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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 09:21
On en parle, on ne parle que de ça : baisse du pouvoir d'achat, hausse des tarifs des matières premières.... Le blé augmente, la baguette grimpe, les pâtes  aussi...
Et les nourritures plus spirituelles, alors ????
ben tiens, même combat !

Lu dans la Dépêche :

Les carmélites de Bourges haussent les prix de l'hostie

 

Les carmélites installées depuis 1617 à Bourges ont été « contraintes » d'augmenter d'environ 20 % le prix des hosties qu'elles fabriquent et vendent afin de « faire face aux diverses augmentations » et « pouvoir rentrer dans leur frais ».

 

« N'ayant pas voulu reporter sur le prix de vente les diverses augmentations subies depuis 2002, constatant que désormais nous ne rentrions plus dans nos frais, nous sommes contraintes de porter la vente des hosties aux tarifs suivants… Merci de votre compréhension », indiquent les carmélites dans la Vie catholique du Berry. La boîte de cent petites hosties dorées coûte 1,75 euro, celle de cent petites blanches 1,50 euro tandis que celle de cent grandes revient à 6,50 euros. « Les hosties ne sont pas parmi les dépenses les plus importantes », a relativisé le curé de la paroisse du Sacré-cœur, à Bourges, qui distribue un millier d'hosties par mois. « On continuera de les acheter aux Carmélites ».

Publié le 03 octobre 2007 à 08h15 (pas d'auteur identifié)

et aussi :

Lourdes. Le prix de l'hostie grimpe avec l'inflation

Qu'en est-il à Lourdes où affluent, chaque année, 6 millions de pèlerins, où sont consommées annuellement 2. 700.000 hosties ? Ces chiffres ne sont pas surprenants dans une cité mariale où près de 50 messes sont célébrées quotidiennement en haute saison. Mais il n'y aurait pas eu de variation de prix depuis de nombreux mois. Ils sont, en effet, fixés à travers des négociations dans lesquelles la quantité entre en ligne de compte. Deux maisons approvisionnent les sanctuaires, nous dit-on, sans pour autant révéler le montant de ce budget.

 
augmentation en janvier
 

Toutefois, les structures de dimensions plus modestes seront contraintes de majorer leurs tarifs. Pour sœur Marie-Cécile, économe au couvent de la Visitation à Lourdes, force est de constater que le prix de la farine a sérieusement grimpé. « On va sans doute augmenter le prix des hosties en janvier », prédit celle qui tient les cordons de la bourse dans une communauté vivant essentiellement de la fabrication du pain consacré. Qui s'efforce de joindre les deux bouts en cultivant son potager. Elle évoque avec émotion « l'année où le Saint-Père est venu ». Et se souvient : « C'était formidable, on en a fabriqué plus de 2 millions. » Depuis ce temps béni, la production a chuté : « Nos sœurs font comme elles peuvent, nous n'en faisons pas assez pour fournir la grotte. » Le volume des ventes se réduit donc à « des quantités de diocèse ». Elle explique que malgré la modernité des machines, la fabrication prend beaucoup de temps et nécessite de nombreuses opérations. Car cette nourriture spirituelle est aussi fine que fragile. La cuisson des hosties est délicate et elles peuvent facilement se briser. D'où la nécessité de les conserver dans un caveau humide.

 

À Tarbes, ce sont les sœurs de Nevers de la maison Saint-Paul qui les commercialisent. Elles vont les chercher au monastère de la Visitation où elles sont conditionnées sous plastique par lot de 500 ou 1000.

 

Pour un millier d'hosties, compter 11, 30€. Il y a quelques mois, elles étaient à 10,68€, indique sœur Marie-Claire qui explique que les prêtres, le plus souvent, viennent les chercher. « Tout ceci n'est rien du tout », considère le curé d'une paroisse tarbaise par rapport à l'augmentation annoncée. Il ajoute : « On n'est pas aux abois, on a des préoccupations qui sont d'un autre ordre. » Au sein de l'Église, la spiritualité prend vite le pas sur les aléas de la flambée du blé. « C'est une grâce de faire des hosties », considère, pour sa part, sœur Marie-Cécile qui a foi en sa mission, la fabrication du pain d'autel. Une activité qui ne peut, cependant, plus ignorer l'inflation.

Publié le 08 octobre 2007 à 10h05 | Auteur : Josiane Battoue.

Deux ou trois remarques de la Gazette :

- l'hostie dorée est plus chère que la blanche : la prochaine fois, à la l'autel, regardez la couleur de la vôtre, et vous aurez une idée de la classe de votre paroisse : luxe ou éco.
 - les hosties, c'est comme le reste : plus le conditionnement est important, moins c'est cher, si mes calculs sont bons, non?
- bon, ouf, les augmentations restent limitées, chacun y met du sien, on pourra contnuer à communier le dimanche sans gréver le budget des paroisses, je pense...
Alleluia !

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commentaires

l'androïde 12/01/2008 16:56

D'où l'expression québécoise : "La vie est chère en ostie !".

Zigobelle 12/01/2008 17:10

Cher Androïde, quant à l'utilisation que lesdits québécois font des hosties, je prolonge immédiatement la discussion dans le prochain article!

Hannah 12/01/2008 14:31

Intéressant cet article, ça m'a fait marrer ? Mais comment sont les hosties dorées ? Recouvertes de feuilles d'or ou juste bien cuites ?

Angel 2 12/01/2008 10:26

Ils devraient faire la quête après la communion. On saurait si il faut être généreux pour espérer avoir des hosties dorées une prochaine fois.

Zigobelle 12/01/2008 20:40

Bouleverser la liturgie ??? Angel 2 à l'origine de Vatican 3 ????