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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 19:34

Avant les nécessaires bonnes résolutions du nouvel an (!), il est de bon aloi de se laisser aller une dernière fois à toutes nos faiblesses de l'an qui finit. Puisqu'il va bien falloir faire des voeux sages et dignes de 2012, c'est le moment où jamais de s'adonner à tous nos penchants régressifs (non malhonnêtes)  purement égocentriques et merveilleux.

Tout ce qu'on n'a pas eu le temps de faire cette année, faut le caser à tout prix ! Mieux vaut des remords que des regrets, dit-on. Mieux vaut tout court faire ce qui est TROP BOOOOOOOON !

C'est ce que vient de faire votre Gazetière durant ces derniers jours : j'ai vécu, Lecteurs adorés, la MAGIE DE NOËL à 100 pour 100 !

Pour cela, il me fallait une maison vide (exceptés mes Minets), zéro obligation, Internet très malade et le téléphone carrément mort.

Il me fallait quelques légumes frais pour me faire une bonne petite soupe pour trois jours.

Les copieux restes du plateau de fromages du réveillon, une boîte de Pyrénéens, des rochers, un panier de fruits, toutes sortes de thé... Diverses pâtisseries telles que lebkuchen, macarons...

La télé (des fois, j'oublie pourquoi j'ai absolument besoin d'avoir cet engin, mais dans le fond, je le sais, c'est à cause des vacances de Noël), des DVD, le plaid en polaire et le canapé.

Des bouquins (Mes chères voisines, super, Le Montespan, très drôle, Les cathédrales du commerce parisien, un rêve...).

Le programme Utopia, pour choisir de ne pas sortir de trois jours (ou presque).

Sans oublier la tenue et les accessoires...du mariage !

Et là, mes Lecteurs très-Chéris, là... Avec tous ces ingrédients, je vous garantis que vous passez une retraite d'hiver super hypra grand luxe !

Vous prenez le temps de regarder, à satiété, les téléfilms américains qui passent en flux continu, et qui contiennent tous le mot "Noël" : Un fiancé pour Noël, Une surprise pour Noël, Une seconde chance pour Noël, La fille du Père Noël... Ah je n'invente rien, hein ! Vous pouvez vérifier le programme !

Enroulée sous le plaid, un chat ronronnant sur les genoux, une tasse d'eau chaude dans la main, un Pyrénéen fondant sur la langue, vous découvrez avec bonheur que les couples fâchés se rabibochent, les filles carriéristes renouent avec l'amour de leur jeunesse, ou bien rencontrent des hommes investis dans l'action caritative et se laissent contaminer, la Mère Noël existe et elle sait faire la nounou pour enfants en perdition...

Dieu, que ça fait du bien !

Quand l'envie vous en prend, c'est l'heure du bain brûlant et parfumé. Ou du plateau soupe-fruit-mille-feuille (de chez Mur, parce que des fois, nécessité oblige, on chausse ses bottes et on marche 200 mètres sous le soleil, faut faire de l'exercice, hein !). Ou des essayages de tenues. Des essais de coiffure. De bricolage des accessoires du jour J  (4 mois pile !)

Après, y a séance de lecture sur le lit, enrobée de chats colleux.

Un peu de couture plaisir (la machine trône sur la table du salon!) ..

A 17 h et des miettes de pain d'épice, ne pas oublier Sissi (si, si, ça passe aussi !!!)

Et puis...l'heure tourne, et c'est le moment d'un petit DVD de fille (comédie musicale, Ally McBeal, film avec Marc lavoine, c'est comme on veut, je vous dis!)

Dodo...

Une vie de chat, ou presque. Une vie de chat, en mieux !

Une vie émerveillée d'instants hors du temps, sans âge, sans obligation, sans contrainte, sans parler, sans écouter, sans répondre, sans expliquer, sans devoir...

La MAGIE DE NOËL, je vous dis !

fairy.gif

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 19:26

... c'est déjà le Médoc !

reveillon.jpg

 

Alors, lecteurs chéris, je vous rassure : NON, Bruges c'est la campagne, ok, mais c'est ENCORE la CUB. Et puis les deux zozos, c'est pas nous, hein !

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:11

Oui, oui, oui, merci, c'est bien LE film dont je parlais en réponse à ton commentaire !

 

J'ai lu avec plaisir les témoignages des internautes émus d'avoir retrouvé eux aussi ce film qu'ils avaient vu en séance scolaire ou au patronage : tous avec la même joie, le même émerveillement !

affiche-Cerf-volant-du-bout-du-monde-1958-1.jpg

D'autant plus touchant qu'on s'aperçoit qu'en Chine aussi les gamins regardaient cette belle histoire d'amitié !

