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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 10:54
Pour le dernier conseil de classe de notre chef retraitant, une petite troupe de ses groupies organise (en secret) une arrivée en fanfare. Donc, ces temps-ci, entre midi et deux, ça répète avec ardeur dans la salle de musique du collège. Votre gazetière, pas peu fière, a la charge du tambourin grave et ouvre le défilé, suivie d'une prof d'espagnol au petit tambourin, d'une autre aux cymbalettes, puis viennent des maracas, des "oeufs", des claves etc... Que des percussions, pour un rythme plutôt brasileiro. Mais ne rigolez pas : on travaille pour de vrai, avec des partitions, hein ! D'après la prof de musique, très vieille France en extérieur mais jeune en-dedans, les élèves sont bien plus sages que nous...

Tout ceci nous rappelle que la musique est indispensable pour "porter" les foules...

En bulletinant la revue "Armées d'aujourd'hui" (oui, je lis tous les périodiques du CDI, y compris Armées, qui nous parle ce mois-ci de l'importance dramatique de l'examen des yeux du pilote, qui déterminera toute une vie, mais également du 13e régiment de Dragons parachutistes où les hommes sont de véritables caméléons qui se camouflent partout et du sous-marin nucléaire de nouvelle génération : des sujets variés dont je ne rate pas une miette!), en bulletinant, donc (j'adore ce terme!!!), je me régale d'un article sur la musique militaire.

La musique, dont on nous dit qu'elle adoucit les mœurs.
Sans doute.  Et pourtant, elle a toujours accompagné le soldat au combat.
Dès l'âge de bronze, les percussions et les ancêtres de nos actuels instruments à vent, donnaient le signal de l'assaut et servaient également à effrayer l'ennemi. Les belligérants en rajoutaient, frappant sur leur bouclier avec fracas et poussant de terrifiants cris de guerre.
Chez les Grecs du 5e siècle avant JC, la musique rythme le pas des soldats et maintient la discipline au combat : on suit la cadence. On la suit tellement bien que la musique va désormais servir à donner des ordres. On code les différentes séquences, et les combattants savent quoi faire.
Après les croisades, les instruments orientaux reviennent avec les Croisés, notamment le tambour. Cet instrument purement rythmique, souvent doublé d'un fifre, va détrôner la cornemuse qui prévalait jusque là chez les fantassins, notamment chez les terribles Highlanders, tandis que la trompette tient le grand rôle dans la cavalerie.
Indispensable musique qui impressionne l'ennemi, fait marcher les hommes ensemble, capte leur attention et et les rend moins sensibles aux cris et aux bruit des armes !
Si ça ne s'appelle pas une "instrumentalisation" des instruments, je ne sais pas ce que c'est !

Heureusement, dans nos vies (même si elles sont un combat), nous, privilégiés qui nous levons et nous couchons loin des champs de bataille, la musique est joliment présente, dans nos oreilles ou juste dans nos têtes, nous faisant danser, même dans la rue ou les couloirs de nos lieux de travail, et chanter à toute heure, gaiement, sur notre vélo, sous notre douche, dans notre lit ou dans notre voiture...

Viva Musica !




(Source : Petite histoire des sons et des armes, in "Armées d'aujourd'hui", et le beau tableau de Manet)

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commentaires

en direct de XGVILLE 13/06/2008 17:08

Yayoi Kusama?, armées d'aujourd'hui?  !!!Décidement cette gazette n'aura pas fini de nous étonner par cette soudaine conversion au néo-xgérianisme !un habitant de XGVILLE