Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 10:47

C 'était hier soir, l'heure longue où l'on frôle le sommeil sans pouvoir l'atteindre, l'âme chargée de bagages lourds et encombrants que l'on ne sait où poser.

S'entremêlent souvenirs et projets, paroles entendues et mots à faire naître encore, bilans et désirs, images imprimées inconsciemment, tels des rêves en devenir, craintes et espoirs, lectures anciennes qui ressurgissent et se font écho les unes les autres, se coupent, de superposent, dansent ensemble et créent des histoires nouvelles que l'on découvre tout en les connaissant... Votre Gazettière, dans cette hallucinante traversée nocturne d'un musée de curiosités aussi réelles qu'imaginaires, cheminait aux côtés du Petit Prince, celui qui aimait sa rose parce qu'il s'était occupé d'elle, même s'il découvrait qu'elle n'était pas unique. Le renard était là, qui avait accepté de se laisser apprivoiser, sachant dès le départ sa souffrance lorsque le Petit prince le quitterait. "Mais si tu sais que tu auras mal..."... " Oui, mais j'y gagne."... "Tu y gagnes?"..."J'y gagne à cause de la couleur des blés." Couleur des blés et des cheveux du Petit Prince... Celui-ci, forcément en partance, être frêle mais si résolu, ceux-là, sans cesse en été revenant, rappelant aux yeux du renard qu'il avait un ami.

 

Comme une ombre passa, et c'était Jonathan le Goéland. (Je vous ai averti, c'était l'heure des rêves éveillés, où l'on passe d'un monde à l'autre...)

Ces deux-là devaient évidemment se rencontrer!

Mon petit Prince fut sur une petite planète toute de mer, avec un seul rocher. Assis calmement, il parla au goéland.


 

 

Dialogue imaginaire entre le Petit Prince et Jonathan Livingston le Goëland:

("extraits des oeuvres originales" ...et inventions onirico-gazettières!)

 

Le Petit Prince : Des heures que je regarde, et pas un seul autre rocher pour aller m'asseoir ailleurs!

Jonathan le Goéland :"Ne te fie pas à tes yeux. Tout ce qu'ils te montrent, ce sont des limites, les tiennes ".

Le petit prince : Il faut sans doute aller au-delà de ce que nos yeux voient, c'est vrai... Et de toute façon " On ne voit bien qu'avec le coeur ".

Jonathan le Goéland : Rappelle-toi toujours que "Nous sommes libres d'aller où bon nous semble et d'être ce que nous sommes "

Le Petit prince : Mais "droit devant soi, on ne peut aller bien loin " ...

Jonathan : Alors… Monte ! «  Le goéland qui voit le plus loin vole le plus haut(…) Regarde avec ton esprit, découvre tes convictions et tu trouveras la voie de l'envol."

Le Petit prince : Je sais que je dois traverser toute cette eau pour trouver le sable…

Jonathan : Crois-y ! « Ça marche toujours lorsqu’on sait ce qu’on fait.»

Le Petit prince : … aller au désert…

Jonathan : … si tu espères le désert...

Le petit Prince : Il est si nécessaire ! Et tellement beau...

Jonathan : Si beau que ça, vraiment? Je l’ai vu de haut : il est vaste, il est libre, il est séduisant, mais je ne sais s’il est beau…

Le petit prince : " Ce qui embellit le désert, c'est qu'il cache un puits quelque part ". C’est une bonne raison d’aimer le désert, non ? C’est une bonne raison  de vouloir s’y rendre.

Jonathan : Alors fonce, petit prince ! Tu sais ce qu’on dit ? «Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir.»

Le Petit Prince : C’est exactement ce que je fais, de planète en planète, de mot en mot, d’aquarelle en aquarelle, de rencontre en rencontre…

Jonathan : «Nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres ! » Monte sur mon aile, Petit Prince, et emmène-moi au désert !

Le Petit Prince : Je te préviens, Goéland… Le désert n’est pas le paradis !

Jonathan : Oh je sais Petit Prince ! «Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c’est simplement d’être soi-même parfait.»

  • Petit Prince : Et pourtant, " Rien n'est parfait "…

Jonathan : Pas maintenant, Petit prince, pas encore...

Le paradis, on n'y entre pas, on le devient.

 

 Merci à Messieurs Bach et St Ex pour leur courage d'aviateurs, leur génie d'écrivains et la sagesse de leur pensée.

Partager cet article
Repost0

commentaires

A
qu'est ce qu'ils sont biens tes rêves ....!!!! et ils font rêver les autres ....
 
Répondre
Z
Ah mon petit Angel...!mes rêves en font rêver certains, et d'autres pas!Coelho dit qu'il faut croire en ses rêves.... le prochain article sera à ce sujet!