 

kite00.jpg

cerf-volant-affiche.JPG

 

Quant à l'Angel 3, son cas ne me semble pas s'arranger : quel rapport entre notre âge et la date de réalisation d'un film ??? Tu ne regardes pas Sissi, toi, par exemple (1955) ?  ou même Blanche-Neige (1937!)?

 

Les années vécues me paraissent être une vraie richesse, un vrai trésor de rencontres, de partage de souvenirs...

L'âge est plutôt un cadeau de la vie, non ? Ne pas le (sa)voir, ne serait-ce pas de l'ingratitude, "jeune"* Angel ?

 

* c'est évidemment une question de relativité !

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:56

A la louche, quatre décennies. Oui, moi aussi, ça m'effraie :-)

Un temps dans les limbes de ma mémoire. A cet âge où les deux pieds avancent parallèlement dans deux mondes différents : le "vrai", celui des adultes dirons-nous, et le nôtre, ce monde ailleurs, ce coton de possibles, de douceurs, d'infinis chemins... Vous me direz... je ne l'ai pas vraiment quitté, mais bon, il avait sans doute plus d'épaisseur quand j'avais sept ou huit ans...

Un après-midi de vacances hivernales m'avait laissée assez inoccupée pour que je me retrouve devant la télé-en-noir-et-blanc, en compagnie de ma meilleure amie. Et là, le miracle. Au coeur de ce grand néant qu'était la télé pour les enfants, on n'avait rien, ou si peu, si peu.... dans ce vide qui nous laissait du temps pour inventer autre chose, heureux étions-nous, cling ! Un coup de baguette magique et il y eu ce rêve éveillé. Un film. Un conte de fées, inconnu de moi et de ma camarade. Pas Cendrillon ou Blanche-neige, pas le Chat Botté ou la Belle et la Bête, une histoire qui m'a saisie, m'a envoyée loin dans le merveilleux, m'a enchantée au sens premier du terme et a marqué définitivement ma mémoire du sceau de l'émerveillement.

Je suis retombée sans connaissance du nom de ce conte, sans idée qu'il eût un auteur, qu'il fût autre chose que ce film-trésor, dont seules quelques bribes sont restées accrochées à ma conscience, émergeant de ce sentiment ébloui. Il me reste, depuis lors, une émotion indescriptible, comme la madeleine de Proust, un rien-du-tout qui me plonge sans raté dans un état de béatitude enfantine. Une fillette blonde qui trouve au fond d'un puits la porte d'un monde de conte de fées, qui secoue des oreillers dont les plumes volent et font neiger sur terre.

C'est peu. Mais ça suffit.

A y penser de loin en loin, tout ce temps. Jamais tombé dans l'oubli. Un menu Graal dont on parle peu. Et la même bêtise que Perceval : pourquoi ne pas poser la question ? Trop peu d'éléments....Non, je ne pense pas que ce soit cela. Pas l'idée, tout simplement, d'aller forcer la découverte. Le désir, pourtant, est profondément immense.... mais...un rêve, si proche du fantasme, doit-il sortir des brumes du souvenir ?

frau-holle.jpg

 

Deuxième semaine de l'Avent, le temps de la veille active. Préparons-nous, dans cet hiver même pas froid, à l'éblouissement de la Lumière revenue. La joie prend tous les chemins. Du plus grave au plus ténu.

Je vide courageusement mes cartons de livres pour le CDI. Je catalogue, j'indexe. Pas si drôle quand on en a bien plus de cent... J'alterne, pour rompre la probable monotonie, romans, BD, ouvrages pédagogiques... Tiens, un bel album, une de mes dernières acquisitions : j'étoffe le fonds d'albums, et je vise l'exhaustivité en matière de contes traditionnels... à condition que les illustrations soient remarquables. Ne croyez pas qu'il y ait  "tout" en matière de contes de fées "albumisés". La quête a ses épisodes joyeux et ses longues plaines désertes. Là, j'ai commandé Dame Hiver des frères Grimm.

J'ouvre l'opus et je plonge... Le vrai nom, version originale, est "Frau Holle". Vous connaissez, vous, Lecteurs Bien-Aimés ?

Situation initiale (pour parler prof) délicieusement classique : une veuve a une fille (laide, méchante et fainéante) et une belle-fille (jolie, douce et travailleuse).

