo après les vacances de février, les Jaipas Filles n'ont plus qu'un sac-à-main rikiki (chez nous, c'est Lancel. Ailleurs, c'est des faux Vuitton) et condescendent, parfois, à s'encombrer en sus d'une pile de manuels (2 ou 3). Je ne vois pas où elles trouveraient la place pour des chemises, classeurs, grandes règles etc. Franchement. La trousse de maquillage, le collant de rechange, la boîte de Tampax, l'I Phone, quelques stylos, le carnet de liaison et la carte de cantine.... je vous mets au défi de faire mieux qu'elles et d'avoir "votre matériel" !!!


Le jaipas-chronique
C'est un principe incontournable : quoi qu'on demande, on ne l'obtiendra pas. Les autres le savent, soufflent, renâclent, mais finissent par prêter. Parfois, non. Y a lassitude. Tout le monde en a marre, des Jaipas chroniques.
Pour ne pas perdre de temps inutilement, beaucoup de profs ont le matériel de secours dans leur propre sacoche. Cela évite que le Jaipas passe complètement à travers les activités pédagogiques... mais on fait ça à contre-coeur.

Le Jaipas-réflexe
C'est une nouveauté pour moi : il devait en exister avant, c'est sûr, mais mes observations d'entomologiste n'avaient pas été assez fines pour le découvrir. C'est une sous-espèce très difficile à différencier du Jaipas chronique.
A première vue, c'est le même.
MAIS, attention, si le Jaipas-chronique, en effet, N'A PAS ce qu'on attend, le Jaipas-réflexe, lui, l' a souvent dans son cartable.....mais AFFIRME le contraire.
Pourquoi ? On se perd en supputations et conjectures...
Il a... mais ne sait plus qu'il a ? Dans ce cas, pourquoi ne cherche-t-il pas ? Mystère.
Il a ...mais trouve peu utile d'attraper ? Serait-on alors en présence d'un futur Entre-deux en maturation ? L'hypothèse est posée, mais on manque de recul pour tirer des conclusions.


J'arrête ici, lecteurs bien-aimés, ma petite typologie des élèves qui font couler de l'encre et de la salive !
Peut-être que l'Ange du Milieu pourrait y ajouter son petit grain de sel ? je suis certaine que j'ai oublié quelques espèces qui n'ont pas dû lui échapper... ;-))





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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 17:50
Bon, mes lecteurs chéris, comment çavaty pour vous aujourd'hui ???
Mieux, j'espère ?
Parce que, je ne sais pas si vous le savez (formule littéraire légère et gracieuse s'il en est), mais HIER, c'était le PIRE JOUR de l'année.
Ben oui, parfaitement.
Y a même un nom pour appeler le troisème lundi de l'année : le Blue Monday.
Non, je ne rigole pas : tout ce que la Gazette publie est rigoureusement vrai.
Or doncques, le Blue Monday.
Figurez-vous que c'est une société avec un nom-qui-ne-dit-pas-ce-qu'elle faitqui l'a dit,  Firstcare.
Franchement, ça vous évoque quoi, Firstcare ? Une boîte de parapharmacie, de produits pour la peau...?
 Pour moi, certainement pas des gens qui étudient le douloureux problème de l'absentéisme au boulot. Pourtant, c'est ce qu'ils font.
Et donc, ils consultent, ils interrogent, ils pointent, ils calculent, ils pondèrent, ils font des tableaux, des stats, des grilles, des fromages, des histogrammes...
Et CHTAK ! Ils moulinent et ça sort, comme la boule du loto, le long du tube... mystère... quel est le jour où les employés dépriment le plus...? Le troisième lundi du mois de janvier. Implacable.
Firstcare ne s'arrête pas là, Firstcare analyse et argumente, Firstcare est pro.
Le Blue Monday est la résultante mathématique d'une " douloureuse équation***: des températures glaciales depuis des jours, le soleil n'a fait que de très rares apparitions, les dettes de Noël qui se sont accumulées et le sentiment que le prochain jour de paye est très loin, les bonnes résolutions prises le 1er janvier sont déjà obsolètes...
Pour couronner le tout"
la plupart des travailleurs a déjà " pris trop de jours à cause des récentes chutes de neige."  Ou des grèves. Ou de la gastro de Tite Dernière. Ou de la fermeture de l'école maternelle pour cause de pandémie... Bref, le quota est atteint, y a plus qu'à aller bosser...ou à sombrer dans un coma dépressif nécessitant l'absorption de 3 Tranxène 2000 sur ordre de la Faculté.

