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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:16

Eh bien, oui, Lecteurs Chéris, tel monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, je parle allemand....et je ne l'ignore plus !

Bon, pas du hochdeutsch (cela s'écrit-il ainsi?), je parle en réalité ma belle langue française... mais avec des mots venus des terres teutonnes...et cela, je viens à peine de l'apprendre.

Une crise d'étymologie, et hop ! je connais à présent l'origine de certains termes que j'emploie pour parler de mes petits loulous, mes Zaffreux, mes pré-ados aussi pénibles qu'attachants.

 

Espèces de chenapans... ça sonne français, ça, pourtant ? Eh bien que nenni ! recherches faites, cela viendrait de Schnapphahn « voleur de grand chemin » (dep. 1494); composé d'une forme du verbe schnappen « attraper » et de Hahn au sens propre  « coq » (allusion au vagabond faisant main basse sur la volaille du paysan). Des voleurs de poules, quoi !

Et c'est un mot que les soldats français ont piqué à leurs adversaires (comme butin de guerre?). un ancien texte nous explique : "On appelle ainsi dans les Armées d'Allemagne, du côté de la Lorraine, des Payïsans retiréz dans les bois, lesquels volent les passans".

Voici que je cause comme la soldatesque, vindieu !

 

Et quand je les traite de loustics.... je continue dans la même veine, figurez-vous !

Pour les germanophones, c'est facile à reconnaître : il y a peu entre "loustic" et "lustig" qui signifie joyeux. Mais par quel chemin ce mot sympathique est-il arrivé jusqu'à nous ? Eh bien, une fois encore, par l'armée !

D'après le CNRTL : 1759 loustig «bouffon attaché aux régiments suisses» (...) introduit en France par les régiments suisses de l'ancienne monarchie française, où le loustic désignait le bouffon du régiment chargé de distraire et d'égayer les soldats menacés du mal du pays.

J'apprends avec bonheur qu'on disait aussi "bouffon de caserne".... celui-là me botte, Herr General !

 

Et voilà, comme je vous le disais, j'ai appris aujourd'hui que le vocabulaire militaire franchissait allègrement les colonnes ennemies, comme quoi, les mots, eux, ne connaissent  finalement pas de frontières...

Trinquons en leur honneur !

Trinquer...comme trinken*** ?

Eh oui, encore un truc que les soldats partagent !

 

*** "boire", de l'autre côté du Rhin !

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commentaires

Angel3! 11/12/2011 20:54


mdr !


j'avais une autre "expression" mais elle n'est pas "publiable" ..je crois ....


donc je n'ai qu'un mot ....moi aussi j'adore l'allemand ....


danke..danke...