Evénement déclencheur : la mignonne tombe au fond du puits et là...

Le coeur de votre gazetière fait boum ! Car au fond du puits, c'est une verdoyante prairie qui accueille la fillette. Avec des pommes qui parlent et l'appellent.... Houche ! Que c'était loin, que c'était enfoui ! cela n'a même pas de forme, en vérité, c'est juste une impression, une silhouette vague qu'on reconnaîtrait en la devinant à peine.

Je me hâte, je fais filer les pages... Oui, j'y suis. En trois phrases, aujourd'hui, j'ai retrouvé le chemin perdu d'un des plus beaux souvenirs de mes yeux d'enfant. Je suis dans un trépignement intérieur qui fait écho à l'attente de Noël quand on a 8 ans.

Frau Holle, c'est la dame qui fait la pluie et le beau temps. C'est exactement cela : les souvenirs se retissent comme une toile d'araignée qui prend forme. La gentille fille va l'aider et se retrouvera gratifiée à la mesure de son courage et de sa serviabilité. Et la méchante... on connaît la suite. Peu ou prou, une version des Deux fées, plus connue en France que Frau Holle.

C'est un  conte de Noêl, un vrai, et j'en suis l'héroïne : je touche du doigt un vieux rêve, un désir d'enfant, un émerveillement inoubliable !

La suite va aller vite : avec un nom et quelques mots-clés...

Quelques minutes à découvrir sur les forums les appels à témoins d'anciennes "petites filles" de mon âge, qui ont manifestement subi le même ensorcellement que votre Gazetière, quelques errements de-ci de-là...je saute de site en blog, de blog en forum...et je découvre la bonne version, au milieu de plein d'autres (toutes allemandes, car ici, frau Holle n'a aucune notoriété).

Je reconnais MA version, à l'aide de quelques photos : elle date de 1961. Et, ALLELUIA (Dieu est grand, n'est-ce-pas, Bruno?), une bonne âme a mis le film en version intégrale sur Youtube !!!

Et en VO, ça va de soi.

Premières images....l'émotion est là, avec juste un peu plus de recul...mais avec la cerise sur le gâteau : FORCEMENT... c'est en BAVIERE !!! Ou peut-être au Tyrol, peu importe, on a là tous les incontournables du genre...et toutes les explications rationnelles de mon addiction !!! Alpages, Dirndl et chalets de bois, tralala-itouuuuuuuu!

Tout y est, rien ne manque ! Les décors en carton-pâte, le blond angélique de la Gentille, la taille corsetée et dodue de Frau Holle, les cuves à mousse qui font les nuages, les oreillers en plumes qui font la neige...

Tout, je vous dis !

Une heure et 10 minutes de pur bonheur regressif, d'accent bavarois à rouler les R et à couper au couteau.

Quarantes années dans un désert,  à espérer sans trop y croire....et la surprise de l'Avent la plus inattendue et la plus magique que je puisse rêver !!!

On partage ?

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 06:36

Ce n'est pas un doodle...mais c'est chez Google que ça se passe !

Il suffit de saisir

 

let it snow

 

dans votre moteur de recherche chéri...et la neige va tomber sur votre écran...qui s'embuera comme une fenêtre en hiver...

Pas de panique : il vous reste le bouton DEFROST !

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:41

QUI a vendu la mèche (et ma nouvelle adresse) ?

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Oui, Lecteurs chéris, QUI ?

La Poste, à qui j'ai payé la grasse somme de 23 euros pour pouvoir récupérer mon courrier pendant 6 mois ???

Les Impôts, qui n'ont pas mis 20 ans à me trouver pour m'envoyer ma taxe d'habitation 2010, sans souci, sans retard, en temps et en heure, comme si je n'avais jamais habité qu'ici ?

Le Rectorat, à qui j'ai quand même signalé mes nouvelles coordonnées (je ne veux pas rater ma fiche récapitulative de droits pour la retraite!) ?

Mon notaire, Maître P. ???

Ou même mon ex-propriétaire, à qui j'ai confié ma nouvelle adresse afin de récupérer mes deux mois de caution (ben oui, quand même !)

Cela ne semble pas pouvoir être la Mairie car je n'ai pas encore fait mon inscription sur les listes électorales pour une sombre histoire de justificatif de domicile que je renâcle à fournir pour des raisons d'honneur sur lesquelles je ne m'étendrai pas ici...mais que certaine, en particulier, comprend très bien !

