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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 10:38

La Météo a ouvert son agenda : oh ! un rendez-vous, pris depuis longtemps!

Et soudain...

Après-midi d’été.

Soleil de plomb.

Traverser une vaste place ou une cour de collège sans ombre, est un supplice qu’on évite. Des images de sud envahissent la tête. Des images d’Espagne ou de Portugal, tandis que la peau brûle sous la morsure d’un soleil soudain trop libre et trop vif. Trop longtemps gardé prisonnier, il ne sait plus comment rattraper ces semaines perdues. Il darde ses rayons sans compromis. Du feu.

Une rue de… Séville ? Rien ne bouge à cette heure. A peine un frémissement des jalousies aux fenêtres. Un brin d’air ? Ou une main et des yeux curieux, dans l’ombre et le silence qui règnent derrière ?

Jalousies. Un mot délicieux, tellement plus frissonnant que volet,  rideau ou store. Persiennes, c’est joli aussi.
Mais jalousie, c’est plus troublant, parce que c’est équivoque. C’est donc un mot double, un mot bilobé, un mot bicéphale ou bifide. Rien de simple, rien de banal. Un mot-serrure. A déverrouiller pour passer.

Quelle jalousie derrière la jalousie ?

Il mérite, puisque c’est un mot-portail, un mot qui ouvre et encourage à la promenade, à la découverte, un mot qui appelle à cheminer, il mérite, vraiment,  qu’on aille regarder de plus près son squelette.

Radiographie de la jalousie.

Il vient du latin zelosus, lui-même né du zelos grec.

Zelos : ferveur, ardeur, désir intense.

Notre jalousie serait ainsi l’enfant d’un zèle excessif, qui transformerait le désir intense en  attachement vif et inquiet, voire en désir de possession exclusive…

Par quelle triste opération du cœur, une ferveur louable, positive, dynamique, une ardeur de sentiment, peut-elle s’aigrir et devenir sombre, perdre sa lumière vivante pour basculer dans le doute, la douleur et la crainte de la dépossession ?

On a bien là le fameux « côté obscur de la Force » redouté par la dynastie des Skywalker…

 Est-ce, dès lors, pour ces raisons de vision partielle, rigidement orientée, de lumière occultée et d’enfermement sépulcral, que l’on a nommé jalousies ces légers contrevents lamellés ?

Si un lecteur a la réponse, je la publierai avec plaisir...


 


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