Et cette année, qu'ils disent, est encore plus dangereuse, potentiellement, à cause de la crise économique. Firstcare fait donc de la prévention et encourage les entreprises à bichonner le moral de leurs employés pour éviter la désertification des bureaux ce jour-là. Car l'absentéisme coûte cher (c'est donc que les gens qui sont "au travail"...travaillent, bonne nouvellel!)

Bon, bref, il était comment pour vous, restrospectivement, votre 18 janvier ?
Parce que du côté de la Gazette, comme on vivait naïvement dans l'ignorance de l'équation calamiteuse, n'ayant eu l'info qu'à retardement (mea culpa), on a carrément passé un beau Blue Monday, avec du recul.
Au boulot avec les copains, pas seule au fond du pieu à dépressionner comme on l'aurait dû.
Et chez nous devant deux bons repas, avec petit rouge du Broussey (à Duffau Square) et cidre ( à la Bottine), buttercakes aux M&Ms (à Duffau square, re) et frangipane-surprise
( à la Bottine)... pas avec le tube de barbituriques et la bouteille de vodka.
Et en écoutant Let's stick together de Bryan Ferry et pas les pièces pour viole de gambe de Ste Colombe...
Bref, faute d'avoir eu l'info en temps et heure, la Zigo et sa troupe ont vécu en total décalage avec toutes les victimes télécommandées du Blue Monday.
Ouf, on a eu chaud !
Heureusement, il me reste 364 jours pour oublier cette date fatale et l'Equation de la Mort !!!
Largement plus qu'il n'en faut à ma cervelle de Fée Poisson Rouge :-)
goodbye-blue-monday.jpg
Par contre, je pourrais bien me contraindre à retenir le Pink Friday (j'invente le nom sur le modèle, ok?).
C'est le 3eme vendredi de juin : censément le jour le plus heureux de l'année. Entre le 18 et le 23 juin...grosso modo.
Tu m'étonnes ! Un vendredi, déjà... Au top des jours qui rallongent, en plus. En pleine période de festivités (Fête de la Musique, du Fleuve, du Vin, de fin d'années, pots de départs, barbèques de DonaldVille et j'en passe...) et en frôlant (pour certains) les GRANDES VACANCES !!!!
Je rajouterai, de façon toute personnelle, que le dimanche qui vient après n'est pas mal du tout non plus, d'ailleurs !
 :-))

NDLR :
Abonnés de mon coeur, je suis étonnée qu'un jour si stigmatisé n'ait par ailleurs pas donné lieu à doodelisation... C'est vrai, j'ai plein d'idées pour le logo du Blue Monday, moi...

*** sur Wikipédia, et sans sous-titres, car de toute façon, je ne cherche pas à comprendre des trucs de ce genre :

According to a press release by a mental health charity[3], the formula is:

\frac{[W + (D-d)] \times T^Q}{M \times N_a}

where weather=W, debt=d, time since Christmas=T, time since failing our new year’s resolutions=Q, low motivational levels=M and the feeling of a need to take action=Na. 'D' is not defined in the release, nor are units.

 

 

source : http://www.actualite-francaise.com/

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 18:42
On a de la chance, nous, les profs !
Déjà, on a les VACANCES. Rien qu'avec ça, on se dit que ça vaut le coup (malgré les mômes tous les jours, toute la journée, à vie, ou presque...)
Mais en plus, on a les invitations à des films en avant-première, le dimanche matin, exprès pour nous. Pas TOUS les films, évidemment. Pas Avatar ou Esther. Ben non, quand même !
Les films qu'on serait susceptible de montrer à nos élèves.
Donc :
- les films historiques sans fantaisie (pas Vidoq, par exemple)
- les films littéraires et/ou patrimoniaux (Jacquou le Croquant, Oliver Twist...)
- les films écolos, bien-pensants, et français : Artus Bertrand, Hulot... Et Jacques Perrin.