 

Qui a mercantilement avoué où je crèche désormais ?

Le crime est assez récent, semble-t-il.

Parce que depuis quelques jours à peine, je reçois de façon récurrente des courriers que j'adore tels :

 

"Un déménagement, c'est des travaux en perspective "(merci, je sais) : "Leroy Merlin vous offre et gnagnagna et gnagnagna..."

 

"Des envie déco pour votre nouveau domicile ? "(J't'ai pas attendu, pour les idées déco, hey Castorama!)

 

"Une nouvelle adresse? Avez-vous votre BBox ?" Ah tiens bonne idée, ça fait juste 3 mois et demi que j'avais oublié qu' Internet, le téléphone et la télé existaient, heureusement que tu m'écris !

 

La dernière, celle du jour : TBC !

Une belle missive qui m'offre 14 jours de transports gratuits ! Tiens, c'est cool ! Au début, je croyais que c'était parce que je payais des abonnements pour les grillons, alors, qu'ils se disaient, pourquoi pas la payeuse, hein ?

Ben non, en fait, c'est comme qui dirait, "rapport à mon déménagement" !!! Encore ?

Oui, je vous le confirme, c'est clairement indiqué dès le début du courrier : " le réseau TBC a le plaisir de vous souhaiter la bienvenue à votre nouvelle adresse"... et dans le 2d paragraphe : "Et plus particulièrement dans votre quartier", c'est écrit...

Et là, non sans sadisme, ils détaillent : Votre accès direct vers Eysines (glurps!), Blanquefort (re-glurps) ou le centre ville de Bordeaux.

Snif ! Je dois faire preuve de raison, ça veut VRAIMENT dire que JE N'Y SUIS PLUS, dans mon hyper-centre !!!

Et notez, Lecteurs aussi contristés que moi, j'imagine, que l'option "Bordeaux centre" vient en 3e et dernière position !

Comme si dorénavant, mon horizon, par principe, se situait vers le Médoc avant tout....

Oh, eh ! Et pourquoi pas mon accès direct vers PAUILLAC avec TransGironde, tant qu'on y est, non ????

Et pour bien enfoncer le clou, ils déclinent mes options...

Le 2, le 5 , le 6... des Lianes*, comme ils disent.

Et c'est pas fini : le 35 (Nouche, tu connais!), un Corol, le 72...(un passage toutes les 45 minutes environ!)

Zavez vu ? Des BUS, que des bus.... Le TRAM vient pas jusqu'ici.

Encore...Apparemment, j'ai échappé au mini-bus à la demande commandé la veille pour zones enclavées...

 

Bon, j'attends le prochain passage du facteur avec impatience (tous les 3e vendredi du mois....non, j'rigole, comme dirait Lily!) pour voir QUI va encore me proposer je ne sais quelle offre mirobolante suite à mon DEMENAGEMENT !!!

 

Et pendant ce temps-là, j'enquête....

 

* Ligne A Niveau Elevé de Service

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 13:45

... à un jour près, c'était comme un cadeau pour sa fête (la Sainte Lucie) : le Doodle du jour !

 

gustave_flaubert-2011-hp.jpg

(on a dû dire  l'artiste, qui ne doit pas connaître Flaubert, "Dessinez-moi la neurasthénie"...)

Gustave est né le 12 décembre 1821

 

 

Elle qui a TELLEMENT APPRECIE Madame Bovary... qu'elle ne l'a pas lu !

 

 

Moi, j'ai lu TOUT  ENTIER Bouvard et Pécuchet *... au collège... (inimaginable aujourd'hui!)... et j'en souffre ENCORE** !!!

 

* Dans Wik' je lis "Le roman est inachevé et ne constitue que la première partie du plan. L'accueil fut réservé, mais certains le considèrent comme un chef-d'œuvre"

J'en ai des sueurs froides à l'idée qu'il eût pu continuer comme ça durant quelques tomes supplémentaires !!!

 

** Et ma camarade Marie-Hélène a partagé ces mémorables souffrances, elle m'en parlait il y a à peine quelques jours!

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 20:00

Eh non, il ne suffit pas de revêtir la tendre couleur pour "être en rose" ! Être en rose est une attitude, Lecteurs chéris, une façon de penser, de vivre, de partager. Être en rose, c'est un choix de vie, ben oui, absolument, rien de moins !

Alors...on peut choisir le rose au long cours (deux Angels sur trois l'on fait, depuis loooooooooooongetmps) mais on peut aussi être en rose ponctuellement. Voire TRES ponctuellement, pour certains.

