Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 09:40
En toute honnêteté, lecteurs adorés, cela fait assez longtemps que votre gazetière, un peu noyée sous son courrier, avait laissé tomber l''édifiante et quotidienne lecture de l'évangile quotidien.
Ben oui : mea culpa.
Mais ce matin, la Grâce ne m'a pas abandonnée, et c'est avec une joie véritable que j'ai découvert le texte du jour.

Les réfractaires à la religion qui auraient lu l'article jusqu'ici, malgré le sujet, peuvent arrêter de suite !!!

Quant aux autres, partageons...

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,19-23.

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. La lampe du corps, c'est l'oeil. Donc, si ton oeil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton oeil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Et le commentaire du jour sera celui, très moderne, m'est avis, de  Saint Vincent de Paul (1581-1660).

Conférence sur l'indifférence, 16 mai 1659



      Où est le coeur aimant ? Dans la chose qu'il aime -- par conséquent, là où est notre amour, là où notre coeur est captif. Il ne peut en sortir, il ne peut s'élever plus haut, il ne peut aller ni à droite, ni à gauche ; le voilà arrêté. Là où est le trésor de l'avare, là est son coeur ; et là où est notre coeur, là est notre trésor.

      Eh quoi ! un rien, une imagination, une parole sèche qu'on nous a dite, un manque d'accueil gracieux, un petit refus, la pensée seule qu'on ne fait pas grand compte de nous -- tout cela nous blesse et nous indispose au point qu'on n'en peut guérir ! L'amour propre nous attache à ces blessures imaginaires, on ne saurait s'en tirer, on est toujours là-dedans, et pourquoi ? C'est que l'on est captif de cette passion. Qu'y a-t-il qui nous captive ? Sommes-nous en « la liberté des enfants de Dieu » ? (Rm 8,21) Ou sommes-nous liés aux biens, aux aises, aux honneurs ? (...)


Voilà, chers lecteurs.
Je n'en publie pas plus, car je trouve qu'il y a, dans ces paroles, une sagesse lumineuse qui ne necessite pas de grands développements supplémentaires.
Sachons placer notre amour, si précieux, exactement là où le mérite. Là où on le mérite.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Angel3! 21/06/2008 00:26

que Dieu nous guide pour diriger au mieux notre amour .....