Ben oui, le Prince Charmant de Peau d'Âne en personne.
Parce qu'il a quitté son air niais et son collant moulant depuis des lustres, et que depuis, devenu blanc de cheveux et moins mièvre de visage, il fait des trucs très intéressants, le monsieur. Et proches de la nature, les trucs : Microcosmos le peuple de l'herbe, par exemple, ou encore le Peuple migrateur.
Et Océans. Notez, en vrai, le O n'est pas un O ordinaire, c'est un bel OMEGA, mais pour le faire avec mon azerty de base, c'est Kompliziert. Donc, je fais un O banal, mais le coeur y est.
Océans, donc. Sans eleven, sans twelve, sans rien.
Et c'est encore l'histoire d'un peuple...
Une succession de tableaux époustouflants, de très petit au très grand, sur toute la planète et dans toutes les profondeurs maritimes imaginables.
Tout n'est que lumières, couleurs, pulsations, grattements, jaillissements, explosions, lentes ondulations, surgissements, danses soyeuses, glissements, frissions, beautés sidétantes, alideurs fascinantes, douceurs attendrissantes.... Poissons, mammifères, oiseaux, reptiles, crustacés, plantes... Et la foule, la foule foisonnante au milieu de l'immensité. La vie, partout. Au son de musiques originales qui vont de chants celtisants à des "requiems" lancinants quasiment grégoriens. Immanquablement, la harpe, pour son rendu spécifiquement aquatique. Et du souffle, de l'envergure symphonique, à la mesure de nos océans sans limites.
Jacques Perrin et son copain Cluzeau ont fait de la belle ouvrage, sans demi-mesure. Ils ont mis des années, ils ont utilisé la science à merveille et, bref, quand on ne mégote pas, que le sujet est riche et qu'on a du talent + ce petit je-ne-sais-quoi qui est peut-être la passion, eh bien, cela fait un bien joli moment d'océanothérapie, de zénitude, de "badage", l'oeil rond, la bouche ouverte, le souffle collant au rythme des images.
Toute la première partie est presque vierge de toute présence humaine : à peine quelques mots de commentaire.
Puis vient un temps moins sauvage, plus douloureux. L'eau se teinte de rouge et l'homme apparaît. Triste réalité : nous meetons notre trésor en préil. Mais le film est plus responsabilisant que culpabilisant. Pollution et massacres, nous y pouvons quelque chose, ce n'est pas trop tard. L'homme, sur ses chalutiers, affronte lui aussi des dangers, ce qui le rend ...moins inhumain.
N'empêche. Quelques drôles de visions, dont un phoque tournoyant autour d'un caddie de supermarché, incongru,  posé bien droit au fond, et émergeant dans une mer...de déchets. Mais les épaves deviennent aussi des refuges et des lieux où la vie gagne. Espoirs...
Le message s'adressant fortement aux enfants, futurs citoyens qui tiennent l'avenir dans leurs menottes, Jacques Perrin, sur la fin, tient la main d'un petit garçon de 10 ans (au jugé) qui lui ressemble étrangement... ben tiens ! Au générique on voit en effet un Lancelot Perrin (couvée de tardillons, il semblerait qu'il y en eût un autre, encore plus jeune !)
C'est bien joli, tout ça, lecteurs bien chéris. bien bien joli. Et ça donne rudement envie que ça continue longtemps à le rester....
Une minute à vous dans votre agenda surbooké?
Un zeste d'Océans, alors, allez-y, avec le son, ça fait du bien !
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 18:46
Nouvelle année oblige, on parle de voeux. Nouvelle décennie oblige, on fait des bilans et on envisage l'avenir.
L'Homme a besoin de dates, de points précis, de chiffres ronds.
2010 tombe à pic.
Brièvement écoutée sur le temps de ma pause méridienne, une émission de la chaîne du Sénat ( LCP,oui, ça existe, oui, y a des gens qui regardent ça...;-D).

pour la séance intégrale, c'est ici !