Et c'était le cas, en ce matin de décembre, troisième dimanche de l'Avent, dans l'église de Bègles.

Tout un bataillon de porteurs de rose étaient venus de DonaldVille Nord jusque dans ce grand Sud bordelais, pour fêter ce dimanche de JOIE autour de Charlie. lui-même en ROSE, évidemment, à la fois pour honorer une promesse faite et, du même coup, pour célébrer la JOIE... et comment mieux le faire qu'en rose, je vous le demande ?

Notre rose curé médite donc sur sur les belles paroles qu'il va nous dire....

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Puis il se lance : les lectures du jour, en effet, ne sont que joie !

  Bègles-20111211-0001%0d%0a 4

 

Lecture du livre d'Isaïe (LXI 1-2 & 10-11).

L'Esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé(...) Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu.

 

La première joie est le don de la foi ! cette relation tout à fait personnelle à Dieu, que nul ne peut vivre à ma place, qui me tient le coeur plein, homme debout, fort de l'amour de Dieu qui l'ouvre aux autres...

Gaudeate ! Soyons en rose !

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (V 16-24)

Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ; c'est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N'éteignez pas l'Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose.(...)

 

Deuxième joie : la présence de Dieu me permet, avec mes frères de discerner.... Poser les choses à leur juste place, ne pas nier la réalité mais lui donner sa vraie valeur. Tout ne se vaut pas, tout est à lire dans une perspective plus haute, plus vaste, plus profonde. etres chrétien, finalement, c'est un peu comme la 3D : on voit les choses moins à plat, le Christ nous ouvre des chemins qui vont bien plus loin que les obstacles de premier plan !

Gaudeate, soyons dans la joie, sachons regarder dans la bonne direction même au milieu d'un environnement brouillé !

 

Troisième lecture : Jean, 1 (...)

 

 « Je suis la voix qui crie à travers le désert :
Aplanissez le chemin du Seigneur,
(...)

 

 

Encore un motif de joie ! Vraiment aujourd'hui, il faudrait ne pas vouloir voir toutes ces bonnes nouvelles pour ne pas se sentir d'humeur rose !

 Comme autant de Jean qui baptise, nous sommes appelés à faire "traverser" nos frères  par notre présence, nos paroles, nos rencontres ! Comme le Baptiste, nous avons cette merveilleuse possibilité d'être là pour faire passer d'un état de "moins bien" à un état de "mieux", tout cela grâce à la présence du Christ au milieu de nous. Autant de "petits baptêmes" qui rapprochent chacun de ce que Dieu espère pour lui. N'est-ce pas là immense motif de joie ? ce que nous sommes appelés à faire, chaque jour ? Comment pourrions-nous dès lors penser que la vie pût être vaine ? avec tant de "mers rouges" à franchir , ensemble ? Du rose, du rose, du rose !

Et du rose encore plus, avec cette douce certitude que les passages qu'on aura "fait traverser", si on s'est trompé, si on les a loupés... ben...c'est pas si grave puisque derrière vient le Christ ! Qui, Lui, ne les loupera pas ! 

 

26 Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l'eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis même pas digne
de défaire la courroie de sa sandale. »

 

Alors, en toute bonne foi, et du mieux qu'on peut...allons-y ! Voyons la vie et en rose, dedans, dehors, tout seul, en bande... Y a pas de risque d'overdose, promis !!!

 

Begles-20111211-0001-0d-0a-5.jpg

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:16

Eh bien, oui, Lecteurs Chéris, tel monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, je parle allemand....et je ne l'ignore plus !

Bon, pas du hochdeutsch (cela s'écrit-il ainsi?), je parle en réalité ma belle langue française... mais avec des mots venus des terres teutonnes...et cela, je viens à peine de l'apprendre.

Une crise d'étymologie, et hop ! je connais à présent l'origine de certains termes que j'emploie pour parler de mes petits loulous, mes Zaffreux, mes pré-ados aussi pénibles qu'attachants.

 

Espèces de chenapans... ça sonne français, ça, pourtant ? Eh bien que nenni ! recherches faites, cela viendrait de Schnapphahn « voleur de grand chemin » (dep. 1494); composé d'une forme du verbe schnappen « attraper » et de Hahn au sens propre  « coq » (allusion au vagabond faisant main basse sur la volaille du paysan). Des voleurs de poules, quoi !