 Jacques Attali parlait donc d'avenir(s).
Et des années "10"... Vous en avez déjà entendu parler, vous, des années 10 ???
Ben non, justement, faisait finement remarquer le monsieur.
Et pourtant !
Historiquement, rappelait-il, disons sur les 4 ou 5 derniers siècles, les "années 10" ne furent jamais...de chouettes années sur le plan politique.
Snif !
Et de nous parler de 1610 - 1620 : assassinat d'Henri IV, régence de son épouse Marie de Médicis qui donnera plein pouvoir au mari de sa femme de chambre...lequel dilapidera prestement le Trésor de l'Etat... Le Tiers-Etat regimbe, propose des réformes...que la Noblesse, ça va de soi, rejette en bloc et sans discussion...
Louis XIII finit par régner, il fait son petit ménage, les Protestants et les grands seigneurs se révoltent... Puis, début la Guerre de trente ans. Tout cela en moins de dix ans...

Jacques a dit : "Ne riez pas!" :-( Pour le 17e siècle, en effet, les années 10 ne furent pas glorieuses..
Mais le Jacquot n'a pas fini : il continue dignement son travail de sape de moral par ses rappels historiques pertinents. :-)
1710 - 1720 : cela sent la fin de règne pour le grand Roi Soleil.
A mi-parcours, l'illustre casse sa pipe... et son jeune successeur fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui a laissé... un Trésor quelque peu entamé.
Pour relever les finances, on fait appel à un Ecossais, Law, qui crée la première maison de crédit (concept d'avenir). Les Ecossais, à l'époque, étaient-ils déjà réputés pour savoir resserrer les cordons de la bourse ou bien cette idée vient-elle de là ? Toujours est-il que notre Scott fait je ne sais quoi exactement...mais cette tentative se termine en 1720 par une gigantesque banqueroute.
Re-snif !
Lecteurs chéris, si vous êtes perspicaces, vous sentez bien que la démonstration n'est pas terminée...
1810 et des miettes : c'est la Guerre de Russie. Carrément un très  très mauvais souvenir national, qui laisse des traces jusque dans notre langue imagée : Passage de la Bérézina, retraite de Russie... Armée napoléonienne décimée, France envahie en 1814, bye-bye l'Empereur et bon séjour sur l'île ! Gros ratage d'une restauration de la monarchie qui ne plaît à personne, pas plus au peuple qu'à l'armée. A la mi-temps, ce cher Nap' tente une petite reprise de 100 jours : bonne idée, il est pile poil là quand on perd à Waterloo, c'est bon, il a compris, Tchao Pantin !
Vous en voulez plus ? Les cinq années suivantes, grosso modo, l'ambiance, c'est les royalistes qui reviennent et qui massacrent tous ceux qui avaient soutenu la république ou l'Empire : cool !

Re-re-snif ! Là, c'est carrément le rhume de moral !
Père Jacquot, Père Jacquot, raconte-nous une histoire ! Père Jacquot, Père Jacquot, raconte-nous deux histoires !
1910... Socialement, ça bouillonne... Grèves en tous genres...fonctionnaires, Chemins de Fer...tiens, tiens ;-)
1914 : c'est jean Jaurès qu'on assassine... et puis... vous connaissez votre Histoire de France sur le bout des doigts. Qui oublierait 14/18 ?
Et la récession économique qui suit... et qui va bon an mal an nous amener jusquà la guerre de 39.

Que du bonheur, ces années 10, t'as raison, Msieur Attali !
Et MERCI LCP Public Sénat, d'animer ainsi nos entre midi-et-deux. Entre midi-et-une, d'ailleurs, pour la courageuse petite Zigobelle qui ne pause qu'une heure. Du coup, j'ai dû quitter la scène avant que le sieur Attali ne nous prédise une prochaine décennie qui fera date par sa débâcle, ses scandales, ses catastrophes de tous accabits...
Non, je rigole, hein ! Je suis sûre qu'il avait des choses bien mieux que ça à nous dire, parce que c'est quand même de l'émission en boîte, pas du direct-live, et Public Sénat, il ne voudrait certainement pas démoraliser son audimat et perdre ses 0,012% d'audimat du vendredi midi à cause d'un déballage monstrueux de prophéties économico-politico-apocalyptiques.


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