Et c'est un mot que les soldats français ont piqué à leurs adversaires (comme butin de guerre?). un ancien texte nous explique : "On appelle ainsi dans les Armées d'Allemagne, du côté de la Lorraine, des Payïsans retiréz dans les bois, lesquels volent les passans".

Voici que je cause comme la soldatesque, vindieu !

 

Et quand je les traite de loustics.... je continue dans la même veine, figurez-vous !

Pour les germanophones, c'est facile à reconnaître : il y a peu entre "loustic" et "lustig" qui signifie joyeux. Mais par quel chemin ce mot sympathique est-il arrivé jusqu'à nous ? Eh bien, une fois encore, par l'armée !

D'après le CNRTL : 1759 loustig «bouffon attaché aux régiments suisses» (...) introduit en France par les régiments suisses de l'ancienne monarchie française, où le loustic désignait le bouffon du régiment chargé de distraire et d'égayer les soldats menacés du mal du pays.

J'apprends avec bonheur qu'on disait aussi "bouffon de caserne".... celui-là me botte, Herr General !

 

Et voilà, comme je vous le disais, j'ai appris aujourd'hui que le vocabulaire militaire franchissait allègrement les colonnes ennemies, comme quoi, les mots, eux, ne connaissent  finalement pas de frontières...

Trinquons en leur honneur !

Trinquer...comme trinken*** ?

Eh oui, encore un truc que les soldats partagent !

 

*** "boire", de l'autre côté du Rhin !

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:39

...  ubi mos est, in dominicis Gaudéte (III Adventus) et Laetáre (IV in Quadragesima).

C'est dit.

Dans la Présentation générale du missel romain en son numéro 346 de la troisième édition typique (promulguée le 20 avril 2000).

Pour les non latisnistes, si toutefois il y en avait sur la Gazette, c'est la permission officielle (pour ainsi dire canonique) de "mettre" du ROSE à la messe le 3e dimanche de l'Avent, et, éventuellement, le 4e dimanche de Carême.

Et c'est parce que nous sommes une petite communauté hyper-respectueuse des conventions liturgiques, que dimanche 11 décembre, nous irons de conserve, les Angels, Gardes du Corps et associés, à la messe à Bègles, voir Charlie, notre ex-curé transfuge, porter sa chasuble et/ou son étole ROSE(s).

 

Il oubliera le violet, ce matin-là, et la "pénitence", pour le ROSE et la JOIE.

Parce que la paroisse est  "assez riche" pour se payer ces ornements d'exception : "Dans quelques églises, plus riches, on introduit le rose deux fois l'an (...)" ("La Sainte Messe : Notes sur sa Liturgie", du RP Eugène VANDEUR)

Selon plusieurs sources, cette candide et douce couleur aurait droit de cité grâce à une vieille coutume papale : "L'origine de cet usage liturgique est qu'au dimanche Laetare le pape bénissait la rose qu'il envoyait à l'un ou à l'autre des princes chrétiens. Cette couleur fut ensuite employée au dimanche Gaudete qui offre certaines analogies liturgiques avec celui de Laetare." (idem)

 

Et pour du rose, Lecteurs Chéris, c'est du rose authentique  que le monsieur va porter.

Pour ceux qui n'auraient pas vu lesdits vêtements, il n'y a aucune ambigüité : ce n'est pas du fuschia, pas du carmin violacé, pas du magenta, pas du saumon...

Que nenni ! c'est du ROSE et du VRAI ! Du layette, du Barbie, du barbe-à-papa, du dragée... du rose portugais***, en fait, puisque la tenue vient de là-bas.

Et les Lusitaniens ne font pas choses à moitié en matière de couleur, croyez-moi !

 

"Un chat est un chat", est une expression française. Peut-être que "Rose est Rose" en est la traduction portugaise ?

 

Toujours est-il que rendez-vous est donné à tous les Donaldvilliens porteurs de rose* à l'église de Bègles pour le dimanche Gaudeate !

 

* écharpe, pelisse, chapeau, gants, fleur à la boutonnière.........

 

*** Tout ça, peut-être, parce que nos amis les Lusitaniens portent encore haut et fort une tradition médiévale... quelque peu oubliée par notre société actuelle.

Figurez-vous qu'aux XIVe et XVe siècles, la couleur rose avait une grande notoriété auprès des chevaliers, notamment, et qu'elle aurait même, en tant que nuance du rouge, symbolisé la virilité...(J'ai quelques sources, mais pas suffisamment pour écrire ça au mode indicatif)

 

Eh béééééééé............ KILUCRU ???

 

 

 

 

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